La passe-miroir (Tome 4)

Fiche identité

  • Titre du livre : La passe-miroir (Tome 4)
  • Auteur : Christelle Dabos
  • Nombre de pages : 576
  • Édition : Gallimard Jeunesse
  • Année de publication : 2019

Résumé

Ce livre est le quatrième tome de la série La passe-miroir. Ophélie et Thorn sont toujours à la quête du secret qui cause l’effondrement des arches. Vont-ils pouvoir déjouer les plans de cette créature qui semble tirer toutes les ficelles ?

Avis     

À l’heure où la moitié de la planète est confinée, un des rares moyens d’évasion est la lecture. En quelques pages, me voilà transportée dans un univers magique, dépaysant et plein de surprises. Ce dernier tome est plus complexe, car l’auteur déroule enfin l’explication de toutes les énigmes. Qu’est-ce que c’est bien construit, imaginé et ficelé ! J’en ai le souffle coupé !
Deux ans après la lecture de cette trilogie, je vous présente enfin le dernier tome paru récemment. Les aventures d’Ophélie et Thorn continuent et s’intensifient dans l’arche de Babel. Le couple est en quête de tous les mystères pour empêcher la destruction de leur univers. Ophélie va vivre des épreuves assez difficiles dans un endroit appelé l’Observatoire. À travers ce lieu, l’auteur dénonce les dérives de la science, prêt à tout pour obtenir des résultats : les expériences scientifiques réalisées m’ont donné froid dans le dos et montrent à quel point Ophélie est vulnérable malgré son courage. On sent une tension et une ambiance plus sombre que dans les précédents tomes.
L’auteur se focalise sur Ophélie et Thorn et met de côté la plupart des personnages secondaires croisés dans les trois premiers romans, ce qui m’a un peu peiné, car j’espérais encore en revoir certains.
Le style d’écriture est limpide, léger et envoûtant. J’ai dévoré chaque paragraphe et chaque chapitre à une vitesse que je ne soupçonnais même pas. Les péripéties s’enchaînent avec brio, sans aucune lenteur. J’ai même failli faire une nuit blanche tellement j’étais absorbée par ma lecture. Quant à la fin, que dire à part deux mots : magistrale et juste parfaite ! Je tiens particulièrement à remercier l’auteur d’être restée sur ce schéma et de ne pas avoir cédé aux sirènes des romans à l’eau de rose.
C’est avec une pointe de tristesse que je quitte ce dernier tome, tous ces personnages et cet univers féerique. C’est comme terminer un beau et long voyage et savoir que même si on revient sur les lieux, rien ne sera plus pareil comme avant.
Un dernier mot : une série que je recommande absolument !!!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La passe-miroir (Tome 1 à 3)

Les chaussures italiennes

Fiche identité

  • Titre du livre : Les chaussures italiennes 
  • Auteur : Henning Mankell
  • Nombre de pages : 384
  • Édition : Points
  • Année de publication : 2006

Résumé

Fredrik Welin vit seul sur une île déserte depuis plusieurs années, avec pour seule compagnie un chat et un chien. De temps en temps, le facteur de l’archipel passe mais leurs échanges sont très brefs. Son quotidien morose et solitaire est bouleversé par l’arrivée de Harriet, une femme qu’il a abandonnée brusquement quarante ans plus tôt. 

Avis     

C’est le second livre que je lis de cet auteur. Ce n’est pas une enquête policière, mais une fiction assez triste.
Fredrik choisit volontairement de s’éloigner de toute relation humaine et vit comme un ermite sur une île déserte. Lorsque son passé le rattrape, il ne pourra pas s’échapper une fois de plus. Harriet, une ancienne petite amie qu’il a brusquement quittée, réapparaît et sera l’élément perturbateur de la fin de sa réclusion.
L’ambiance de ce récit est assez triste et lugubre. Les personnages de ce récit sont tous des écorchés vifs, des êtres blessés qui se raccrochent les uns aux autres : Fredrik, après une bavure médicale, quitte sa profession de médecin ; Harriet, atteinte de cancer, est en phase terminale ; Louise, une femme militante activiste et férue de peinture italienne, vient de découvrir son passé ; Agnès, après l’accident qui l’a rendu handicapée, héberge des adolescentes en difficulté, etc.
Si vous avez un accès de déprime, ce livre ne fera que l’accentuer : il est question de lâcheté, de pardon, de maladie incurable et de temps perdu aussi. Il ne se passe pas grand chose si ce n’est le temps qui s’écoule, le passé qui revient, mais il est souvent trop tard à ce moment-là pour changer quelque chose.
Le ton est mélancolique et le rythme assez lent. Le style d’écriture est sobre, presque froid comme les paysages suédois enneigés qu’il décrit. Je n’ai pas été conquise par ce récit avec des accents un peu trop glauques.
Néanmoins, il permet de voir cet auteur de polar sous un autre jour ! À lire avec une tablette de chocolats à côté de soi !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Meurtriers sans visage