Un billet d’avion pour l’Afrique

Fiche identité

  • Titre du livre : Un billet d’avion pour l’Afrique
  • Auteur : Maya Angelou
  • Nombre de pages : 264
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1986

Résumé

En 1962, Maya Angelou, accompagnée de son fils Guy, part au Ghana pour tenter l’expérience du « retour » en Afrique, en compagnie d’autres Noirs Américains.

Avis    

Je tiens à remercier de tout mon cœur Babelio ainsi que l’édition Livre de Poche qui m’a envoyé gracieusement ce livre lors de l’opération « Masse critique 16ème édition ». Heureuse gagnante, je me suis engagée à donner mon avis sur ce livre dans un délai de 30 jours après la réception du bouquin. J’étais tellement contente de l’avoir reçu au point d’avoir abandonné toutes mes autres lectures pour me concentrer sur celle-ci.
Nous retrouvons Maya Angelou vingt après la première partie de sa biographie, Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage. Elle vient de débarquer au Ghana, avec son fils Guy, pour y vivre l’expérience du « retour » en Afrique en tant que Noir Américain.
Ce livre est une collection de souvenirs qui l’ont marquée durant son séjour : ses rencontres avec plusieurs personnalités africaines et américaines, notamment Malcolm X ; sa vie quotidienne au Ghana ; ses relations avec son fils devenu un jeune adulte ; son cercle d’ami(e)s…
Elle évoque aussi les difficultés qu’elle a éprouvées durant son installation. L’Afrique, continent idéalisé et rêvé par les Noirs Américains, n’est finalement qu’un mirage. Les déceptions et les désillusions sont grandes pour ceux qui ont décidé de rentrer : ils font face à l’indifférence, et même à la méfiance, des Ghanéens ainsi qu’à la barrière linguistique et culturelle. Parfois, l’auteur a du mal à se sentir à l’aise et à trouver sa place dans ce continent qui a continué à vivre malgré l’ombre sanglante de l’esclavage dans son histoire. Même si son point de vue était intéressant, j’ai trouvé que l’auteur insistait beaucoup trop sur ce sujet et se répétait souvent. Elle avait des positions parfois tranchées et radicales, mais je ne rentrerai pas dans ce débat stérile.
Le livre a été écrit à une époque où la ségrégation raciale aux Etats-Unis existait encore. Le lire au XXIème siècle nous éclaire sur les changements survenus depuis et sur l’espoir que les gens avaient sur le développement du continent africain. Mais je n’ai pas été emballé pour deux raisons : le style d’écriture est simple, un peu trop plat et presque ennuyeux à mes yeux. L’histoire est assez éparpillée et ne retient que certains événements marquants, ce qui donne un flou chronologique dérangeant et parfois un manque de profondeur dans ces anecdotes.
Quoiqu’il en soit, Maya Angelou reste une personnalité atypique qui a eu une vie très riche. Si le sujet vous intéresse, c’est un livre qui en vaut quand même le détour !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage

Le magasin des suicides

Fiche identité

  • Titre du livre : Le magasin des suicides
  • Auteur : Jean Teulé
  • Nombre de pages : 157
  • Édition : Julliard
  • Année de publication : 2007

Résumé

Depuis plusieurs générations, la famille Tuvache tient « Le magasin des suicides », une boutique qui vend tous les ingrédients possibles pour mettre fin à ses jours. La naissance du petit dernier, Alan, un garçon optimiste et joyeux, chamboule leur vie.

Avis    

La sortie du film d’animation de Patrice Leconte a créé le buzz sur cet ouvrage, publié déjà depuis un bon moment. Je me suis laissé tenter, par curiosité et aussi pour décider si cela valait le coup d’aller le voir au cinéma.
Les premiers chapitres m’ont plu : un zeste d’humour noir, une idée originale avec une boutique (et surtout une famille) loufoque qui vend des articles pour ne pas rater son suicide. Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les manières, du champignon vénéneux au sabre japonais en passant par les bonbons empoisonnés, les lames de rasoir ou la corde de chanvre.
J’ai souri de temps en temps, puis de moins en moins : l’histoire a doucement perdu son intérêt au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture. J’ai trouvé le récit répétitif, sans grand intérêt. Il propose un condensé de mièvrerie, d’optimisme à deux sous et une fin conventionnelle très prévisible dans les derniers chapitres.
Son style d’écriture est fluide mais plat, avec des phrases courtes et simples entrecoupées de dialogues et de courtes descriptions imagées. Il est très court et se lit rapidement. J’ai l’impression qu’il a été écrit très vite – mais là, ce n’est qu’une hypothèse !
Ce livre ne m’a pas du tout marqué. Conseil d’ami : passez votre chemin et laissez-le aux oubliettes !