Le tour d’écrou


Fiche identité

  • Titre du livre: Le tour d’écrou
  • Auteur: Henry James
  • Nombre de pages: 156
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 1898

Résumé

Une jeune fille est engagée comme gouvernante pour deux enfants, Miles et Flora, qui vivent dans un manoir isolé. Au fur et à mesure du temps, elle voit et sent des apparitions étranges qui rôdent autour d’eux.

Avis    

Cela fait un moment que je n’ai pas lu un classique et j’ai voulu m’attaquer à l’ensemble de  l’œuvre de cet auteur. Je préfère annoncer directement que j’ai trouvé cet ouvrage très moyen malgré plusieurs remarques élogieuses ici et là et j’hésite à continuer ce défi.
Henry James nous plonge dans une atmosphère lourde, inquiétante et pesante. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, on découvre plusieurs mystères et le doute s’installe dans notre esprit : est-ce que ces esprits existent vraiment ou ne sont-ils que le fruit de l’imagination de l’institutrice ? Pourquoi hantent-ils ces innocents enfants et que cherchent-ils réellement ? Pourquoi Miles a-t-il était renvoyé du collège ? Quelle est la cause de la mort de Peter Quint et Miss Jessel ? Pourquoi leur oncle ne vient-il jamais les voir ? Y a-t-il eu une relation quelconque entre lui et la narratrice ?
J’avançais de plus en plus vite dans la lecture pour tenter de répondre à toutes ses questions et éclaircir un peu tous ces mystères. Mais je suis assez frustrée car finalement, il y a beaucoup de choses qui resteront vagues jusqu’au bout et l’auteur utilise beaucoup de métaphores et de non-dits. L’auteur laisse volontairement planer l’ambiguïté et l’incertitude, ce qui donne lieu à plusieurs interprétations : la folie de la gouvernante ou la malfaisance de ses deux esprits tourmentés. Chacun choisira la version qui lui semble la plus plausible.
Le style d’écriture est soutenu, parfois alambiqué et lourd. Les sentiments de la narratrice sont bien décrits. Je ne l’ai pas trop apprécié car elle avait un côté prétentieux, hautain et imbu de sa propre compétence.
Un livre où on en ressort encore plus tourmenté !  C’est un classique qui a pu inspirer plusieurs films d’horreur en tout cas. A lire, oui mais…  

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Daisy MillerWashington Square

Le parrain

Fiche identité

  • Titre du livre: Le parrain
  • Auteur: Mario Puzo
  • Nombre de pages: 821
  • Édition: Robert Laffont
  • Année de publication: 1969

Résumé

L’histoire se déroule à New-York dans les années 50. Don Vito Corleone est le chef d’une des familles italiennes les plus puissantes de la ville. Lorsqu’il refuse l’offre d’un revendeur de drogue, son empire est mis à mal.

Avis    

C’est un film très connu et qui a été réadapté plusieurs fois au cinéma mais j’étais curieuse de voir l’effet que donnerait la lecture du livre. Je risque de décevoir beaucoup de monde car je n’ai pas beaucoup aimé cet ouvrage.
L’histoire raconte surtout le milieu de la mafia italienne en Sicile et aux Etats-Unis. On y découvre les principes qui gouvernent ce type de structure : la loi de l’omerta, la vengeance, les guerres de gangs, les relations secrètes avec le pouvoir politique, l’organisation hiérarchique. Ce système est assez paradoxal car il existait quand même des liens fraternels et familiaux qui unissaient les gens malgré toute sa violence et sa cruauté.
Le personnage de Don Vito Corleone est bien travaillé : l’auteur revient sur l’enfance et la vie de ce dernier pour expliquer pourquoi il est devenu ce qu’il est. Je pense que je n’ai pas apprécié le livre car je ne me suis pas sentie proche des personnages. Ils me paraissaient irréels, lointains et surréalistes. Je n’ai eu aucune affinité particulière pour l’un d’eux et j’avais juste l’impression d’avoir un film qui se déroulait sous mes yeux au lieu d’un roman. En plus de cette distance, la fin hollywoodienne m’a déçue.
Le style d’écriture est très simple avec des descriptions minimalistes.  Les évènements s’enchaînent correctement mais sans plus. On peut noter quelques anecdotes qui ont un peu étouffé l’histoire principale comme celui de Johnny Fontane ou Lucy Mancini.
Conclusion : ce livre est peut-être célèbre mais il ne m’a pas plu. Je pense que l’adaptation cinématographique est nettement mieux.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le sang des Borgia