La marche de Radetzky

Fiche identité

  • Titre du livre : La marche de Radetzky
  • Auteur : Joseph Roth
  • Nombre de pages : 397
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1932

Résumé

A la bataille de Solférino, le sous-lieutenant Trotta sauve la vie de l’empereur François-Joseph. Pour le récompenser de cet acte de bravoure, l’empereur lui donnera le statut de baron von Trotta et Sipolje. Ce changement brusque de statut social affectera profondément cet homme, issu d’une souche paysanne slovène. Les deux prochaines générations seront également marquées, notamment son petit-fils Charles-Joseph.

Avis    

Pour ne pas rester sur ma déception avec le roman de Robert Musil (cf. Les désarrois de l’élève Törless), j’ai choisi de continuer dans la veine autrichienne et de lire ce roman de Joseph Roth. À la fin de ce livre, je crois que je peux conclure que ce type de classique n’est définitivement pas ma tasse de thé.
L’histoire se déroule dans l’empire austro-hongrois, de la fin du XIXème siècle jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. La plus grande partie du livre est centrée sur la vie de Charles-Joseph, petit-fils du héros de Solférino, soldat dans l’armée. L’ambiance, morose et austère, tourne essentiellement autour de la vie de garnison.
Charles-Joseph, le personnage principal, est totalement insipide et mou. Il rêve de gloire, mais est incapable de prendre la moindre décision ; il se laisse ballotter par sa vie de soldat et plonge dans certains vices, presque par manque de volonté plutôt que par son propre choix. Il reproche au destin de l’empêcher d’accomplir quelque chose de grandiose, mais dans sa vie quotidienne, il ne fait pas grand-chose à part se conformer aux comportements de ses camarades. À mes yeux, il n’est pas du tout attachant et j’ai eu beaucoup de difficultés durant la lecture à m’intéresser un tant soit peu à sa vie.
Il y a deux points saillants que j’ai notés dans ce livre. Premièrement, les relations entre les différents protagonistes sont très froides notamment celui du préfet et de son fils : ils ont énormément de mal à communiquer, à exprimer leurs émotions, et même à dialoguer. Leurs liens se limitent à des lettres formelles et à des dialogues monosyllabiques. Deuxièmement, on note aussi l’absence de figure féminine dans le livre : elles ne jouent aucun rôle, si ce n’est brièvement Mme von Taussig (et encore !).
Le style d’écriture est froid et précis, sans aucun sentiment ou émotion. Une fois de plus, j’ai eu du mal à apprécier le livre à sa juste valeur, car le ton m’a paru austère, triste et très monotone. On se sent un peu oppressé en le lisant et pour ma part, je n’ai eu qu’une seule envie : arriver à la dernière page et oublier cette histoire. Dommage !

Inferno

Fiche identité

  • Titre du livre : Inferno
  • Auteur : Dan Brown
  • Nombre de pages : 564
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication : 2013

Résumé

Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, est de nouveau mêlé malgré lui à une enquête trépidante où l’oeuvre de Dante, la Divine comédie, sera le fil pour retrouver un danger qui menace la planète.

Avis          

Face à la très forte médiatisation sur le dernier livre de Dan Brown, j’ai succombé à la tentation et peu de temps après sa sortie officielle, me voici en train de le lire.
J’étais très enthousiaste au début, mais finalement, je garde un avis mitigé où les points négatifs se sont accumulés au fur et à mesure des pages.
Mon premier reproche serait le contenu : on a souvent l’impression de lire plus un guide du Routard qu’un roman tellement il est truffé de descriptions banales sur des bâtiments célèbres de certaines villes. Sa façon de faire le professeur et d’expliquer – on pourrait presque dire vulgariser – certaines notions m’a agacé, comme si nous étions des ignares. En plus, ce système crée des longueurs dans le livre et noie l’intrigue sous une abondance de détails, de références et de chiffres où les sources sont souvent obscures. À prendre avec des pincettes du coup !
Et puis, je me suis sentie mal à l’aise face à cette « publicité » disséminée (intentionnellement ?) dans le livre : quelle est l’utilité de mentionner autant de fois le moteur de recherche Google ? Ou faire l’éloge d’une application iPhone? Ou encore d’écrire « dans son vol Alitalia… » ? Ces références systématiques a des marques connues polluent énormément la lecture ! Si on commence à avoir de la publicité dans les romans contemporains, ce sera un havre de paix en moins et pour ma part, un retour immédiat et définitif vers les classiques.
Le schéma du livre ne diffère pas de ses précédents best-sellers et on a une sensation de déjà-vu : Robert Langdon entraîné dans une course contre la montre, une jeune et talentueuse demoiselle à ses côtés, plusieurs individus à ses trousses mais, il en réchappe toujours in extremis grâce à ses connaissances culturelles. Bref, rien de très nouveau sous le soleil ! Quoiqu’il en soit, les intrigues se chevauchent et les retournements de situation sont multiples mais, un peu prévisibles pour un lecteur aguerri. 
Le style d’écriture est léger, facile et une fois qu’on laisse de côté les points négatifs, l’histoire reste prenante. Ce n’est pas un livre spectaculaire qui marquera le monde mais, plutôt une lecture détente à l’approche de l’été !

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