La trilogie de l’empire (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre : La trilogie de l’empire (Tome 1 à 3)
  • Auteur : Raymond Feist
  • Nombre de pages : 2 582
  • Édition : Bragelonne
  • Année de publication : 1987

Résumé

Mara s’est destinée au couvent de la déesse Lashima pour le reste de sa vie. Mais la mort de son père et de son frère la propulse en tant que seule héritière de la maison Acoma, qu’elle devra préserver des manigances du jeu du Conseil.

Avis    

Après un avis mitigé sur le dernier tome de la Guerre de la faille (cf. Ténèbres sur Séthanon), j’ai hésité à continuer la lecture des cycles suivants.
Mais, mes réticences se sont envolées en abordant ces trois tomes. On se retrouve dans l’univers parallèle de Kelewan, chez les Tsurani, dans la peau d’une jeune fille nommée Mara qui se retrouve avec de grandes responsabilités sur ses épaules. L’héroïne est très attachante, avec des traits de caractères que les deux auteurs ont su bien peaufinés et qui évoluent au fur et à mesure des trois tomes. Les personnages secondaires qui l’accompagnent sont aussi sympathiques, même si parfois, ils sombrent dans le manichéisme. 
Nous sommes très loin de la fantasy classique avec les créatures mythiques et les grands combats. On assistera plus à des jeux de stratégie politiques, de manœuvres destinés à la survie ou à l’élimination d’un adversaire : tout est bon pour y arriver, que ce soit par le complot, l’espionnage, le meurtre, les alliances ou les trahisons. La culture tsurani, qu’on a découvert auparavant, est mise en avant avec les éléments suivants : le code de l’honneur, le jeu du Grand Conseil, le pouvoir de l’Assemblée des Très-Puissants, le rôle de l’empereur ainsi que la philosophie de vie qui guide chaque habitant.
La qualité des trois tomes est assez variable. J’ai une préférence marquée pour le premier et le dernier tome, qui rassemblent plus d’intrigues et de rebondissements. Le second tome est parfois pétri de mièvrerie, ce qui lui donne une fin trop idyllique à mon goût.
Le style d’écriture est simple, limpide et très fluide, mais avec quelques longueurs qui étouffent l’intrigue principale. Une fois qu’on a commencé, il est difficile de s’arrêter, car on meurt d’envie de connaître la suite des événements.
En tout cas, ce fut une belle découverte que je recommande surtout aux fans du genre fantasy !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le boucanier du roiMagicienPrince de sangSilverthorn – Ténèbres sur Séthanon

Danse avec les loups

Fiche identité

  • Titre du livre : Danse avec les loups
  • Auteur : Michael Blake
  • Nombre de pages : 316
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1988

Résumé

Nous sommes aux Etats-Unis, durant la guerre de Sécession. Le lieutenant Dunbar est affecté au fort Sedgewick, un avant-poste éloigné dans l’ouest. À son arrivée, là-bas, il découvre que l’endroit a été déserté par les soldats et qu’il sera tout seul. Mais un jour, une tribu comanche s’installe dans les environs.

Avis    

Ce livre a inspiré le fabuleux film de Kevin Costner qui porte le même titre. J’ai beaucoup aimé ce film quand j’étais plus jeune au point de l’avoir visionné trois, voire quatre fois. Je me rappelle aussi avoir lu cette histoire, qui à cette époque, me paraissait géniale ! Mais en relisant ce livre, j’éprouve une petite déception, car je n’ai pas retrouvé mes souvenirs d’antan. Je crois qu’il aurait mieux fallu qu’il reste dans ma mémoire.
L’histoire démarre par l’arrivée de John Dunbar dans un fort éloigné. L’auteur décrit d’abord sa solitude et ses diverses occupations pour ne pas sombrer dans l’ennui et dans la dépression : cette partie était lente, parfois inintéressante, mais au moins montrait le lieutenant sous un aspect plus intime. Son train-train quotidien est interrompu par l’arrivée des Comanches : de voisins hostiles, ils s’apprivoisent petit à petit et deviennent plus que des amis.
Mais qu’est-ce qui m’a gêné ? Je dirais que le style d’écriture m’a beaucoup freiné : les phrases étaient courtes, précises, mais sans poésie ni rythme adéquat. L’auteur passe trop vite sur certains événements qui auraient été parfaits avec plus de descriptions.
La multiplication des points de vue, en faisant participer la majorité des personnages principaux donne un ensemble très superficiel. L’auteur ne creuse pas assez. J’aurais préféré qu’il se focalise sur les émotions et les sentiments d’un seul personnage (au maximum deux) et qu’il les donne plus d’envergure et plus de consistance.
Néanmoins, c’est une histoire magnifique qui nous apprend plus sur les coutumes des Comanches, l’ouverture d’esprit vers d’autres cultures, moeurs et valeurs. On relativise aussi sur la notion du mot « sauvage », car le livre donne une image très sombre de l’homme blanc concernant son attitude envers les autochtones et le respect de la nature.
Donc, je vous le recommande quand même. Ah oui ! J’allais presque oublier : la fin est différente du film, mais c’est mieux ainsi.