Les raisins de la colère

Fiche identité

  • Titre du livre: Les raisins de la colère
  • Auteur: John Steinbeck
  • Nombre de pages: 640
  • Édition: Gallimard

Résumé

Une famille de métayers, les Joad, est chassée de leur terre, située dans l’Oklahoma, suite à une succession de mauvaises récoltes. Avec leurs maigres affaires et le peu d’argent qu’ils leur restent, ils vont aller en Californie pour tenter de trouver du travail.

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Je n’ai plus autant le temps de lire qu’avant mais la chance me sourit ces derniers temps. Chaque livre que j’ouvre est un vrai trésor, et celui là en particulier.
C’est une histoire très émouvante et il y a des moments très forts dans cet ouvrage. On ne peut pas rester indifférents face à tous les malheurs que vit la famille Joad. L’auteur décrit la misère de ces pauvres gens, expropriés de leur terre et contraints de s’exiler dans un autre Etat. Chaque jour est une lutte pour eux : d’abord tenter coûte que coûte d’arriver en Californie avec une vieille voiture bringuebalante extrêmement chargée. Ensuite trouver un camp où dormir, du travail pour pouvoir se payer de la nourriture…sans compter les persécutions des policiers, les vieillards mourant de fatigue sur la route, les maladies, la faim qui tenaille l’estomac …
A chaque ligne, on a l’impression de ressentir soi-même tous les sentiments qui animent chacun des personnages: colère, tristesse, désarroi, fatigue… Mais à côté de tout ça, il y a l’esprit de famille, la solidarité qui crée des liens entre les gens. La figure qui m’a le plus touchée est Man, avec son courage, sa lucidité et sa façon de maintenir la cohésion familiale même dans les moments de doute.
La plume de Steinbeck est tout simplement magnifique : il sait rendre les sentiments bruts et authentiques ; ces descriptions sont magnifiques et je n’ai senti aucune longueur. J’ai beaucoup aimé sa manière d’alterner en fonction des chapitres une description globale de l’ensemble des émigrants puis ensuite de se focaliser sur la famille Joad.
Il prend aussi beaucoup parti dans son ouvrage : il critique le système capitaliste gouverné par les banques, qu’il qualifie de « monstres ». Il dénonce les inégalités sociales, l’appropriation des richesses par une minorité au détriment de la majorité pauvre… Beaucoup de choses m’ont marquées dans ce qu’il a écrit dont plusieurs passages trop longs qui ne pourront malheureusement pas être tous copiés ici.
Donc, à vous de découvrir cette œuvre magistrale !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: A l’est d’EdenDes souris et des hommes – Tortilla Flat

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