Prince de sang

Fiche identité

  • Titre du livre : Prince de sang (Tome 1 de l’Entre-deux guerres)
  • Auteur : Raymond Feist
  • Nombre de pages : 540
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1989

Résumé

Vingt ans se sont écoulés depuis les épisodes de la Guerre de la faille. Le royaume de Krondor vit dans la prospérité et dans la paix. Pour préparer ses deux enfants aux charges qui incombent aux souverains, le prince Arutha les envoie en mission diplomatique dans l’empire de Kesh.

Avis    

Après les trois tomes de la guerre de la faille, suivi de La trilogie de l’Empire, nous retournons de nouveau dans le royaume de Krondor. Ce tome m’a beaucoup déçu, car j’ai trouvé l’intrigue vraiment minimaliste. En résumé, deux jeunes princes se retrouvent mêlés à une succession d’aventures et d’intrigues dans l’empire de Kesh. L’auteur écarte petit à petit ceux qui jouaient un rôle prépondérant dans la Guerre de la faille pour introduire de nouveaux personnages principaux : Borric et Erland, les deux fils du prince Arutha. Malheureusement, ces derniers sont très prévisibles, plats, sans réel charisme. Ce sont plutôt deux adolescents turbulents, foufous et insolents qui doivent apprendre, parfois malgré eux, les responsabilités futures qui leur incombent. Heureusement, les personnages secondaires sont nettement plus sympathiques et arrivent à relever le niveau sinon j’aurai mis une note plus basse. On devine aisément ce qui va se passer et il n’y a pas de surprise particulière dans le récit.
Ce livre est aussi l’occasion de découvrir l’empire de Kesh, plusieurs fois mentionné dans les autres livres. Cet empire est très fortement inspiré d’un univers oriental et exotique, des Mille et une nuits en quelque sorte.
Le succès de Feist s’explique sûrement par le fait qu’il arrive à créer un univers fantasy peu éloigné de la réalité et à utiliser des ingrédients qui ont déjà fait leurs preuves et à y distiller un brin de combats, de complots et d’humour.
Le style d’écriture est simple et le livre se lit relativement vite. Mais il n’a pas la saveur des premiers romans de Feist. C’est juste un ersatz de ces principaux chefs-d’œuvre ! Dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La trilogie de l’Empire (Tome 1 à 3)Le boucanier du roiMagicienSilverthorn – Ténèbres sur Séthanon

Les quatre filles du docteur March

Fiche identité

  • Titre du livre : Les quatre filles du docteur March
  • Auteur : Louisa May Alcott
  • Nombre de pages : 320
  • Édition : Hachette Loisirs
  • Année de publication : 1868

Résumé

L’histoire se déroule aux Etats-Unis, lors de la guerre de Sécession. Meg, Jo, Beth et Amy sont quatre sœurs issues d’une famille de la classe moyenne. Leur père étant parti à la guerre, elles vivent seules avec leur mère et leur domestique Hannah.

Avis    

Ce livre fait partie de ceux qui ont bercé mon enfance et que j’ai lu plusieurs fois. Je l’ai relu, car en ce moment, je ressens le besoin de faire des lectures basiques et simples en attendant de trouver LE livre qui me donnera un vrai de cœur. En tout cas, j’en ressors enchantée et ravie, mais avec un regard plus critique.
Cette histoire relate la vie quotidienne d’une famille exclusivement féminine puisque le père est parti en guerre. La mère, Mme March, essaie d’élever seule ses quatre filles Meg, Jo, Beth et Amy. Chaque chapitre relate soit un événement qui s’est déroulé dans la famille, soit une situation où une des sœurs a été mise à l’épreuve par rapport à un trait de caractère précis. On assistera aux jeux quotidiens, aux disputes, au malheur qui frappe durement, aux leçons que la vie donne et qui façonneront le caractère de chacune des quatre filles. Elles sont tous très attachantes, mais j’ai une légère préférence pour Jo avec son caractère de garçon manqué.
Ce livre est aussi un brin moralisateur puisqu’il véhicule et tente d’inculquer certaines valeurs aux jeunes lecteurs : le goût du travail, l’humilité, la patience, l’obéissance, la bonté, l’amour pour autrui et aussi une morale religieuse. L’auteur met également l’accent sur l’image que devrait avoir une jeune fille de l’époque : être douce, patiente et tendre ; savoir entretenir correctement une maison (travaux ménagers, cuisine, couture…) en plus d’avoir des talents artistiques (musique, écriture, dessin, chant…. ). Je pense qu’il ne faut pas trop se formaliser avec cet aspect puisqu’il s’agit de tenir compte de l’époque à laquelle le livre a été écrit, c’est-à -dire vers le XIXème siècle.
Le style d’écriture est agréable, avec beaucoup de dialogues. Il se lit bien malgré le style un peu vieillot par moments, par exemple le vouvoiement entre les personnages, même dans la famille.
Je vous le recommande vivement !