Les diaboliques

Fiche identité

  • Titre du livre: Les diaboliques
  • Auteur: Jules Barbey d’Aurevilly
  • Nombre de pages: 373
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1874

Résumé

Voici six nouvelles qui traitent des femmes, qui sont aux yeux de l’auteur, des créatures mystérieuses et fantasques, presque diaboliques.

Avis    

J’ai profité d’un long week-end à l’étranger pour lire cet ouvrage qui détonait un peu avec l’ambiance festive et agréable des vacances. Mais son titre m’intriguait et une fois que ma curiosité est titillée, rien ne peut m’arrêter. La préface annonçait le ton du livre et je suis contente de l’avoir lu car cela m’a évité une fâcheuse surprise qui aurait pu se solder par une note encore plus catastrophique.
Comme le précise le résumé, nous sommes en présence de six nouvelles. Personnellement je ne suis pas fan de ce genre littéraire car les histoires sont souvent trop courtes et la chute brutale laissent le lecteur sur sa fin.  Ce livre m’a semblé nébuleux et flou. Certaines nouvelles sont restées des énigmes pour moi.
Le thème tourne autour des femmes : elles sont décrites comme des démons tentateurs, des masques d’hypocrisie, assoiffées de sexe, pétris de désirs et de fourberies. La description de la femme ne pourrait être aussi caricaturale, limitée et obscène ! Les hommes, eux, sont des dandys, amateurs de jeux, souvent passifs par rapport aux agissements des femmes.
Les intrigues se déroulent dans l’aristocratie française du XIXème siècle, marquée par les révolutions. On sent une nostalgie de l’époque de l’Ancien Régime où la noblesse dominait la société et les mœurs. L’auteur accorde un mépris et une condescendance profonde pour  les bourgeois et autres gens du peuple.  Cet aspect m’a moins gênée que la description presque bestiale de la femme.
Barbey d’Aurevilly essaie de plonger le lecteur dans une atmosphère sombre, inquiétante mêlée de suspens. Mais, il y a trop de descriptions qui noient une intrigue bien mince. Le style d’écriture est très recherché, soutenu mais totalement indigeste. J’ai du relire certaines phrases plusieurs fois pour bien comprendre le sens. En effet, les phrases sont très (très! très!)  longues, et arrivées au bout, on oublie déjà de quoi il était question.  
Cette lecture fut un ennui total et j’ai beaucoup peiné pour terminer ces six nouvelles. Je ne le recommande absolument pas !

Le petit Prince

Fiche identité

  • Titre du livre: Le petit Prince
  • Auteur:  Antoine de Saint-Exupéry
  • Nombre de pages: 97
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1943

Résumé

Un aviateur, en panne dans le désert du Sahara  est contraint de réparer rapidement son engin. Soudain, un petit garçon blond, surgi de nulle part, lui demande de dessiner un mouton.

Avis    

En mettant cet unique cœur, je risque de m’attirer les foudres de l’ensemble de la population française qui encense et adore ce livre. En effet, je suis navrée de vous dire que je ne l’ai pas du tout apprécié. Une des raisons expliquant ce résultat est que je ne l’ai pas eu comme livre de chevet étant enfant. Je l’ai découvert trop tard, à quinze ans d’abord et aujourd’hui. Malgré ces dix ans d’écart, mon opinion reste à peu près le même que dans mes vieux souvenirs.
Le style d’écriture est extrêmement simple à mon goût, dépourvu de magie et de poésie comme je m’y attendais. Les dialogues sont décousus; l’histoire elle-même semble très étrange, comme un mélange de délires, d’hallucinations et de contes pour enfants. L’auteur dissémine ici ou là de jolis citations dont le célèbre « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux » et critique très subtilement les défauts de certains adultes comme la vanité, l’amour du pouvoir ou la cupidité. Malgré un effort surhumain pour saisir l’engouement suscité par ce livre, l’ensemble ne passe pas chez moi.
Le petit Prince m’a paru naïf et agaçant à force d’insister sur ses questions. Pour dire la vérité je me suis ennuyée, j’ai trouvé l’ensemble mièvre et sans grande consistance. Suis-je passé à côté d’un chef-d’œuvre? Non…et même si c’était le cas, ça ne changera pas grand-chose à ma passion pour la lecture ni à ma philosophie de vie.
A lire ? Je ne sais pas !