Le cricket club des talibans

Fiche identité

  • Titre du livre : Le cricket club des talibans
  • Auteur : Timeri Murari
  • Nombre de pages : 464
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2012

Résumé

Cette histoire se déroule en Afghanistan. Le gouvernement décide de lancer un tournoi de cricket où l’équipe gagnante irait s’entraîner à l’étranger. Rukshana, une jeune femme afghane qui a étudié en Inde et qui sait jouer au cricket, décide d’entraîner son jeune frère et ses cousins pour qu’ils puissent avoir une chance de quitter le pays.

Avis    

Voici un livre qui mêle trois thèmes improbables : les talibans, le cricket et une histoire d’amour.
Malgré ce drôle de cocktail qui m’a rendu un peu dubitative au début, j’ai quand même bien apprécié ce roman.
Ce n’est pas de la grande littérature, mais plutôt une histoire sympathique qui est bien écrite. L’existence de Rukshana, une jeune afghane, bascule lorsque les talibans arrivent au pouvoir. Contrainte d’abandonner son métier de journaliste, obligée de mettre la burqa et d’être accompagnée par un homme de sa famille à chaque fois qu’elle sort, sa vie est rythmée par les soins qu’elle donne à sa mère malade et par la peur de se faire arrêter. L’annonce du tournoi de cricket va modifier ses perspectives, car elle espère, à force d’entraînement, faire gagner ses cousins et son frère.
L’auteur entremêle ici plusieurs sujets, souvent de manière brouillonne. Parfois, on ne sait plus où se placer ni sur quel pied danser. Il évoque pêle-mêle la vie quotidienne sous le régime des talibans, l’oppression qui existait pour chaque individu, les exécutions et tortures du gouvernement, le poids de la famille afghane et le code de l’honneur qui y est lié, les règles du cricket.
J’avoue que sur ce dernier point, l’auteur m’a perdu, car je n’y connais rien de rien et malgré tout l’enthousiasme qu’il a mis à décrire ce sport, je n’ai pas accroché.
Comme je l’ai mentionné plus haut, le style d’écriture est agréable et fluide. On commence la lecture sur une ambiance sombre, mais on bascule progressivement sur un ton plus romantique et fleur bleue. Je reconnais que l’histoire reste quand même peu crédible et ressemble à un conte de fées moderne (remplacez juste Barbe Bleue par un cruel taliban !). Mais qu’importe, de temps en temps ça fait du bien de lire un roman facile, prévisible, sans prise de tête et avec une note d’espoir.
Le mot de la fin : une lecture d’été, à déguster au bord de la plage ou de la piscine !

Othello

Fiche identité

  • Titre du livre : Othello
  • Auteur : William Shakespeare
  • Nombre de pages : 91
  • Édition : Librio
  • Année de publication : 1603

Résumé

Othello, un Maure qui commande la flotte vénitienne, s’embarque pour Chypre pour affronter les Turcs. Devenu gouverneur de la ville et marié récemment à la jolie Desdémone, il est jalousé par Iago, son enseigne, qui convoite la place de lieutenant.

Avis          

Si le théâtre n’est pas mon genre de prédilection, de temps en temps, j’aime bien lire une pièce et m’immerger dans cet univers.
Celle-ci – une des plus connues de Shakespeare – trônait dans ma pile à lire depuis des années et il a enfin quitté son perchoir pour figurer dans ce blog.
Je suis partagée en écrivant cet avis : d’un côté, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, car j’ai suivi avec beaucoup d’attention les machinations funestes de Iago. Mais je n’en suis pas sortie aussi enchantée que lors de la lecture d’ Hamlet.
Les personnages manquaient un peu de relief sauf le terrible Iago, qui est pour moi le principal protagoniste. Il sème le trouble dans l’âme d’Othello, qui crédule et confiant, se laisse emporter par les mensonges de son enseigne. Ce dernier usera de tous les artifices pour duper son maître et les autres personnages secondaires. C’est un vrai démon, mais qui cache bien son jeu. Sans lui, la pièce aurait été fade.
Othello ne m’a pas paru sympathique malgré la tragédie qui le frappe : obtus et orgueilleux, il refuse d’écouter les arguments de sa femme et n’entend que ce qu’il veut entendre. Iago a su bien manipuler son ego et sa vanité et l’a rendu aussi aveugle qu’une taupe.
Je pense que je n’ai pas apprécié cette pièce, car quelque part, le mal triomphe quand même : Iago, s’il n’a pas réussi son plan jusqu’au bout, laisse des morts derrière lui. À aucun moment, une once de culpabilité ne le traverse et c’est le cas aussi pour Othello, qui convaincu de son bon droit, se métamorphose en mari vengeur et en main de la justice pour réparer « ses torts ». Même son ultime geste ne servira à rien, si ce n’est à sauver son honneur de la prison et d’un procès impopulaire.
Le style d’écriture est riche, avec des phrases lyriques et poétiques. C’est très beau, mais à petites doses. Pour l’anecdote, même dans mes rêves, je me souviens vaguement que je parlais comme dans Othello.
Bon, quoiqu’il en soit, je vous invite à découvrir ce classique, qui reste quand même court !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Hamlet – Le songe d’une nuit d’étéMacbethRoméo et Juliette