Le cousin Henry

Fiche identité

  • Titre du livre : Le cousin Henry
  • Auteur : Anthony Trollope
  • Nombre de pages : 174
  • Édition : CreateSpace Independent Publishing Platform
  • Année de publication : 1879

Résumé

L’oncle Indefer, vieux et malade, hésite sur le choix de son héritier du domaine de Llanfeare. Il aimerait bien tout léguer à Isabel, sa nièce, mais hélas, c’est une fille et elle ne porte pas le nom de Jones. Il reste bien son neveu Henry, mais qu’il n’apprécie pas.

Avis          

Quand plus rien ne va dans le quotidien, quand la vie semble morose et pénible, heureusement que la littérature est là pour nous consoler. Sans l’amour des livres, sans ces histoires si différentes et divertissantes, je me sentirai encore plus mal.
Ce livre est arrivé au bon moment. Il m’a procuré de la détente et du plaisir et m’a fait oublié mes soucis temporairement. En plus, pour ceux qui me connaissent bien, je suis une grande amoureuse de la littérature anglaise du XIXème siècle !
Le titre est un peu trompeur, car il y a en réalité deux personnages principaux dans ce livre. Soyons galants, et présentons d’abord Mlle Isabel Bodrick. Fille d’un pauvre avoué, elle est recueillie par son oncle à l’âge de quinze ans qui se charge de l’élever. Une tendre affection naît entre eux, mais, hélas, c’est une fille et comment l’héritage pourrait lui revenir ? Ce serait perdre le nom prestigieux de Jones attaché au domaine, et aussi, la loi sur les successions ne le permet pas.
Il reste bien Henry, son neveu, mais il n’a jamais apprécié ce pauvre garçon alors qu’il n’a rien fait de mal. Certes, Henry ne suscite pas une vive sympathie : faible, lâche, peureux et incapable de prendre une décision sensée, il s’englue dans le mensonge et dans la couardise. J’avais envie de le prendre par la peau du cou pour le secouer et lui mettre une bonne paire de claques !
Isabel, paradoxalement, ne m’a pas plu : malgré son dévouement envers son oncle, je la trouve rigide, fière et méprisante. Elle se croit au-dessus des autres et se targue de principes moraux pour justifier ses décisions. Derrière son masque d’indifférence, je suis sûre qu’elle mourait d’envie d’hériter du domaine et que sa haine envers Henry est pure jalousie.
Le style d’écriture est fluide, agréable et un brin ironique. L’auteur fait une belle analyse psychologique de ces personnages et se moque subtilement de leurs travers. Sa description du mécanisme de culpabilité est très intéressante même si à la fin, je vous avoue que les atermoiements de Henry m’ont lassé.
Bon, c’est quand même une bonne lecture et qui plaira aux amoureux de la littérature classique anglaise !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La cure de Framley – L’ange d’Ayala –  Le docteur Thorne  – Les tours de BarchesterMiss Mackenzie

Rashômon et autres contes

Fiche identité

  • Titre du livre : Rashômon et autres contes
  • Auteur : Ryunosuke Akutagawa
  • Nombre de pages : 292
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1927

Résumé

Ce livre est composé d’une quinzaine de nouvelles de l’auteur japonais Ryunosuke Akutagawa.

Avis          

La littérature japonaise n’est pas ma tasse de thé bien que j’essaie de m’y intéresser de temps en temps. Je pense qu’il y a un gouffre culturel que je n’arrive pas à franchir jusqu’à maintenant.
Ce livre est décrit comme un recueil de contes, mais je le qualifierai plutôt de nouvelles. C’est un ensemble disparate qui aborde plusieurs époques et sujets à la fois : on peut se retrouver dans le Japon féodal lors des débuts du christianisme et des persécutions de l’époque ; puis basculer dans le monde imaginaire des « Kappa » ; suivre un peintre prêt à tout sacrifier pour son art ; être en compagnie d’un fonctionnaire complexé par son nez ou un autre qui rêve de manger du gruau d’ignames à satiété, etc. Bref, je ne ferai pas une liste exhaustive de celles-ci.
Mais ces histoires sont courtes, confuses et laissent une fin déconcertante. Si vous vous attendez à des contes ressemblant aux stéréotypes occidentaux, je vous conseille de laisser tomber ce livre : ici pas de demoiselle en détresse, ni de princes charmants, ni de méchants ogres ou loups affamés. C’est un tout autre registre, basé essentiellement sur la culture japonaise traditionnelle et un brin de fantastique.
Le style d’écriture est simple mais parfois monotone et ennuyeux. J’ai éprouvé cette frustration de ne pas saisir la pensée de l’auteur, comme si une barrière infranchissable était érigée entre le livre et moi malgré toute ma bonne volonté. J’ai traîné cette impression tout au long de ma lecture et quel soulagement une fois le livre terminé !