La ligne verte

Fiche identité

  • Titre du livre : La ligne verte
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 507
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1996

Résumé

Paul Edgecombe, ancien gardien de la prison de Cold Mountain, entreprend d’écrire ses mémoires. Il raconte les événements qui se sont passés en 1932 dans ce pénitencier. 

Avis    

Ce livre est juste une pure merveille qui m’est tombée entre les mains. Oui, il est connu grâce au film joué par Tom Hanks, mais comme je n’ai pas encore eu l’occasion de voir ce film, j’ai préféré jeter mon dévolu sur l’oeuvre originale. Que dire à part que j’étais bouleversée par cette lecture !
Dès les premières lignes, j’étais happée par le récit du narrateur, Paul Edgecombe, ancien gardien de la prison de Cold Mountain. On rentre doucement dans le quotidien du bloc 9 qui accueille les prisonniers condamnés à la chaise électrique. Dans cet endroit sinistre, marqué par un sol vert, les gardiens essaient de maintenir la sécurité et le calme pour ces pensionnaires temporaires.
Paul Edgecombe est un vétéran, qui a assisté à plus de soixante-dix exécutions, mais l’année 1932 l’a marqué profondément. Tout commence par l’arrivée de John Caffey, un Noir accusé du viol et du meurtre de deux fillettes de neuf ans. Ce dernier est condamné à la chaise électrique, tout comme les deux autres prisonniers qui sont là en même temps que lui, à savoir Edouard Delacroix et Billy Wharton. Mais le récit prend une tournure incroyable avec notamment Mister Jingles, une souris.
Ce livre traite de tellement de sujets : le rapport entre les gardiens et les prisonniers, la compassion pour des gens qui n’ont plus que quelques jours à vivre ; l’amitié entre des collègues de travail ; la présence des gens qui sont de nature malveillante, comme si c’était une gangrène collée à leur peau ; l’injustice dans un monde pétri de préjugés et d’idées arrêtées ; l’existence des miracles même dans des lieux sordides, etc.
Je ne sais pas quoi vous dire à part que pendant plusieurs jours, j’étais dans ce bloc 9. Mon coeur a battu au même rythme que ces gens. Mes larmes ont coulé devant l’exécution sordide de Delacroix. Ma colère était intense face à la bêtise de Percy Wetmore. Mon coeur s’est brisé à la fin. J’ai posé le livre et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
.
L’auteur a une position claire dans ce livre, car il est contre la peine de mort. Son plaidoyer est émouvant, ses descriptions sont justes et percutantes. A-t-on le droit de détruire ce qu’on ne sait même pas créer ?
Le style d’écriture est limpide, magnifique et fluide. On ne s’ennuie pas une seconde. Les personnages sont extrêmement bien travaillés, avec une rare sensibilité. Je me suis sentie proche de chacun d’eux. J’ai compris chacun de leurs actions, même les plus condamnables.
Je suis sortie très émue de ce livre, et je n’ai qu’un mot : lisez-le ! Lisez-le ! Il mérite tellement le détour ! C’est un chef-d’oeuvre ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/ 1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur Sleep – Dolores Claiborne – Dôme – La petite fille qui aimait Tom Gordon – Le fléau – L’institut – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining

L’étrange histoire de Benjamin Button

Fiche identité

  • Titre du livre : L’étrange histoire de Benjamin Button
  • Auteur : Francis Scott Fitzgerald 
  • Nombre de pages : 108
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1922

Résumé

Cette histoire se déroule aux Etats-Unis. Un étrange bébé naît dans la famille Button puisqu’il est venu au monde avec l’apparence d’un homme de soixante-dix ans. Mais plus le temps passe, plus il rajeunit. 

Avis    

Voici une courte nouvelle de Francis Scott Fitzgerald sur un fait divers original : un enfant, Benjamin Button, qui à une vie à l’envers. Il naît vieux, et meurt jeune, traversant à contre-courant la vie.
En quelques pages, l’auteur nous insère dans sa vie, qui reste au fond d’une étrange banalité : la vieillesse, le mariage, le service militaire, les études universitaires, l’enfance, la vie de nourrisson.
Benjamin Button va à l’encontre de ce qu’on attend de lui. Les gens croient qu’il le fait exprès, alors qu’il est lui-même victime de circonstances exceptionnelles.
Le style d’écriture est fluide, agréable, mais avec peu d’émotions et peu de sentiments. On regarde le personnage évoluer, mais sans réellement ressentir de l’affection pour lui. Je trouve qu’il manque quelque chose pour faire de cette histoire un récit exceptionnel, comme si l’auteur l’avait bâclé ou terminé à la va-vite.
À découvrir quand même pour ceux qui souhaiteraient entrer dans l’oeuvre de cet auteur américain !
Pour finir, une belle citation :
– J’aime les hommes de votre âge, lui confia Hildegarde. Les jeunes sont si bêtes. Ils me racontent combien de bouteilles de champagne ils ont bu en soirée et combien d’argent ils ont perdu en jouant aux cartes. À votre âge, les hommes savent apprécier les femmes.
Benjamin se sentit prêt à lui faire une déclaration – mais en faisant un effort sur lui-même, il réprima cette envie.
Elle poursuivit :
– Vous avez vraiment l’âge idéal – cinquante ans. À vingt-cinq ans on est trop terre à terre ; à trente ans on a de fortes chances d’être épuisé par son travail ; à quarante ans on raconte des histoires tellement interminables qu’il faut fumer des cigares pour prendre le temps de les raconter ; à soixante ans – ah, soixante ans c’est trop près de soixante-dix ; mais cinquante ans c’est le bel âge. C’est l’âge que j’aime.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Gatsby le magnifiqueTendre est la nuit