La mère

Fiche identité

  • Titre du livre : La mère
  • Auteur : Pearl Buck
  • Nombre de pages : 222
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1933

Résumé

Cette histoire est celle de la vie quotidienne d’une paysanne chinoise.

Avis    

Cette histoire m’a profondément touchée, peut-être parce que je vis actuellement une étape nouvelle de ma vie grâce à la maternité.
Il s’agit ici de la vie d’une paysanne chinoise, rythmée par les saisons, les grossesses et le travail quotidien dans les champs.
Quelle rude existence où ne semble percer aucun rayon de soleil, aucun espoir ou changement notable ! Son équilibre précaire est brisé par la fuite de son mari : toute seule, elle devra assumer la charge de ses trois enfants en bas âge ainsi que de sa vieille belle-mère souffrante. Comment sauver les apparences face à l’abandon de son conjoint ? Comment joindre les deux bouts ? Chaque jour se ressemble : travailler la terre, vendre les récoltes et verser sa part au propriétaire de la terre, s’occuper de la famille… Les années passent avec de nouvelles épreuves qui viennent l’ébranler. Tout ce qu’elle vit est si réaliste, et pourrait être les conditions de vie des milliers de femmes de nos jours qui vivent dans la misère.
Le personnage principal – dont le nom n’est jamais cité – est une femme courageuse qui essaie de rester digne malgré les difficultés quotidiennes et les drames. Elle est parfois maladroite dans son attitude envers ses enfants et les autres, mais elle reste une « mère » qui se bat tous les jours pour les siens.
Le style d’écriture est agréable et simple, mais peut rebuter certains car il n’y a qu’une succession de descriptions dans ce roman.
Pour conclure, une lecture émouvante que je recommande vivement !

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Le vieux qui lisait des romans d’amour

Fiche identité

  • Titre du livre : Le vieux qui lisait des romans d’amour 
  • Auteur : Luis Sepulveda 
  • Nombre de pages : 128
  • Édition : Seuil
  • Année de publication : 1988

Résumé

Il s’agit de l’histoire d’Antonio José Bolivar Proano, un homme qui est parti s’installer dans l’Eldorado de la forêt amazonienne.

Avis    

Cette année est riche en surprises puisque je suis en pleine découverte de la littérature sud-américaine. Comme je ne compte pas m’arrêter là, lors de mes recherches, je suis tombée sur cette pépite, court roman d’un auteur chilien. C’est pour des ouvrages de ce type que la lecture reste un superbe moyen d’évasion.
Nous voici propulsés dans la forêt amazonienne, dans les traces d’un homme, Antonio José Bolivar Proano qui vit près de la berge du fleuve Nangaritza. Derrière les apparences d’un vieil homme placide se cache un ancien aventurier qu’on découvrira au fil de la lecture.
Cette histoire a des accents du vieil homme et la mer d’Hemingway, sauf qu’elle se déroule dans la forêt amazonienne, environnement hostile et dangereux. Comme ce roman, c’est une sorte de combat, de lutte, entre l’homme et l’animal.
Mais on sent tout l’amour que l’auteur porte pour la nature et la forêt amazonienne et ses habitants, son respect du mode de vie du peuple indien Shuar, son mépris des colons qui, avec leur arrogance, s’installent et dévastent l’environnement avec leur passage.
Le style d’écriture est agréable, fluide, ponctué de belles descriptions. Le livre se lit d’une traite. Je n’ai pas mis le 5ème cœur, car c’était trop court à mon goût et vous connaissez mes préférences pour les gros pavés.
Un roman chilien à découvrir !

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