Divergent (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre : Divergent (Tome 1 à 3)
  • Auteur : Veronica Roth
  • Nombre de pages : 1 369
  • Édition : Nathan
  • Année de publication : 2011

Résumé

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en cinq factions : les Altruistes, les Érudits, les Sincères, les Audacieux et les Fraternels. Le jour de ses seize ans, Béatrice devra choisir son clan définitif.

Avis    

Cette critique concerne l’intégralité de la trilogie. Comme la plupart des lecteurs contemporains, je n’ai pas résisté à ce livre et je l’ai dévoré en très peu de temps.
Il s’agit d’un monde utopique divisé en cinq clans où évolue une adolescente, Béatrice Prior – Tris pour les intimes. À seize ans, lors de la cérémonie du choix, elle quitte sa faction d’origine et rejoint les Audacieux. Mais Tris est différente des autres, comme le confirme le test d’aptitudes, et cette différence représente un danger pour elle.
Le personnage principal est attachant : au premier abord, elle paraît vulnérable, perdue et indécise, mais au fond elle est courageuse, sensible et généreuse. Nous allons la suivre dans une succession de rebondissements qui va de son initiation violente chez les Audacieux à une guerre entre les factions. Les principaux thèmes du livre sont l’amitié, les premiers émois amoureux, la difficulté de faire un choix par rapport à son avenir, les relations parents/enfants/fratrie, ce qui explique l’engouement suscité par cet ouvrage, surtout chez les adolescents.
L’univers décrit par l’auteur est aussi très intéressant : la société est construite sur la manipulation et l’endoctrinement. Chaque membre d’un clan est tenu de se comporter selon ses propres valeurs, sous peine de bannissement et de mort. On découvre aussi les dérives de la science, notamment de la manipulation génétique, et bien que ce soit fictif, qui sait si un jour ce genre de « découverte » risque d’anéantir la civilisation et l’humanité ?
Le style d’écriture est agréable et très fluide. Les trois ouvrages se lisent d’une traite, avec des événements qui s’enchaînent à un rythme effréné, des secrets dévoilés au fur et à mesure, des suppositions qui deviennent vrais, des surprises et des trahisons à la pelle. Mais, ce que j’ai le plus apprécié est la fin qui classe ce livre bien loin des histoires du même type. J’avoue (oui, j’avoue !) j’ai eu un pincement au coeur, mais c’est la seule issue qui paraissait logique et plausible, vu le caractère des personnages principaux.
Un dernier mot avant de terminer ce commentaire ? C’est un ouvrage du type Hunger Games destiné principalement aux adolescents ou à des adultes pas trop exigeants qui supporteront quelques scènes à la « Twilight » !

Chronique d’hiver

Fiche identité

  • Titre du livre : Chronique d’hiver
  • Auteur : Paul Auster
  • Nombre de pages : 256
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 2012

Résumé

A l’aube de ces soixante-quatre ans, Paul Auster nous livre ici un bref autoportrait.

Avis          

Lire Paul Auster est toujours un exercice déstabilisant parce qu’on ne sait jamais dans quoi on va être embarqué. J’ai abordé ce récit avec beaucoup d’enthousiasme, mais mon intérêt s’est émoussé par la suite.
L’auteur évoque ici ces principaux souvenirs et les émotions qui y sont liés. Ce livre est intéressant, car l’auteur se livre sans aucune complaisance : il n’a pas peur de raconter ses faiblesses, ses angoisses, ses doutes, la culpabilité qui le ronge ou son chagrin. Il nous livre, dans des paragraphes pêle-mêle et sans réelle chronologie, ses souvenirs d’enfance, l’image de son père absent (dont il parlait déjà dans son roman L’invention de la solitude), son terrible chagrin lors du décès de sa mère, le sombre passé de l’histoire de sa famille et leurs origines juives, son premier mariage raté, ses voyages à Paris, l’union heureuse qu’il a avec sa seconde femme, etc.
Le corps prend aussi beaucoup de place dans ce livre, corps comme objet sexuel ou outil de la vie quotidienne, comme expression de la souffrance que ce soit par la maladie ou par des crises de panique ou comme victime des aléas de la vie (accidents, blessures, écorchures…).
Le style d’écriture est très particulier puisqu’il se parle à lui-même et emploie le « tu » tout au long du livre. Cela crée une intimité très forte avec le lecteur et on a l’impression de vivre une certaine complicité avec l’auteur par l’intermédiaire de la lecture. Mais je trouve qu’il y a quand même des longueurs et des répétitions et sans le formidable talent de conteur de l’auteur, j’aurai déjà abandonné depuis belle lurette ce récit.
Je pense que c’est un ouvrage particulier de Paul Auster qui dissèque son intimité et qui n’intéressera que ces fans. Donc, si vous hésitez à le lire, ne le faites pas !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogInvisibleLe livre des illusionsLéviathanL’invention de la solitude – Moon Palace – Trilogie new-yorkaise