Le procès

Fiche identité

  • Titre du livre : Le procès
  • Auteur : Franz Kafka
  • Nombre de pages : 305
  • Édition : Flammarion
  • Année de publication : 1925

Résumé

Un matin, Joseph K. est arrêté chez lui alors qu’aucun crime n’a été commis. Il est accusé, mais lui-même et personne n’est capable de lui dire de quoi ni par qui…

Avis    

Ce livre ne m’a pas déçu, mais la vérité est que je me suis sentie dépassée, et même écrasée, devant cet ouvrage. J’en suis sortie hébétée et je sais que je n’ai pas été capable d’appréhender tout son contenu. Cette note traduit mon sentiment et NON la qualité du livre.
Nous suivons Joseph K., accusé et arrêté par la justice. Mais nul n’est capable de dire pourquoi il est accusé ni par qui. Si au début, on garde en tête cette situation absurde, au fur et à mesure de la lecture, on l’oublie pour se concentrer sur les tentatives de Joseph K. pour faire avancer son dossier.
Certaines situations sont absurdes et relèvent plus du cauchemar que du réel : par exemple, dans un chapitre, K. ouvre un débarras de la banque et y découvre les deux inspecteurs qui l’ont arrêté le premier jour en train de se faire flageller. De même, chaque personne qu’il rencontre a toujours un lien avec la justice, que ce soit un client de la banque, le peintre Titorelli ou le prêtre dans la cathédrale. La « justice » elle-même est un labyrinthe étrange, un gouffre où personne ne sait où il commence ni quand il se termine. Il faut l’accepter tel qu’elle est, et faire avec en s’attirant les faveurs des avocats, des juges ou des chefs de bureau. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, tout devient de plus en plus incompréhensible, confus et inquiétant.
Les sentiments de Joseph K. sont extrêmement bien décrits et sa psychologie est analysée, disséquée et restituée dans un style d’écriture qui reste accessible, moyennant un petit effort. La fin m’a coupé le souffle : de ma vie, je n’ai jamais lu une fin aussi remarquable, pleine d’audace et de folie.
Ce n’est pas une lecture facile, mais un récit qui vous met mal à l’aise et qui vous pousse dans vos derniers retranchements de lecteur.
En tout cas, faut-il le lire ? Oui, pour au moins vivre cette sensation de lecture une fois !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La métamorphoseLe château

Park life

Fiche identité

  • Titre du livre:  Park life
  • Auteur : Shuichi Yoshida
  • Nombre de pages : 128
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2002

Résumé

Cette histoire se déroule principalement dans le parc de Hibiya à Tokyo, où le narrateur, un employé commercial, y passe sa pause déjeuner.

Avis    

Voici un livre qui – si je dois le comparer à un aliment – ressemble à de la barbe à papa : une lecture sans grande consistance qui s’évapore à chaque phrase. C’est un constat bien accablant que je donne pour un ouvrage qui a obtenu l’équivalent du Goncourt au Japon, mais que voulez-vous, chacun ses goûts.
En quelques mots, voici le sujet principal : le narrateur observe des gens qui passent dans un parc situé à Tokyo. Chacun vaque à ses occupations ou à ses rêveries : ici, une femme donne à manger à des pigeons ; là-bas, une employée déguste son déjeuner ; dans un coin, un homme essaie de suivre les mouvements indiqués sur les panneaux de gymnastique et au milieu un vieil homme tente de faire voler un aérostat rouge.
Vous allez me dire : c’est mignon, mais ensuite ?
– Voilà, c’est terminé.
– Non, quand même pas !
– Si, si je vous assure mais là, j’exagère un tout petit peu : on a quand même droit à une parcelle du passé du narrateur (nom inconnu) et ses brèves discussions avec une femme qu’il a croisé dans le métro.
Pour être franche, beaucoup d’aspects m’ont paru mystérieux : le style de vie, la relation quasi-inexistante qu’il entretient avec sa mère venue lui rendre visite à Tokyo, les discussions banales engagées avec l’inconnue du métro. En fait, c’est une histoire qui n’a pas d’intrigue et je ne vois absolument pas où l’auteur voulait en venir. Mais ce qui m’a le plus agacé, mais alors là, mis hors de moi, ce sont ces publicités et références à des marques connues : est-il si utile de mentionner plus de dix fois le mot « Starbucks » ou d’écrire « j’ai sorti du frigo une bouteille d’Evian » ?
Le style d’écriture est léger, mais sans plus et la fin de l’histoire est bizarre, une chute un peu agaçante compte tenu de la vacuité du contenu.
Bof, à éviter si possible !