Rebecca

Fiche identité

  • Titre du livre: Rebecca
  • Auteur: Daphné du Maurier
  • Nombre de pages: 377
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1938

Résumé

La narratrice, une jeune demoiselle de compagnie de Mrs Van Hopper, rencontre Maximilien de Winter lors d’un séjour à Monte-Carlo. Après quelques semaines, ils décident de se marier et emménagent à Manderley, la demeure du mari.
Mais ce qu’elle pensait être un mariage idyllique tourne peu à peu au cauchemar car la présence de Rebecca, la femme défunte de Maxim, hante encore l’esprit des gens.

Avis    

J’ai entendu parler de cet ouvrage grâce à l’autobiographie de Nelson Mandela et c’est seulement après plusieurs mois que je me suis enfin décidée à le lire. En commençant le livre, on est plongé petit à petit dans une atmosphère lourde, pesante et qui devient de plus en plus inquiétante au fur et à mesure que l’histoire avance. On partage le point de vue de la jeune fille (dont on ne connaîtra pas le prénom).  Personnellement je ne l’ai pas trouvé attachante et plusieurs fois, elle m’a énormément agacée : trop naïve, trop candide, trop sotte ! Il y a des moments où son imagination débridée la faisait plus souffrir que la réalité et j’ai l’impression qu’elle se complaisait dans son malheur à se comparer à Rebecca, la défunte femme. Son mari ne l’aide pas non plus car il l’a traite comme une enfant et devient ombrageux, froid et distant depuis leur arrivée à Manderley.
Ce qui est original dans l’histoire c’est la manière dont l’auteur oppose cette jeune fille insignifiante à Rebecca, qui semble avoir toutes les qualités, et qui, de cette manière, arrive à mettre en avant toutes les interrogations d’une femme qui en remplace une autre.
Et puis, tout à coup, l’intrigue bascule et le mystère devient de plus en plus épais. D’une banale histoire d’amour, on tombe dans une intrigue policière dont la fin est surprenante.
Le style d’écriture est agréable et l’auteur arrive à rendre avec brio les émotions de chaque personnage, que ce soit notre héroïne, Maxime ou bien la cruelle Mrs Danvers. Elle nous offre aussi des descriptions magnifiques de la campagne anglaise et on sentirait presque le bruit des vagues à la fenêtre et l’odeur des azalées du jardin.
En quelques mots : un livre fascinant à lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’auberge de la Jamaïque –  Les oiseaux et autres nouvelles

L’assassin royal (Tome 1 à 6)

Fiche identité

  • Titre du livre: L’assassin royal  (Tome 1 à 6)
  • Auteur: Robin Hobb
  • Nombre de pages: 2 447
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 1995

Résumé

Le roi Subtil règne sur les Six-Duchés, un royaume tranquille situé au bord de la mer. Or il s’avère que son fils Chevalerie a un enfant illégitime, dont la simple existence va bouleverser l’équilibre du royaume. Fitz va être au coeur de diverses intrigues et sera l’outil de la royauté en devenant un assassin au service du roi.

Avis    

Après plusieurs semaines de lecture intense, et comme je l’avais promis récemment, je vous présente une partie de cette fantasy. Au début je pensais lire les treize tomes, et puis, j’ai appris qu’en réalité il se divisait en deux parties et que pour mieux comprendre la seconde partie, il valait mieux lire tout le cycle des Aventuriers de la mer. Bref, un long chemin m’attend encore !
Il y a beaucoup d’aspects qui m’ont plu dans cette saga, surtout le décor général et les personnages. On se retrouve dans une époque proche du Moyen-âge, dans un château où se noue plein d’intrigues et des villages attaqués par des pirates sanguinaires. La psychologie et les traits de caractère des personnages sont très bien travaillés, notamment Fitz qui est évidemment le personnage principal. Même si je ne l’ai pas trouvé spécialement attachant, je n’ai pas pu me retenir de sentir de la compassion pour lui et j’avais hâte de savoir ce qui se passerait ensuite.
Malheureusement, c’est là un des défauts du livre : l’auteur s’attarde énormément sur ses pensées et on a des pages et des pages de description sur ses hésitations, ses atermoiements ou bien ses remords. Mis à part l’intérêt commercial, je ne vois la raison d’être de certains tomes, qui sont dépourvus d’actions. Nous n’avons pas également tous les éléments qui caractérisent une fantasy : seule la magie est présente, et encore très faiblement à mon goût, et il n’y a pas  de créatures fantastiques ni de quêtes mythiques menées par le héros lui-même.
Malgré ces défauts, j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de Fitz, d’autant plus que l’auteur a un talent fou pour nous tenir en haleine jusqu’au bout grâce un style d’écriture très agréable et fluide.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’assassin royal (Tome 7 à 13) – Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)