1984

Fiche identité

  • Titre du livre: 1984
  • Auteur: George Orwell
  • Nombre de pages: 408
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1949

Résumé

L’histoire se déroule durant l’année 1984. Winston vit à Océania, un régime autoritaire et totalitaire dominé par la figure emblématique de Big Brother.

Avis    

Cela fait un très long moment que j’ai promis de lire cet ouvrage mais je ne me suis jamais décidée. Et puis,  il y a quelques jours, en voyant le mot Big Brother dans un magazine, il y a eu un déclic quelque part et je l’ai lu.
En terminant le livre, j’étais bouleversée par l’actualité de ce roman d’anticipation. Bien que ce livre soit écrit dans les années 1950, on a l’impression que les évènements qu’il décrit se situent à notre époque. Et pourtant, son objectif principal était de critiquer les régimes totalitaires et soviétiques et c’est effrayant de voir que ce qu’il dénonce se retrouve dans le système où nous vivons actuellement : la succession des guerres où on ne connaît pas vraiment les causes réelles, l’uniformité de la pensée véhiculée par l’ensemble des médias, l’Afrique devenue une main-d’œuvre facile et disponible pour l’une des trois grandes puissances, l’individualisme des gens, le téléécran qui aujourd’hui symbolise tout ce qui permet de traquer au maximum les gens (Facebook, téléphone, cartes bancaires, puce RFID, caméra à chaque coin de rue etc…), les masses obnubilées uniquement par leurs loisirs et délaissant les sujets politiques, la peur de l’ennemi public N°1 personnifié par Goldstein dans le livre (et pourquoi pas Ben Laden ou tout autre soi-disant terroriste dans le nôtre ? ). J’ai été secouée en le lisant car tout est trop actuel, trop prophétique à mon goût.
Le style d’écriture est bien mais sans plus. De temps en temps il est assez lourd et répétitif, à moins que la traduction que j’ai lue soit mauvaise. Par contre les scènes de torture sont tout simplement terrifiantes :  l’affaiblissement du personnage par les coups et les humiliations puis par la manipulation psychologique m’ont fait froid dans le dos.
Il y a tellement de choses à dire sur ce livre que je pourrais remplir des pages et des pages de citations. Je dirais seulement celui-ci : « La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre ». Le jour où quelqu’un voudra vous faire croire autre chose, c’est que tout ce qu’Orwell a écrit existera réellement.
Conclusion : un chef d’œuvre à lire, à mettre entre toutes les mains ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La ferme des animaux

Le fantôme de Canterville et autres contes

Fiche identité

  • Titre du livre: Le fantôme de Canterville et autres contes
  • Auteur: Oscar Wilde
  • Nombre de pages: 188
  • Édition: Le livre de poche Jeunesse
  • Année de publication: 1887

Résumé

Depuis trois cent ans, Sir Simon est le fantôme qui terrifie les gens vivant dans le manoir de Canterville. Mais lorsque le domaine est vendu à une famille d’Américains, ses habitudes vont changer.

Avis    

Je ne sais pas quel mouche me pique mais les livres s’enchaînent à une vitesse folle sur le blog. C’est peut-être lié à mon formidable cadeau d’anniversaire : un Reader qui contient plus de mille livres que je trimbale partout (et que je mettrais une vingtaine d’années à lire sûrement).
Oscar Wilde est un des premiers auteurs classiques que j’ai lu et je m’attendais à une histoire proche de son célèbre ouvrage, Le portrait de Dorian Gray. Ce fut une surprise très agréable car je ne m’attendais pas du tout à trouver un ouvrage drôle et sympathique.
On suit les déboires d’un fantôme qui n’arrive pas à effrayer les nouveaux propriétaires de Canterville Chase, des Américains fraîchement arrivés en Europe. Au contraire, il va subir les mille et une malices de la famille, surtout des redoutables jumeaux. L’auteur met en avant deux cultures complètement opposés qui se rencontrent : les coutumes anglaises traditionnelles et désuètes contre l’arrivisme et le matérialisme des Américains.
Paradoxalement, les autres contes ont un accent nettement plus mélancolique et avec des fins cruelles où le thème de la mort prédomine. Je pense notamment à l’histoire du rossignol ou de Hans l’ami dévoué du meunier. Contrairement aux contes, la morale issue des histoires est assez ambiguë : d’après mon interprétation personnelle, mieux vaut ne pas se mêler des affaires d’autrui pour ne pas se créer plus d’ennuis. 
Le style d’écriture est riche, foisonnant mais absolument pas adapté à des jeunes enfants.
On passe quand même un très bon moment en compagnie de ce fantôme donc je vous conseille de lire ce livre pour vous détendre après une semaine stressante !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le crime de Lord Arthur Savile Le portrait de Dorian Gray