L’étrange vie de Nobody Owens

Fiche identité

  • Titre du livre : L’étrange vie de Nobody Owens
  • Auteur : Neil Gaiman
  • Nombre de pages : 256
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 2008

Résumé

Nobody Owens est un petit garçon qui mène une vie des plus étranges. Lors de son enfance, il échappa de justesse au meurtrier de sa famille. Recueilli par un couple de fantômes, il vit désormais dans le cimetière.

Avis    

Cette lecture fut une belle surprise, après la déception sur l’ouvrage de Maupassant.
L’auteur, avec son imagination débordante, nous plonge dans une atmosphère proche de celui de Tim Burton : nous voici dans un cimetière, entouré de fantômes plus ou moins sympathiques, de créatures ni vivantes ni mortes, de goules et de sorcières. Nous allons suivre les mésaventures et les anecdotes vécues par Bod dans et hors du cimetière : depuis son plus jeune âge, il y vit, adopté par les Owens, un couple de vieux fantômes probablement du XIXème siècle. Devenu citoyen du cimetière, il bénéficie de certains pouvoirs comme traverser les murs, voir les fantômes ou pratiquer « L’effacement » ou « La songerie ».
C’est un garçon attachant, sympathique et avec un bon cœur. J’avais presque envie de le serrer dans mes bras devant sa gentillesse et sa spontanéité, comme par exemple lorsqu’il voulait acheter une pierre tombale pour Liza.
Le style d’écriture est agréable, fluide et léger, parfait pour un adolescent aimant la lecture. Les dialogues sont dynamiques, les descriptions sont claires et rafraîchissantes. Ce n’est pas du tout terrifiant, mais la fin est mélancolique. Je n’ai pas mis le 5ème cœur car je ne suis pas satisfaite par les explications sur la nature des Jacks ni le but de leur organisation.
Un livre que je conseille pour les adolescents et « les grands » !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Coraline

Une vie

Fiche identité

  • Titre du livre : Une vie
  • Auteur : Guy de Maupassant
  • Nombre de pages : 274
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1883

Résumé

Jeanne, récemment sortie de couvent à l’âge de dix-sept ans, après plusieurs années de réclusion, part vivre dans sa demeure familiale.

Avis    

Ce livre est le premier roman de Maupassant. Contrairement à Bel-Ami ou Pierre et Jean qui décrivent des héros masculins, il retrace la vie d’une femme, Jeanne.
C’est une femme rêveuse, idéaliste, dotée d’une sentimentalité exacerbée. Je la reproche d’être passive, trop naïve et d’accepter son destin avec fatalité sans même chercher à lutter ou à s’émanciper. Elle a un soupçon d’Emma Bovary, mais moins attachante et plus faible de caractère. Vers le milieu du livre, elle a commencé sérieusement à m’agacer : à aucun moment, elle ne prend sa destinée en main. Elle subit d’abord l’autorité de ses parents, ensuite du couvent, puis de son mari, de Paul, son fils pourri gâté et enfin de la domestique Rosalie. Le seul moment où elle est livrée à elle-même à Paris, elle perd tous ses moyens et se met à appeler au secours Rosalie. Je regrette vraiment son inertie, et aussi son égoïsme de mère célibataire.
Sa vie, comme toutes les autres, présente son lot de malheurs et de bonheurs, avec un enchaînement de déceptions et de désillusions : une adolescence recluse dans un couvent, un mariage raté avec un aristocrate du coin, qui s’avère être un goujat de la pire espèce, le décès des membres de sa famille, etc. Il n’y a pas de malheur fatal, pas de situation dramatique comme dans les romans de Thomas Hardy.
L’auteur nous décrit également la campagne normande, la vie au bord de la mer dans le château des Peuples, l’existence monotone, lente et paisible de cette famille d’aristocrates. Il considère un peu les paysans comme des rustres, presque des sauvages.
Le rythme est lent, avec un style d’écriture moins fluide que ces autres romans. J’ai trouvé qu’il tâtonnait encore, qu’il manquait de précision et que sa plume n’était pas aussi affirmée et délicate que dans ces autres romans.
Maupassant en profite aussi pour critiquer l’hypocrisie du clergé en caricaturant deux personnages diamétralement opposés : l’abbé Picot, prêtre laxiste et accommodant et l’abbé Tolbiac, personnage fanatique, violent et intransigeant.
Vous l’avez deviné, je ne suis pas entièrement conquise ce qui explique cette note moyenne.
A lire ? Peut-être…

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Bel-AmiBoule de suif et autres nouvellesPierre et Jean