Loin de la foule déchaînée

Fiche identité

  • Titre du livre: Loin de la foule déchaînée
  • Auteur: Thomas Hardy
  • Nombre de pages: 432
  • Édition: Sillage

Résumé

Cette histoire se déroule dans le Wessex, dans l’Angleterre du XIXème siècle. Bathsheba Everdene hérite de la ferme de son oncle. Jeune femme indépendante et fière, elle souhaite gérer le domaine toute seule. Mais…

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Après une superbe découverte de l’ouvrage de Julie Otsuka, je retourne dans mon style de livre favori : la littérature anglaise du XIXème siècle. Et c’est Thomas Hardy qui a été de nouveau l’heureux élu car depuis Jude l’obscur, je le regarde avec un tout autre oeil.
Cette histoire présente moins de caractère tragique par rapport aux deux autres oeuvres de Thomas Hardy que j’ai lu. Il est plus doux, plus champêtre aussi avec beaucoup de références à la nature et à la campagne anglaise.
L’auteur nous abreuve de magnifiques descriptions du sud-ouest de l’Angleterre, au point qu’on a envie d’y aller, même en plein hiver. Il décrit la vie des fermiers dans le petit village de Weatherbury, les interactions sociales, le travail des champs et la vie quotidienne.
Dans ce récit, nous sommes plutôt confrontés à la bêtise humaine, à des erreurs anodines qui sont lourdes de conséquences, à l’orgueil, à l’aveuglement de la passion qu’à la fatalité qui frappe soudainement. On suit l’évolution de Bathsheba Everdene, une jeune femme belle et indépendante. Par imprudence, elle s’attire l’amour du fermier Boldwood, qui en perd presque la tête pour elle. De son côté, elle s’amourache d’un soldat, le sergent Troy, un homme charmant au premier abord mais qui cache un passé obscur et un caractère épouvantable. Je m’arrêterai là pour vous laisser tout le loisir de découvrir la vie de l’ensemble des protagonistes. Si vous aimez les « english drama », vous ne serez absolument pas déçu(e)s !
Le style d’écriture est riche, avec, comme je l’ai dit plus haut, de belles descriptions de la campagne anglaise. L’auteur a ce don de décrypter la nature humaine, d’aller au plus près des sentiments de chacun des protagonistes et de nous les transcrire avec justesse et finesse. On a l’impression de côtoyer des personnages réels le temps d’un instant : Bathsheba, Boldwood, Gabriel Oak, Francis Troy, Joseph Poorgrass et les autres fermiers semblent presque des amis intimes tellement le livre est bien écrit.
Ce livre a une fin plus douce et plus candide que Tess d’Urberville ou Jude l’obscur. Mais on sent déjà les thèmes de prédilection de Thomas Hardy, notamment la critique du mariage, encore qu’ici ils sont moins virulents et moins ironiques que dans ces deux prochains ouvrages.
Un très bon ouvrage anglais à découvrir aussi !!!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Jude l’obscurLe maire de Casterbridge –  Tess d’Urberville

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *