La saison des feux

Fiche identité

  • Titre du livre: La saison des feux
  • Auteur: Celeste Ng
  • Nombre de pages: 384
  • Édition: Sonatine

Résumé

Cette histoire se déroule à Shaker Heights, une banlieue huppée de Cleveland. La vie tranquille de cet endroit est troublée par l’arrivée de Mia Warren, mère célibataire spécialisée dans la photographie, et sa fille Pearl, une adolescente de quinze ans.

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J’ai découvert cet auteur avec son premier roman Tout ce qu’on ne s’est jamais dit. Lorsque son second ouvrage est paru en France, je me suis jetée dessus car j’estime que cet écrivain a un potentiel énorme. Elle sait raconter une histoire, nous tenir en haleine et nous immerger dans un quotidien banal mais qui recèle bien des secrets.
D’emblée, le livre commence brusquement car la maison d’Elena Richardson est en feu. Puis, doucement, elle revient sur les faits qui ont conduit à ce désastre. L’auteur met en parallèle deux foyers aussi dissemblables  que peut l’être le blanc du noir.
Il y a celui d’Elena Richardson, une famille des plus typiques des Etats-Unis. Ils ont une existence pépère, confortable, routinière et presque sans remous mis à part le caractère rebelle d’Izzy, la benjamine. En réalité, l’auteur souligne ce côté conventionnel, lisse, artificiel et étriqué de la famille modèle que vise Elena. Suivre les règles, ne pas dépasser les lignes, rester dans les « principes » et la « norme » : voilà ce qu’il faut faire pour être heureux. Mais cette façade tiendra-t-elle quand un grain de sable vient se glisser subrepticement ? Les apparences cachent bien des secrets et les cœurs sont parfois noirs de méchanceté et d’égoïsme.
Puis, il y a celui de Mia Warren, une artiste bohème qui déménage régulièrement avec sa fille Pearl pour mener ses projets de photographie. Pour compléter ses revenus, Mia effectue des petits boulots (ménage, serveuse etc.). Sa fille et elle vivent avec le strict minimum et sont des nomades du XXIème siècle.
Autour de ces deux femmes vont graviter plusieurs évènements notamment le passé obscur de Mia, l’affaire Mirabelle qui secoue tout le voisinage, les premiers émois de l’adolescence, la découverte de la sexualité etc.
Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit à la lecture cet ouvrage: comment définit-on une mère, de surcroît une bonne mère ? Peut-on l’être si on ne fournit pas le confort matériel nécessaire à son enfant (cf. le cas de Bebe Chow ou de Mia) ? Qu’en est-il des femmes qui adoptent ou des mères porteuses : maman biologique, maman de cœur ou simple étrangère de passage ? La réponse se mesure à un mot : l’amour. Ce qui compte, c’est l’amour inconditionnel qu’on offre à son enfant quel que soit les circonstances extérieures.
Le style d’écriture est limpide, magnifique et doux. C’est un roman qui m’a beaucoup touché et qui me laissera un très bon souvenir.
A lire de toute urgence !

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