Les raisins de la colère

Fiche identité

  • Titre du livre : Les raisins de la colère
  • Auteur : John Steinbeck
  • Nombre de pages : 640
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1939

Résumé

Une famille de métayers, les Joad, est chassée de sa terre, située dans l’Oklahoma, suite à une succession de mauvaises récoltes. Avec leurs maigres affaires et le peu d’argent qu’ils leur restent, ils vont aller en Californie pour tenter de trouver du travail.

Avis    

Je n’ai plus autant le temps de lire qu’avant, mais la chance me sourit ces derniers temps. Chaque livre que j’ouvre est un vrai trésor, et celui-là en particulier.
C’est une histoire très émouvante et il y a des moments très forts dans cet ouvrage. On ne peut pas rester indifférent face à tous les malheurs que vit la famille Joad. L’auteur décrit la misère de ces pauvres gens, expropriés de leur terre et contraints de s’exiler dans un autre État. Chaque jour est une lutte pour eux : d’abord tenter, coûte que coûte, d’arriver en Californie avec une vieille voiture bringuebalante extrêmement chargée. Ensuite, trouver un camp où dormir, du travail pour pouvoir se payer de la nourriture… sans compter les persécutions des policiers, les vieillards mourant de fatigue sur la route, les maladies, la faim qui tenaille l’estomac…
À chaque ligne, on a l’impression de ressentir soi-même tous les sentiments qui animent chacun des personnages : colère, tristesse, désarroi, fatigue… Mais, à côté de tout ça, il y a l’esprit de famille, la solidarité qui crée des liens entre les gens. La figure qui m’a le plus touchée est Man, avec son courage, sa lucidité et sa façon de maintenir la cohésion familiale, même dans les moments de doute.
La plume de Steinbeck est tout simplement magnifique : il sait rendre les sentiments bruts et authentiques ; ses descriptions sont magnifiques et je n’ai senti aucune longueur. J’ai beaucoup aimé sa manière d’alterner, en fonction des chapitres, une description globale de l’ensemble des émigrants, puis ensuite de se focaliser sur la famille Joad.
Il prend aussi beaucoup parti dans son ouvrage : il critique le système capitaliste gouverné par les banques, qu’il qualifie de « monstres ». Il dénonce les inégalités sociales, l’appropriation des richesses par une minorité au détriment de la majorité pauvre… Beaucoup de choses m’ont marquée dans ce qu’il a écrit, dont plusieurs passages trop longs qui ne pourront malheureusement pas être tous copiés ici.
Donc, à vous de découvrir cette œuvre magistrale !

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