Le vicomte de Bragelonne

Fiche identité

  • Titre du livre : Le vicomte de Bragelonne
  • Auteur : Alexandre Dumas
  • Nombre de pages : 2 640
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1847

Résumé

Plusieurs années se sont écoulées depuis les événements dans Vingt ans après. Mazarin se meurt et Louis XIV accède enfin au pouvoir monarchique. Nos quatre amis Athos, Aramis, Porthos et d’Artagnan sont pris dans l’engrenage des intrigues politiques.

Avis    

Certains projets mettent du temps à se réaliser, comme celui-ci : cinq ans après la lecture de Vingt ans après, je suis contente de vous présenter ce dernier tome qui réunit nos amis d’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis.
Dans celui-ci, nous suivons les intrigues politiques autour du règne du roi Louis XIV. Ce livre, qui comprend un nombre conséquent de pages, m’a paru laborieux à certains moments. Si on souhaite le résumer de manière très succincte, je dirai qu’il est divisé en trois grandes parties : la restauration du roi Charles II sur le trône d’Angleterre en parallèle avec le début de règne de Louis XIV, l’amour naissant entre le roi et Louise de la Vallière et la rivalité entre Fouquet et le roi, où se joue un complot qui vise à le détrôner.
Cette histoire m’a paru plus mélancolique et plus sombre que les deux premiers tomes : on dit adieu à la fraîcheur et à la spontanéité de la jeunesse des quatre mousquetaires pour se concentrer sur leur situation respective et leur ambition personnelle : Athos est retiré dans la campagne de Blois ; Porthos dans son domaine du Vallon ; Aramis, devenu évêque, est mêlé à des intrigues avec Fouquet le surintendant ; et d’Artagnan occupe fidèlement son poste de mousquetaire. Il y a moins d’aventures, moins de combats et moins de situations périlleuses ; nous sommes plus confrontés à l’hypocrisie des courtisans, aux joutes verbales pour asseoir son pouvoir auprès d’un aristocrate de haut rang et aux amourettes à la cour du roi. C’est intéressant de découvrir les mœurs de cette époque, mais parfois, je me suis demandée où mènent tous ces chapitres superflus.
Les personnages principaux restent attachants et drôles, mais je me suis sentie nostalgique devant ce délitement de l’amitié, devant ce temps qui passe et qui laisse ses grands hommes derrière, comme si leur sacrifice et leur abnégation d’antan n’avaient plus aucun sens désormais. Nos quatre amis sont rattrapés par la vieillesse ; ils sont moins enclins à partager leurs secrets et leurs ambitions et, puis, chacun a fait son propre choix de vie.
En tout cas pour tous les lecteurs qui ont aimé Les trois mousquetaires et Vingt ans après, ce livre reste un incontournable. C’est ici que l’on va les revoir une dernière fois et préparez vos mouchoirs, certains passages sont poignants ! Dumas m’a causé du chagrin, et quand j’y repense, un long soupir s’exhale de ma poitrine.
Le style d’écriture d’Alexandre Dumas reste toujours aussi somptueux, vif, sarcastique et fluide. Un vrai régal pour les yeux ! Un vrai plaisir pour les amateurs de classique !
Pour conclure, je reprendrai cette phrase de Dumas : « Athos, Porthos, au revoir ! Aramis, à jamais, adieu ! »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La dame de Monsoreau – La reine Margot – La tulipe noire – Le comte de Monte-CristoLes trois mousquetairesPaulineRobin des boisVingt ans après

Boomerang

Fiche identité

  • Titre du livre : Boomerang
  • Auteur : Tatiana de Rosnay
  • Nombre de pages : 384
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2009

Résumé

Pour l’anniversaire de sa sœur, Antoine lui réserve une surprise : ensemble, ils partent à Noirmoutier, lieu où ils passaient leurs vacances lorsqu’ils étaient enfants. Les souvenirs remontent, dont celle de leur mère, décédée il y a plusieurs années.

Avis          

On critique souvent mes choix de lectures, jugés élitistes. Pour casser cette image, j’essaie de lire de temps en temps de la littérature contemporaine française, mais la conclusion est accablante : ce genre ne m’attire pas et je suis d’accord avec certains critiques qui trouvent que les romans français sont nombrilistes et sans grande consistance.
Je me suis énervée plusieurs fois au cours de ma lecture à cause de l’abondance des marques citées. C’est une pollution visuelle, une vraie NUISANCE. Encore une fois, certains éditeurs et auteurs prennent leurs lecteurs pour des poires ! Avons-nous réellement besoin de savoir que le personnage fait ses courses à Mon***ix, met tel marque de vêtement ou conduit tel automobile ? Je pense qu’il y au moins une cinquantaine de marques citées, depuis le fabricant de meubles à la boîte de thon.
C’est une histoire de Parisiens, oui, je le répète, une histoire de bobos parisiens centrés sur eux-mêmes et qui traversent des crises dans leur vie : Antoine, divorcé et père de deux ados taciturnes et rebelles ; Mélanie célibataire à quarante ans et victime d’un grave accident de la route, une famille bourgeoise du XVIème arrondissement qui cache un lourd secret. D’ailleurs, parlons-en de ce fameux secret, qui pour ma part, ne m’a pas impressionné tant que ça. Au final, son impact est faible et le fait de le savoir ne change pratiquement pas l’existence des personnages principaux.
Ce récit m’a paru insipide, creux et plein de clichés et de stéréotypes. On se croirait dans un Harlequin version améliorée avec cette caricature d’une riche famille bourgeoise, ces histoires d’amour à deux francs et ce décès inopiné censé donner un semblant de sensibilité à l’intrigue.
Le style d’écriture est plat, avec des phrases courtes sans aucun charme.
Ma critique est très dure, mais à la hauteur de ma déception. A éviter !

Autre(s) livres de cet auteur commentés dans ce blog : Elle s’appelait Sarah