Le magasin des suicides

Fiche identité

  • Titre du livre : Le magasin des suicides
  • Auteur : Jean Teulé
  • Nombre de pages : 157
  • Édition : Julliard
  • Année de publication : 2007

Résumé

Depuis plusieurs générations, la famille Tuvache tient « Le magasin des suicides », une boutique qui vend tous les ingrédients possibles pour mettre fin à ses jours. La naissance du petit dernier, Alan, un garçon optimiste et joyeux, chamboule leur vie.

Avis    

La sortie du film d’animation de Patrice Leconte a créé le buzz sur cet ouvrage, publié déjà depuis un bon moment. Je me suis laissé tenter, par curiosité et aussi pour décider si cela valait le coup d’aller le voir au cinéma.
Les premiers chapitres m’ont plu : un zeste d’humour noir, une idée originale avec une boutique (et surtout une famille) loufoque qui vend des articles pour ne pas rater son suicide. Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les manières, du champignon vénéneux au sabre japonais en passant par les bonbons empoisonnés, les lames de rasoir ou la corde de chanvre.
J’ai souri de temps en temps, puis de moins en moins : l’histoire a doucement perdu son intérêt au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture. J’ai trouvé le récit répétitif, sans grand intérêt. Il propose un condensé de mièvrerie, d’optimisme à deux sous et une fin conventionnelle très prévisible dans les derniers chapitres.
Son style d’écriture est fluide mais plat, avec des phrases courtes et simples entrecoupées de dialogues et de courtes descriptions imagées. Il est très court et se lit rapidement. J’ai l’impression qu’il a été écrit très vite – mais là, ce n’est qu’une hypothèse !
Ce livre ne m’a pas du tout marqué. Conseil d’ami : passez votre chemin et laissez-le aux oubliettes !

Nord et sud

Fiche identité

  • Titre du livre : Nord et sud
  • Auteur : Elizabeth Gaskell
  • Nombre de pages : 685
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1854

Résumé

Margaret Hale mène une vie paisible à Helstone, un hameau situé dans le sud de la campagne anglaise. Son père, ministre de l’Église anglicane, renonce à sa charge, et décide de partir dans le nord, à Milton, dans une ville industrielle.

Avis    

Dans ce commentaire, j’aimerais remercier de tout mon cœur une blogueuse. Elle a parlé de ce livre avec tellement d’enthousiasme (cf. Nord et Sud de Romanza) qu’elle m’a donné envie de le lire et de l’acheter !
Ce livre représente la quintessence de mes goûts littéraires :
– un roman anglais du XIXème siècle, mon époque préféré dans la littérature. J’aime lire et m’imaginer les descriptions de la campagne anglaise, suivre le quotidien paisible des gens, et entendre leurs débats autour de tasses de thé, dîners et autres événements mondains.
– une héroïne, ici Margaret Hale, qui est courageuse, sensible, passionnée et intelligente. Je me suis beaucoup attachée à elle et j’ai suivi avec passion l’évolution de son caractère, les moments difficiles par lesquels elle est passée, l’éclosion de son sentiment pour John Thornton, qui est un héros comme on les aime. Ah ! Je fonds littéralement là en pensant à lui, à son caractère, ses manières parfois brusques mais exquises, son tact, ses yeux qui brillent ! Leurs relations rappellent bien sûr l’inoubliable Orgueil et préjugés avec son lot de malentendus, de disputes et de sous-entendus.
– un livre engagé qui ne se contente pas de nous narrer une simple histoire d’amour. On découvre beaucoup de choses, bien plus que dans les récits de Jane Austen. L’auteur nous brosse un portrait réaliste et critique des patrons et des ouvriers et nous décrit les débuts du capitalisme industriel. Elle dénonce les conditions de vie et de travail des ouvriers à cette époque d’industrialisation massive, mais elle est aussi très critique envers le rôle que jouaient les syndicats à cette époque. C’est vraiment très intéressant de comparer son point de vue et notre époque, mais je n’entrerai pas dans ce débat. Elle raille aussi la vie oisive des riches londoniens, symbolisés ici par la frivolité d’Edith et de sa famille.
– un style d’écriture limpide, riche et fouillé, mais tout en restant fluide, totalement addictif dès la première page. Les personnages secondaires sont aussi très intéressants et bien travaillés.
J’achève ce commentaire par cette maxime : il y a LA littérature anglaise et puis le reste. À lire de toute urgence !!!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Cranford – Les confessions de Mr. Harrison