Une femme sous contrôle

Fiche identité

  • Titre du livre : Une femme sous contrôle
  • Auteur : David Baldacci
  • Nombre de pages : 578
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1996

Résumé

Sidney Archer est une jeune avocate qui a tout pour être heureuse : un travail intéressant, une petite fille adorable et un mari ambitieux qui travaille à Triton Global, une firme spécialisée dans la haute technologie. Mais tout tourne au cauchemar le jour où son mari, Jason, meurt dans un accident d’avion. Ses supérieurs prétendent que ce crash a été provoqué par Jason pour simuler sa mort afin de s’enfuir avec des documents extrêmement précieux. Dans le doute, Sidney garde espoir et commence son enquête. 

Avis    

Cela fait très longtemps que je n’ai pas lu de thriller. Ce livre ne m’a pas déçue et j’étais même très captivée, mais j’ai hésité à mettre une note supérieure pour plusieurs raisons. L’histoire m’a intriguée dès le début. Pourquoi Jason se comportait-il ainsi ? Que cachait-il ? J’imaginais déjà tout un montage financier qu’il avait mis en place pour fuir avec des millions de dollars… Puis, petit à petit, on est happé par l’histoire et on a envie de savoir à tout prix qui tire les ficelles derrière le jeu. Le scénario est assez plausible, même si, parfois, ça reste alambiqué ! Au début, l’héroïne m’avait plutôt bien plu, mais au fur et à mesure de l’histoire, j’ai commencé à la trouver lassante et de moins en moins crédible : non seulement elle était une excellente avocate, mais elle était douée dans le maniement des armes à feu, a un collègue qui est un as de l’informatique, arrive à semer le FBI, fonce dans une voiture sans être blessée, affronte toute une bande de mercenaires seule dans un hôtel, échappe à un assassin… Bref, une vrai « superwoman » !
Je pense que le livre est surtout adapté pour un scénario de film américain. Parfois, en lisant le livre, je remarquais des coupures nettes – même entre deux paragraphes – qui font penser à un changement de décor. C’est parfois déstabilisant, surtout lorsqu’on passe à un autre paragraphe et qu’on découvre qu’il parle de quelqu’un d’autre qui se trouve dans un autre endroit.
Le style d’écriture n’est pas trop recherché, mais je le trouve un peu vide et mou, avec trop de dialogues superflus et trop de personnages secondaires inutiles. De plus, ces descriptions sont monotones, à croire qu’il les a récupérées dans un livre de finance soporifique ou un livre technique qui traite des avions et des nouvelles technologies.
C’est vrai, j’admets qu’il y a beaucoup de critiques, mais le livre reste assez ludique pour les gens qui aiment bien les enquêtes et le suspense.

Le bûcher des vanités

Fiche identité

  • Titre du livre : Le bûcher des vanités
  • Auteur : Tom Wolfe
  • Nombre de pages : 917
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1987

Résumé

Sherman McCoy est boursier à Wall Street. Il mène une vie très luxueuse et très mondaine dans un superbe appartement situé sur Park Avenue. Un soir, après avoir cherché sa maîtresse à l’aéroport, il se trompe de bifurcation et se retrouve dans le Bronx, l’un des quartiers malfamés de New-York. Le couple échappe de peu à une agression faite par deux jeunes Noirs, mais dans leur fuite, ils écrasent l’un d’eux.
Lorsque la police s’empare de l’affaire, c’est le début d’une longue descente aux enfers pour Sherman McCoy.

Avis    

C’est à cause de ce livre que je n’ai pas pu mettre à jour régulièrement mon blog. J’étais littéralement absorbée par l’histoire et ces 900 pages ont été un pur délice. Certes, l’intrigue aurait pu tenir sur moins de pages, mais l’auteur nous peint une fresque magnifique de New York. Même si ce livre date des années 80, il nous décrit une réalité sociale qui est de plus en plus actuelle.
On a d’abord Sherman McCoy qui est « le trader par excellence » : jeune, blanc, WASP, issu d’une famille respectable et d’une université prestigieuse,  méprisant, se prenant pour le « maître de l’Univers » lorsqu’il joue avec ses obligations. Tout ce qu’il y a de plus détestable, même si, au fond, je l’ai trouvé sympathique.
Autour de lui gravite la haute société new-yorkaise où tout est basé sur l’apparence et l’argent. Puis, il y a l’autre face de New-York où règnent la pauvreté, le racisme et les inégalités sociales. L’auteur fustige également les journalistes, les procureurs, les magistrats et les policiers. On découvre que New York n’est pas le melting-pot qu’on nous montre à la télé : c’est une jungle où l’élitisme et l’individualisme priment, où l’argent est roi, où tout est basé sur l’apparence… Le suspense est insoutenable dans ce livre : on se sent dans la peau de Sherman et le stress monte petit à petit. D’ailleurs, le style d’écriture est vraiment agréable et très fluide, même s’il est assez cynique et ironique.
Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème coeur ? La fin est assez brutale et, parfois certaines anecdotes étouffent l’histoire.