Petit-déjeuner chez Tiffany

Fiche identité

  • Titre du livre : Petit-déjeuner chez Tiffany
  • Auteur : Truman Capote
  • Nombre de pages : 192
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1958

Résumé

L’édition comporte quatre nouvelles dont la principale est Petit déjeuner chez Tiffany. Le narrateur, un jeune écrivain obscur, se remémore une ancienne voisine, fantasque et excentrique nommée Holly Golightly.

Avis    

Cet ouvrage m’a laissé un arrière-goût amer et un brin de tristesse que je noie en écoutant copieusement du jazz. Le narrateur nous raconte l’excentrique vie de Holly Golightly, sa voisine : légère, frivole et fantasque, Holly gagne sa vie auprès d’hommes riches, parfois peu recommandables, qui l’emmènent à des soirées mondaines et lui offrent des cadeaux.
Si elle ne m’a pas paru attachante, Holly reste un personnage unique par son espièglerie, son extravagance, sa franchise et son aversion pour toute contrainte et attache. Tel un papillon qui virevolte de fleur en fleur, elle est insaisissable pour le narrateur qui semble tantôt attiré par elle, tantôt agacé et dépassé par son comportement.
Alors je vous vois arriver en me demandant : pourquoi toute cette tristesse puisque cette fille a bien le droit de vivre de ses charmes ?
J’ai senti que derrière la forme légère de son existence se cache une femme blessée par la vie. C’est à peine perceptible, mais au milieu de toutes ces paillettes, il y a une profonde mélancolie, avec quelques beaux passages comme sa discussion avec Doc ou la scène finale avec le chat qui est bouleversante (mouchoir à préparer pour les plus sensibles !). Même si dès le début nous connaissons la fin, elle reste quand même brusque et ne répond pas à toutes les questions.
Le style d’écriture est agréable, pas autant que dans son chef-d’œuvre De sang-froid, mais l’ensemble reste fluide et léger.
Les autres nouvelles sont courtes et nettement moins intéressantes donc je n’en parlerai pas.
Pour conclure, « a bittersweet story » que je recommande quand même car il est court !

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : De sang-froidLa traversée de l’été

La poursuite de l’amour

Fiche identité

  • Titre du livre : La poursuite de l’amour
  • Auteur : Nancy Mitford
  • Nombre de pages : 253
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1945

Résumé

Cette histoire se déroule en Angleterre entre les années 1920 et 1940 et raconte une partie de la vie de Linda, une fille d’aristocrates anglais originaux.

Avis    

Ce livre fut une bouffée d’oxygène au cours d’une semaine difficile au travail. Au moment où mon moral était au plus bas, la lecture de quelques paragraphes suffisait à me redonner le sourire.
Je ne m’attendais pas à apprécier autant ce livre, car je l’ai choisi pour son titre, en référence à cette fameuse fête de la Saint-Valentin ! Mais quelle bonne surprise !
L’histoire est racontée par Fanny, une cousine des Radlett, sage et raisonnable. Elle est spectatrice et confidente des frasques de sa cousine Linda, qui est frivole, égoïste, passionnée et romanesque. Le récit débute par leur enfance à Alconleigh, où on rencontre cette excentrique, mais attachante famille, dominée par la figure mémorable de l’oncle Matthew, personnage tyrannique envers tout le monde, amateur d’opéras et de chasses et allergique à tout ce qui a trait au catholicisme. Ce dernier est tellement drôle !
L’auteur, à travers les divers protagonistes, se moque gentiment de cette aristocratie anglaise futile, imbue de son importance et sans ouverture d’esprit.
Le style d’écriture est magnifique : il est léger tout en étant incisif, drôle et désinvolte. Et la fin est surprenante, quoique belle à sa manière. C’est avec une pointe de nostalgie que j’ai quittée tous ces personnages hauts en couleur !
À lire pour les amateurs de littérature anglaise contemporaine !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’amour dans un climat froid