Anges et démons

Fiche identité

  • Titre du livre : Anges et démons
  • Auteur : Dan Brown
  • Nombre de pages : 720
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2000

Résumé

Le professeur Robert Langdon, spécialiste en symbologie religieuse, est convoqué par le CERN. Un physicien qui travaillait sur une matière hautement dangereuse a été assassiné et le mot Illuminati a été gravé au fer rouge sur sa poitrine. Avec l’aide de Vittoria Vetra, ils vont déchiffrer les secrets de cette confrérie disparue depuis des siècles pour tenter de retrouver la bombe à retardement caché dans le Vatican.   

Avis          

Même si je ne suis pas un fan inconditionnel de Dan Brown, j’aime ces romans parce qu’ils sont faciles à lire. Mon cerveau, bien fatigué après avoir terminé un gros classique, aspirait juste à quelque chose de rapide et sans prise de tête. Qu’on y croit ou pas n’a aucune importance, le but est de se détendre et de suivre les multiples rebondissements de ce récit, dont le schéma ne diffère pas de ces précédents best-sellers.
Robert Landgon, accompagné d’une belle et intelligente demoiselle – cette fois-ci une physicienne du CERN ; décidément quelle chance pour un vieux professeur d’Harvard ! Hihi ! – est plongé dans une course contre la montre à travers Rome pour trouver des cardinaux kidnappés et une bombe atomique dissimulée dans le Vatican. Ces connaissances sur la confrérie des Illuminati et sa capacité à décoder les symboles vont lui permettre de mener à bien sa mission où il sera question de plusieurs morts violentes, de bombe fait à partir d’antimatière, de saut en hélicoptère, de conclave au Vatican, etc.
Ce livre est digne d’un film d’Hollywood et ce n’est pas étonnant s’il a été adapté au cinéma quelque temps après sa publication. Il se lit vite, malgré quelques longueurs et des retournements de situation rocambolesques. Bon, ce n’est pas ce qu’on appelle de la grande littérature, mais c’est divertissant et ludique. Pour ma part, je trouve qu’écrire un roman sur les théories du complot est une des meilleures recettes pour créer le phénomène « best-seller ». Tant mieux pour le portefeuille de l’auteur et tant pis pour ceux qui y croient, ce qui n’est pas mon cas.
Pour conclure, je vous recommande cette lecture au bord de la plage, allongé sur un transat, tout en sirotant un bon jus de corossol bien frais !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  Da Vinci codeInferno Le symbole perdu Origine

Push

Fiche identité

  • Titre du livre : Push
  • Auteur : Sapphire
  • Nombre de pages : 201
  • Édition : Folio Junior
  • Année de publication : 1996

Résumé

Claireece Precious Jones, une adolescente noire de seize ans, décide de quitter sa famille après une énième agression familiale. Son rêve est d’apprendre à lire et à écrire pour obtenir un diplôme.

Avis    

Si vous avez un coup de blues, ce livre n’est pas pour vous. Déposez-le dans le rayon de la librairie ou de la bibliothèque, fermez votre page Internet si vous avez l’habitude d’acheter en ligne et revenez plus tard lorsque vous aurez le cœur bien accroché, une paire de mouchoirs à jeter à proximité et quelques tablettes de chocolat dans votre frigo.
Le premier point marquant de cette lecture est le style d’écriture. Même le lire en VO fut un exercice difficile, car l’auteur a essayé de traduire les idées et expressions d’une adolescente illettrée : on a un mélange d’argot, de mots avalés et de fautes volontaires de syntaxe. Il y a eu des moments où j’aspirais juste à lire une phrase simple, sans tout ce ton lourd et décousu.
Comme je l’ai dit plus haut, il s’agit d’une histoire triste et poignante où le personnage principal vit des situations sociales accablantes : obèse et illettrée, violée par son père depuis sa plus tendre enfance, elle tombe enceinte deux fois, à douze ans puis à seize ans ; sa mère, complètement passive face à cette situation, lui fait également subir des attouchements et la bat selon ses sautes humeurs. Malgré tout ce contexte, Precious est animée d’une volonté farouche de s’en sortir et de pouvoir au moins lire. Sa deuxième grossesse lui permettra de quitter son foyer familial et de s’inscrire dans une école parallèle avec un programme adapté par rapport à ses lacunes scolaires.
On suit pas à pas son apprentissage, ses difficultés à écrire, sa découverte de l’amitié avec ses camarades de classe et l’amour qu’elle porte pour son fils. Mais, au moment où on sent qu’un rayon de soleil commence enfin à entrer dans sa vie, une nouvelle tragédie la frappe. C’est à ce moment-là que j’ai senti que l’auteur en fait un peu trop : elle sombre parfois dans la caricature et certains personnages manquent de profondeur. J’aurai aimé plus d’analyse de leur psychologie, quitte à sacrifier quelques passages.
La fin, si toutefois, il y en a une, est assez ambiguë une puisque l’auteur nous laisse au milieu de toutes ces scènes. Que devient Precious ? Chacun lui donnera la fin qu’il souhaite. Pour ma part, quelque chose de mieux que cette image trop sombre et trop pathétique véhiculée par l’auteur.
Bon, à éviter en cas de blues !