Tess d’Urberville

Fiche identité

  • Titre du livre: Tess d’Urberville
  • Auteur: Thomas Hardy
  • Nombre de pages: 474
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1891

Résumé

L’histoire se passe au XIXème siècle, en Angleterre. Tess, une jeune paysanne, part travailler pour une famille noble du voisinage. Le jeune Alec d’Urberville profitera de sa naïveté et de sa candeur pour la séduire. A partir de cet instant, sa vie sera une longue descente aux enfers.

Avis    

Précédemment, je vous avais parlé d’un livre difficile que j’étais en train de lire. Je l’ai enfin terminé et j’ai un avis mitigé, ce qui explique cette note moyenne. Je suis désolée de dévoiler une partie de l’histoire dans le résumé et je risque de le faire encore dans ce commentaire donc pour ceux qui seraient intéressés à lire cet ouvrage, je vous conseille de ne pas tenir compte de ce que j’écris.
C’est l’histoire de Tess, une jeune paysanne qui se fera avoir par Alec d’Urberville : il  la séduira pour l’abandonner lâchement ensuite. Toute sa vie, elle sera poursuivie par cette « faute » involontaire et qui va avoir des conséquences terribles sur sa famille, son mariage et sur sa vie. J’ai trouvé Tess vraiment douce et pure, comparé à tous ces gens cruels qui l’entouraient, notamment le détestable Alec mais aussi Angel Clare.
Il faut savoir qu’à cette époque, la virginité était primordiale pour la réputation d’une jeune fille et du moment qu’elle a cédé à un homme, ce dernier sera considéré comme son « mari ». Néanmoins, malgré cette règle implicite qu’imposait la société, j’ai senti qu’il y avait beaucoup trop d’injustice dans la vie de Tess, et au moment où un rayon de soleil commence à apparaître, ce n’est qu’une illusion qui se transformera en enfer. La fin est terrible et j’avoue que ce livre m’a beaucoup attristé.
On découvre aussi les mœurs de cette époque : la vie dans les fermes, les différences de classes sociales. Par exemple un mariage contracté hors de sa classe sociale pour les petits bourgeois était considéré comme un déshonneur et un échec.
Concernant le style d’écriture, il est vraiment difficile et désagréable. L’auteur fait régulièrement des références à des ouvrages religieux de son temps, à Shakespeare ou à la Bible. Il s’ensuit que presque tous les deux pages on est obligé de lire les annotations pour comprendre plus clairement les allusions de l’auteur.
Même si ce livre fait parti des 100 livres préférés des anglais, j’hésite à vous le recommander.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Jude l’obscurLe maire de Casterbridge – Loin de la foule déchaînée

Les vestiges du jour

Fiche identité

  • Titre du livre: Les vestiges du jour
  • Auteur: Kazuo Ishiguro
  • Nombre de pages: 266
  • Édition: 10 x 18
  • Année de publication: 1989

Résumé

Mr. Stevens est majordome à Darlington Hall. Après de nombreuses années de service auprès d’un lord, le manoir est vendu à un Américain, Mr Farraday. Ce dernier l’incite alors à prendre quelques jours de vacances pour visiter l’Angleterre.
Convaincu, Mr. Stevens va alors entamer à un périple jusqu’aux Cornouailles où vit Miss Weston, une ancienne intendante de la maison. 

Avis    

Je connais cet auteur par l’intermédiaire de son ouvrage Auprès de moi toujours. Comme je n’ai pas vraiment aimé ce livre, j’ai beaucoup hésité avant de prendre celui-ci. Heureusement que je ne suis pas restée sur mes préjugés car c’est un livre formidable. C’est vrai que ni la couverture ni le résumé n’ont l’air attrayant  mais il y a un je-ne-sais-quoi qui fait qu’on en ressort chamboulé.
Je voudrais insister sur un point, qui selon moi, est la vraie qualité de cet ouvrage: c’est le style d’écriture.  Il est très limpide, léger tout en étant poétique et les mots coulent doucement à chaque page. L’auteur a vraiment un talent phénoménal et parmi les livres que j’ai lus, j’ai connu peu d’ouvrages aussi bien écrits.
On se retrouve propulsé dans la vie d’un majordome, Mr. Stevens : lors de son voyage dans les campagnes anglaises, on partagera ses pensées, ses souvenirs et ses petites mésaventures. La psychologie de ce personnage est extrêmement bien travaillée et on arrive à comprendre son raisonnement et les valeurs morales qui le guident. Je l’ai trouvé émouvant et j’ai admiré « cette dignité » dont il se revêtait pour accomplir ses tâches professionnelles. Mais en même temps, j’avais envie qu’il fasse tomber cette carapace et qu’il soit plus humain. Les moments les plus intéressants du livre sont ceux où il évoque ces souvenirs : en les ressassant, il finit par découvrir petit à petit ce qu’il a refusé d’admettre depuis et ses idéaux ont été emportés. C’est du charabia ce que je raconte mais vous comprendrez tout en lisant ce livre.
On découvre aussi les relations qui se nouaient entre les maîtres et les domestiques, entre le personnel lui-même dans l’Angleterre de l’entre-deux guerres ainsi que les principes d’une classe sociale en voie de disparation. La fin m’a laissé un goût amer et nous pousse à réfléchir sur notre vie et les choix qu’on fait.
A lire absolument, d’autant plus que cet ouvrage a été récompensé par le prestigieux Booker Prize !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Auprès de moi toujoursKlara et le Soleil – Le géant enfouiNocturnesQuand nous étions orphelins Un artiste du monde flottant