Une plaisanterie et autres nouvelles

Fiche identité

  • Titre du livre : Une plaisanterie et autres nouvelles 
  • Auteur : Anton Tchekhov
  • Nombre de pages : 151
  • Édition : Payot et Rivages
  • Année de publication : 1886

Résumé

Ce livre est un ensemble de six nouvelles de l’auteur russe Anton Tchekhov.

Avis     

Ces nouvelles de Tchekhov furent une pause agréable après une lecture de plus de mille pages.
J’aime cet auteur pour la beauté de son style : il a un don pour nous emmener en quelques mots dans le cœur de sa nouvelle. Chacune d’elle est unique en son genre avec un mélange de tristesse, de rêverie, de nostalgie et de regret. La seule nouvelle différente est celle intitulée « L’allumette suédoise », car elle a un côté policier.
Lire Tchekhov, c’est comme admirer un magnifique coucher de soleil : c’est beau, mais d’une beauté indescriptible où il est impossible de décrire chaque nuance de couleur, chaque minute qui passe. Chaque nouvelle se savoure, avec ces petits détails qui font toute la différence avec une histoire banale.
Deux nouvelles m’ont touché. Dans « La plaisanterie », Nadia croit entendre son compagnon de jeu lui murmurer « Je vous aime » lors d’une descente en luge. Mais est-ce bien lui ou juste le vent qui résonne dans ses oreilles ? La nouvelle dont le titre est « Le baiser » est aussi splendide : un officier un peu gauche et timide reçoit par inadvertance un baiser dans une fête. Ce court moment aura pourtant une influence sur le cours de sa vie.
Hélas, ce recueil est bien court, trop même. À peine commencée, me voici déjà arrivée au bout du livre après quelques heures de lecture. J’aurai aimé un livre plus dense, avec plus de nouvelles.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Bagatelles quotidiennes et autres nouvelles – La dame au petit chien et autres nouvelles

Les piliers de la terre

Fiche identité

  • Titre du livre : Les piliers de la terre
  • Auteur : Ken Follett
  • Nombre de pages : 1 056
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1989

Résumé

L’Angleterre du XIIème siècle est ravagée par la guerre civile qui oppose deux héritiers du trône, à savoir la reine Maud et le roi Stephen. Cette histoire se passe dans la ville de Kingsbridge où règnent les luttes de pouvoir, les manigances non seulement au sein de la noblesse, mais au cœur même de l’église.   

Avis     

Si vous êtes fan du Moyen âge, si vous aimez les romans historiques à rebondissements, cet ouvrage est fait pour vous. Plongé dans le XIIème siècle anglais, nous assistons à plusieurs événements.
Le premier concerne les luttes de pouvoir au sein de l’Église catholique : chaque dignitaire souhaite protéger ses prérogatives, étendre son influence et développer son diocèse. Il s’ensuit donc une succession de trahisons, de lâcheté et d’ambition démesurée. C’est ainsi que nous allons suivre l’opposition entre Philip, le prieur de Kingsbridge et l’évêque Waleran son rival.
Le second événement concerne la chute de la famille du comte Bartholomew, accusé de trahison à la couronne. Ses deux enfants Aliena et Richard, encore adolescents à l’époque, perdent tout au profit de la famille Hamleigh. Vont-ils pouvoir se venger et récupérer leur fortune ?
Entre ces deux thèmes naviguent plusieurs autres personnages qui viennent apporter au récit beaucoup de richesses : Tom le bâtisseur et sa famille ; Ellen et son fils Jack qui ont longtemps habité dans la forêt, les autres membres du prieuré, la famille royale avec pour toile de fond la guerre civile qui sévit depuis plusieurs années en Angleterre.
On découvre aussi les conditions de vie de l’époque : la construction d’une cathédrale avec le matériel et le savoir-faire de l’époque ; la précarité des artisans qui vivent au jour le jour, forcés parfois de migrer de ville en ville en fonction de la saisonnalité du travail ; la famine aggravée par la guerre civile ; la puissance de l’église à l’époque, véritable contrepouvoir royal ; l’impunité de certains comtes qui profitent de l’affaiblissement du pouvoir pour commettre des exactions en tout genre ; les conditions de vie des serfs…
Le style d’écriture est vif, fluide et les péripéties s’enchaînent bien.
Toutefois, je mets deux petits bémols. Ce livre regorge de détails techniques sur la construction d’une cathédrale. Certains passages m’ont paru fastidieux, car j’ai peu de connaissances sur ce domaine. Sans un schéma détaillé, il a été difficile pour moi de comprendre certaines notions.
Je regrette aussi l’aspect manichéen et caricatural des personnages : les gentils sont souvent victimes des conspirations et de la cruauté des méchants. Dommage ! J’aurai aimé une zone plus grise où chaque personnage est plus réaliste.
Pour conclure, malgré ses deux défauts, c’est un roman intéressant qui tient en haleine le lecteur ! À découvrir !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La marque de Windfield – Un monde sans fin