Mange, prie, aime

Fiche identité

  • Titre du livre: Mange, prie, aime
  • Auteur: Elizabeth Gilbert
  • Nombre de pages: 512
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2007

Résumé

Liz a tout pour être heureuse mais visiblement, elle n’est pas encore satisfaite. Prise par des angoisses, des doutes et de la mélancolie, elle divorce et part pour une quête spirituelle en Italie, en Inde et en Indonésie.

Avis   

J’ai déjà lu beaucoup d’inepties dans ma vie mais ce livre vient de franchir un cap jamais atteint dans l’imbécillité humaine. Oui, il est rare que je mette une note aussi catastrophique mais là, je me suis forcée à le terminer afin de partager mon avis sur ce blog.
La narratrice est peu satisfaite de sa vie : oh comme elle est terriblement malheureuse d’avoir une grande maison, un mari et une belle carrière alors que ¾ de la population terrestre est touchée par la famine, les guerres, la pauvreté, la maladie et les injustices ! Et voilà, du jour au lendemain, elle plaque tout pour rechercher un hypothétique bonheur dans le monde en choisissant des pays commençant par I (« Je » en anglais : je n’ai jamais entendu une explication aussi ridicule. Pourquoi ne pas avoir pris dans ce cas l’Irlande, l’Irak et l’Iran?).
Je n’ai jamais rencontré une personne aussi vaine, superficielle, aussi vide qu’un puits sans fond, pétrie de contradictions et de narcissisme. Elle ressemble à une enfant de deux ans qui raisonne par Je veux/Je veux pas. Tout le livre tournera autour de ces deux expressions. Je ne donnerai qu’un exemple pour illustrer mes propos. « Je veux aller dans un ashram en Inde » : mais arrivée là-bas, nous subirons ces jérémiades sur son incapacité à méditer, sur certaines leçons qui ne lui plaisent pas et qui lui pourrissent sa matinée, sur ses expériences mystiques ratées (en gros, elle a divorcé pour apercevoir une lumière bleue en Inde lors d’une séance de méditation). Après le guide du routard en Italie, elle nous copie/colle offre, un cours sur l’histoire du yoga, les techniques de méditation etc. Et en Indonésie, nous aurons droit à un cours sur l’histoire du pays depuis le XIVème siècle, de quoi remplir quelques pages facilement !
Je vous épargne ces petits problèmes existentiels sur son divorce, son amour fou pour David, son rejet du mariage et de l’arrivée d’un bébé (mais elle estime que c’est intolérable de passer Noël toute seule ou de se balader à Venise toute seule !).
Il n’ y a que du consumérisme à outrance dans ce livre, un usage détourné des doctrines orientales et religieuses, une morale basée sur l’individualisme, l’égoïsme, la satisfaction éphémère des désirs au mépris des autres, l’irresponsabilité face aux conséquences de ces actes et beaucoup de préjugés sur les autres cultures.
Évitez à tout prix ce livre !

Ténèbres sur Séthanon

Fiche identité

  • Titre du livre: Ténèbres sur Sethanon (Tome 3 du cycle Guerre de la faille)
  • Auteur: Raymond Feist
  • Nombre de pages: 500
  • Édition: Bragelonne
  • Année de publication: 1986

Résumé

Après la quête du Silverthorn, le royaume du Krondor vit un temps de paix et d’abondance. Mais les sbires de Murmandamus ne cessent de travailler dans l’ombre, au service d’une force maléfique.

Avis    

Les fans de Raymond Feist auront attendu longtemps cette chronique. Il m’a fallu du temps – exactement trois mois – pour démarrer le troisième tome du cycle de la Guerre de la faille.  
Le début est assez semblable au second tome, avec l’attaque des Faucons de la nuit. Les deux récits parallèles se poursuivent toujours : d’un côté, nous allons suivre les péripéties de Jimmy et ses compagnons qui vont débusquer Murmandamus dans les terres lointaines du Nord ; de l’autre côté, nous serons avec Pug et Tomas, à la recherche de la nature de l’Ennemi qui menace Midkemia. Ces deux histoires sont déconnectées jusqu’au dernier chapitre.
Autant j’ai apprécié la succession de batailles, de sièges et de fuites désespérés menés par la bande à Jimmy ; autant j’ai moins accroché au niveau des investigations de Pug. Le mélange science-fiction/fantasy (interconnexion de plusieurs espaces-temps, voyage dans le temps jusqu’à l’origine de la création ou visite de l’antre de la déesse de la Mort etc..) donne un univers complexe, qui personnellement, ne m’a pas plu. Pug et ses amis ont des pouvoirs démesurés qui rendent leur quête superficielle car trop facile. A la fin, nous apprenons plus sur les évènements passés et leur incidence sur le futur mais je regrette l’absence manifeste de difficultés pour eux.
La fin, qui tient sur les 40 dernières pages, est brusque et bâclée à mon goût. L’auteur use et abuse de facilités pour terminer cette histoire. Il a visiblement du mal à se « séparer » de quelques uns de ces personnages, ce qui donne un résultat très conventionnel et prévisible.
Cette saga, qui commençait très bien, à fini par me décevoir au bout de deux tomes. Si j’étais très enthousiaste au début, mes sentiments sont plus mitigés actuellement et j’hésite sur la conduite à tenir : arrêter ou tenter quand même les prochains cycles ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La trilogie de l’Empire (Tome 1 à 3)Le boucanier du roiMagicienPrince de sangSilverthorn