Frankenstein

Fiche identité

  • Titre du livre : Frankenstein
  • Auteur : Mary Shelley
  • Nombre de pages : 352
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication: 1818

Résumé

Robert Walton, avide d’aventures et de découvertes, s’embarque pour le Pôle Nord avec un équipage. Sur sa route, il recueille un homme trouvé sur la banquise en piteux état. Ce dernier nommé Victor Frankenstein finit par lui raconter son histoire.

Avis    

Cela fait un long moment que j’envisageais de lire cet ouvrage, mais il a fallu cette semaine de vacances pour que je m’y mette et que je termine ce projet.
Je reste agréablement surprise par ce récit, qui ne ressemble en rien aux multiples adaptations cinématographiques. Je croyais tomber dans un roman gothique et plein d’horreur comme celui de Matthew Gregory Lewis (cf. Le moine) et je découvre au contraire, une apologie des valeurs morales du XIXème siècle.
Victor Frankenstein, féru de sciences, se plonge dans des expériences obscures qui vont créer un être difforme et gigantesque, un monstre doté de langage et de pensée. Horrifié par sa création, ce dernier rejette cette créature qui s’enfuit. Il va errer de village en village, chassé par les gens effrayés par sa laideur. Petit à petit, ce monstre va acquérir la parole et certaines valeurs morales en observant longuement une famille française exilée en Suisse. C’est par ce biais et par un ultime rejet qu’il réclame à son créateur la réparation de ses malheurs.
Si vous cherchez une histoire qui fait peur, passez votre chemin. Victor Frankenstein n’est pas le savant fou décrit dans les films ; au contraire il est dépassé par son œuvre qui partait d’une bonne intention et tout au long de sa vie, il essaiera de détruire ce qu’il a malencontreusement créé. Ce roman est pétri d’observations morales : les limites de la science et donc la responsabilité qui en découle, le besoin de vivre en société pour toute créature humaine aussi difforme soit-elle, l’éducation morale et religieuse dont le socle est la famille qui est personnifiée ici par les De Lacey, les origines de la violence et du mal. Pour moi, ce monstre (qui n’a pas de nom) n’est pas violent par plaisir, mais par désespoir engendré par sa solitude et sa haine. L’auteur insiste sur le fait qu’il a besoin d’une compagne qui partagerait son existence et ses peines, qu’il souffre du rejet des autres particulièrement de son créateur et que ces actes sont dictés par l’abandon et l’absence d’amour.
Je risque de me répéter, mais je le souligne encore : il y a beaucoup de considérations philosophiques et morales, un condensé des valeurs rigides du XIXème siècle naissant qui rendent cette lecture ardue et un peu vieillotte.
Le style d’écriture est riche bien que trop lourd et trop ampoulé sur plusieurs chapitres, avec un démarrage un peu lent pour les cent premières pages. Je m’y suis habituée progressivement et vers la fin, la succession des événements depuis plus tragique et plus intéressante.
Bon, c’est un classique à découvrir et qui intéressera particulièrement les férus de littérature anglaise classique.

Adultère

Fiche identité

  • Titre du livre : Adultère
  • Auteur : Paulo Coelho
  • Nombre de pages : 316
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 2012

Résumé

Linda, 31 ans, mène une existence parfaite : un mari qui l’aime, deux adorables garçons, une carrière de journaliste en plein essor et une situation financière confortable. Mais elle est envahie petit à petit par une sensation de vide, d’apathie et de désintérêt total pour sa vie jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un ancien petit ami devenu un homme politique influent.

Avis    

Au cours de quelques jours de vacances, j’ai profité abondamment du soleil, de la plage, de la mer, mais aussi de la lecture.
Ce livre qu’on m’a prêté m’a vivement déçu, et encore, je ménage mes mots ! Je n’aurai jamais cru que Paulo Coelho dériverait vers ce genre de roman, mélange affreux et indigeste entre un roman de Marc Levy et celui de Fifty shades of grey.
L’héroïne, Linda, n’est pas du tout attachante et mérite une bonne paire de claques : elle mène une vie des plus agréables (accessible seulement à 0,5% de la population mondiale) mais rien ne va quand même. Elle sombre dans l’indifférence, l’apathie et une profonde déprime, car il lui manque un peu de piment et d’extravagance dans son existence parfaite. Bref, c’est une petite bourgeoise dans sa bulle dorée à la recherche d’aventures et d’originalité, car c’est si dur d’avoir trente ans, d’être riche et d’avoir tout réussi dans sa vie !!!
Comme le livre est écrit à la première personne, nous aurons droit à ses états d’âme, son mal-être, ses jérémiades et ses multiples plaintes ! Pff, c’est lassant et très (très) agaçant ! Je pense que l’auteur n’a pas su s’approprier la psychologie d’une femme et pire, il y a transposé tous ses préjugés masculins.
Le style d’écriture est plat, mou et insipide au point que l’auteur insère quelques scènes pornographiques bien trash histoire de retenir l’attention du lecteur. Le rythme est lent et j’ai l’impression qu’on tourne en rond. En plus, les réflexions pseudo-philosophiques disséminées ici et là sur l’amour universel, la solitude, etc. m’ont parus stéréotypées et trop conventionnels.
Bref, ce roman ne m’a pas plu du tout et je l’aurai bien jeté à la mer pour nourrir quelques poissons, mais je doute qu’ils le trouvent digeste. Pour finir, je l’ai rendu un peu écorné et plié à son propriétaire. Attention, à ne pas lire, ne pas lire du tout !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’alchimisteMaktub – Manuel du guerrier de la lumièreSur le bord de la rivière PiedraVéronika décide de mourir