Cacao

Fiche identité

  • Titre du livre : Cacao
  • Auteur : Jorge Amado
  • Nombre de pages : 153
  • Édition : Edition 84
  • Année de publication : 1933

Résumé

Le narrateur nous raconte la vie quotidienne d’un ouvrier dans une plantation de cacao au Brésil.

Avis    

Je ne connais pas encore très bien la littérature sud-américaine, mais un de mes projets pour l’année 2013 est de découvrir ses plus grands auteurs. J’ai commencé par ce court roman du célèbre Jorge Amado et je vous annonce que je suis conquise.
L’auteur nous plonge dans la vie du narrateur, fils d’un entrepreneur qui s’est fait dépouiller sa fortune par un oncle sans scrupules. Il devient ouvrier à l’usine puis part travailler dans une plantation de cacao appartenant à Mané-la-Peste, un riche propriétaire cruel, cupide et sans scrupules. C’est ainsi qu’il sera confronté à la misère des travailleurs, à leurs terribles conditions de vie qui s’apparentent presque à de l’esclavage ainsi qu’aux abus des propriétaires fonciers. 
La vie des femmes reste encore plus sordide : soit elles sont ouvrières et ont des conditions de travail aussi dures que celles des hommes ; soit elles sont prostituées, vendent leur corps et s’exposent au mépris et à la maladie ; soit elles subissent l’assiduité des propriétaires et de leurs fils, qui n’hésitent pas à profiter de leur position pour les violer. Mais heureusement, la solidarité et l’amitié viennent contrebalancer légèrement cette vie presque sans espoir. Parfois, mais très rarement, les rapports de force s’inversent, comme celui d’Honorio homme de main qui connaît des éléments compromettants sur le propriétaire et qui en profite pour maintenir son emploi et demander quelques avantages.
Ce roman a des accents de Germinal par la dénonciation du système d’exploitation des ouvriers. Mais il est aussi très proche aussi des raisins de la colère de John Steinbeck par l’utilisation du parler des travailleurs et par l’accent mis sur l’injustice et l’oppression des plus faibles. Le style d’écriture est très simple, sans détails superflus, mais émouvant et juste.
C’est un livre que je vous  conseille vivement !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Les deux morts de Quinquin-La-Flotte

Le masque de l’araignée

Fiche identité

  • Titre du livre : Le masque de l’araignée
  • Auteur : James Patterson
  • Nombre de pages : 379
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1993

Résumé

Depuis son enfance, Gary Soneji est persuadé qu’il deviendra célèbre. Il atteint son rêve lors du kidnapping de Michael Goldberg, fils d’un politicien, et Maggie Rose, fille d’une star de cinéma. Alex Cross, policier noir habitant dans le quartier pauvre de Washington, est chargé de mener l’enquête.

Avis    

Je m’apprêtais à lire le troisième tome de Harry Bosch quand l’idée m’est venu d’essayer James Patterson, auteur très connu dans l’univers du polar. Je ressors totalement déçue de ce thriller.
L’histoire promettait pourtant d’être intéressante : un kidnapping, des meurtres sordides dans les quartiers pauvres de Washington, un policier type Harry Bosch, un psychopathe… Mais le mélange est très mal passé.
J’impute cette note quasi-catastrophique au style d’écriture. Il est mou, insipide, avec des phrases courtes et hachées qui ne permettent pas une fluidité dans la lecture. Des longueurs, alors là, il y en avait légion ! Le début est, selon moi, tout simplement inutile. Pourquoi avoir développé autant sur le kidnapping de l’enfant de Charles Lindbergh ? Certes, l’auteur voulait nous partager la psychologie de Gary, psychopathe, mythomane et schizophrène, mais c’est une longueur superflue.
Alex Cross manque aussi de charisme. L’utilisation de la première personne aurait dû rapprocher le lecteur de ces sentiments et émotions, mais contrairement à l’effet escompté, cela a créé une distance. Je l’ai trouvé ennuyeux, fade, sans aucune profondeur, très prévisible dans ses réactions et ses idées. Il représente la caricature même des policiers noirs dans les films américains. Je ne l’ai trouvé ni attachant ni sympathique, ce qui a fait que la lecture a été presque un calvaire.
L’alternance de plusieurs points de vue (Gary, Alex, Jezzie, etc.) rend l’intrigue décousue et prévisible puisqu’on connaît les faits et gestes de tout le monde. Certains événements arrivent comme un cheveu dans la soupe comme par exemple l’attirance soudaine entre Jezzie et Alex alors qu’ils ne se sont rencontrés qu’une fois, sans à peine se parler. Les rebondissements sont trop nombreux et nuisent à la cohérence de l’ensemble du récit. La fin n’est pas du tout originale, et si vous êtes un peu malin, vous devinerez bien qui tire les ficelles.
Ce thriller est un pétard mouillé que je vous déconseille fortement ! Il a été adapté en film, mais je ne l’ai pas vu donc je ne ferai aucun commentaire dessus.