Pavillon de femmes

Fiche identité

  • Titre du livre : Pavillon de femmes
  • Auteur : Pearl Buck
  • Nombre de pages : 440
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1946

Résumé

Cette histoire se déroule en Chine. Mme Wu, le jour de ses quarante ans, décide de cesser tout rapport sexuel avec son mari. Pour compenser cette situation, elle lui choisit une concubine. Mais les relations familiales ne sont pas aussi simples qu’elle l’imagine en introduisant une étrangère à la maison. 

Avis    

Cette histoire raconte la vie des femmes dans la Chine antique. Après leur mariage, les femmes sont enfermées dans le domaine familial, sous l’autorité de leur belle-famille. Dans la famille Wu, c’est Mme Wu qui prend toutes les décisions : la concubine pour son époux, les femmes pour ses fils, l’éducation de ses enfants, la gestion administrative de la maison et du domaine agricole, les fleurs qui seront plantées dans le jardin. Tout passe par elle, et elle dirige la maison d’une main de fer. Sa volonté est la loi, et personne n’ose s’y opposer ouvertement. La vie est un long fleuve tranquille pour elle, jusqu’à ce qu’elle rencontre le père André, un religieux. Ce dernier, par son caractère généreux, doux et tolérant, va modifier peu à peu son comportement.
Ce livre est très bien construit, car le personnage principal est parfaitement bien travaillé. On découvre ses émotions et tous les sentiments qui l’animent. Dans un monde où les femmes n’avaient aucune place, Mme Wu a su s’imposer  avec intelligence en profitant de la faiblesse de caractère de son mari. On découvre la condition de vie des femmes de l’époque qui, j’imagine, en majorité, n’ont pas eu la chance de Mme Wu. Que se passe-t-il si l’on est soumise à un mari violent, une belle-famille cruelle et agressive, ou pire, si l’on n’enfante que des filles ?
L’auteur décrit les traditions chinoises : les pieds bandés pour les petites filles, les mariages arrangés entre familles, l’importance d’avoir des fils pour une femme, le poids de la famille dans la vie quotidienne, le rôle attribué à chacun dans le microcosme familial.
Il y a beaucoup de passages qui font réfléchir dans ce livre sur l’amour, les relations dans un couple, le but de la vie. Ce passage m’a frappé, parce qu’il m’a permis de saisir une situation personnelle difficile que je vis actuellement :  » Élever une âme au-dessus de son niveau naturel est un acte dangereux. Les âmes, comme les eaux, ont leur lit naturel, et les forcer à le dépasser, c’est un acte contre nature et par conséquent dangereux. Car, lorsque l’âme se voit faire violence, elle cherche à reprendre son propre niveau et elle se disloque, tiraillée entre les niveaux supérieur et inférieur ; cela aussi est dangereux. La véritable sagesse est de peser et de jauger une âme et de la laisser vivre là où elle a sa propre place. »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La mère – Vent d’Est, vent d’Ouest

Le poète

Fiche identité

  • Titre du livre : Le poète
  • Auteur : Michael Connelly
  • Nombre de pages : 541
  • Édition : Seuil
  • Année de publication : 1996

Résumé

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans son véhicule de service. L’enquête conclue à un suicide, car il était chargé d’une affaire abominable qui n’avançait pas. Lorsqu’il apprend le suicide de son frère, Jack, qui est journaliste, refuse d’y croire. Il va mener sa propre enquête et découvrir d’autres cas de policiers poussés au suicide par des meurtres non résolus. Leur point commun : un extrait de poème d’Edgar Poe retrouvé à côté de leur corps. 

Avis    

Cela fait plusieurs années que je n’ai pas lu une enquête de cet auteur. C’est grâce à un post élogieux sur un réseau social célèbre que j’ai décidé de lire cet ouvrage. Je remercie cette personne qui m’a entraîné dans les méandres de cette enquête journalistique, puis policière des plus palpitantes. On ne s’ennuie pas une seconde dans cet ouvrage. Un détail anodin va éveiller les soupçons de Jack McEvoy, qui refuse d’admettre le suicide de Sean, son frère policier. De fil en aiguille, il va remonter une piste ténue qui s’avère être la partie immergée de l’iceberg. Le puzzle se met en place, petit à petit, avec plusieurs personnages qui viennent s’ajouter au fur et à mesure des découvertes macabres. Les rebondissements se multiplient, les actions sont rapides, rythmées et avec une tension qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Pour ma part, j’étais pris dans le jeu. J’ai suivi Jack McEvoy avec délice, j’étais dans la peau d’un agent du FBI en train de traquer le meurtrier à travers les Etats-Unis.
Le style d’écriture est simple, agréable mais très fluide. Le lecteur ne s’ennuie pas une seconde, au contraire, il est tenu
 en haleine à chaque page. J’ai eu du mal à revenir dans la réalité, car je n’avais qu’une envie : connaître la suite ! C’est une belle découverte que j’ai envie de renouveler fortement ! Bref, un excellent thriller à découvrir ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La blonde en béton – Les égouts de Los Angeles