Le vieil homme et la mer

Fiche identité

  • Titre du livre: Le vieil homme et la mer
  • Auteur:  Ernest Hemingway
  • Nombre de pages: 113
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1952

Résumé

Santiago est un pêcheur cubain. Depuis des semaines, il n’a pas pris de poisson. Le quatre-vingt-cinquième jour, un poisson mord à son hameçon : un long combat de plusieurs jours aura lieu entre l’homme et l’espadon.

Avis    

Je me rappelle que je devais lire cet ouvrage au collège mais évidemment je ne l’ai pas fait. Lorsque je l’ai vu sur une étagère à la bibliothèque je me suis dit qu’il était enfin temps de le découvrir.
Je vous avoue qu’en ayant terminé le livre je me suis dit que je ne l’aimais pas du tout peut-être parce que la fin  m’a laissé un goût amer à la bouche. Puis j’ai pris du recul, ce qui a légèrement changé mon avis. C’est une histoire très courte, minimaliste sur la lutte d’un pêcheur et d’un poisson. J’ai ressenti beaucoup de peine pour ce vieux pêcheur. Malgré son âge, il devait encore gagner sa vie et il s’engageait tout seul sur l’océan sur une vieille barque toute frêle. Personne n’était là pour lui, à part un jeune garçon de seize ans lorsqu’il se trouvait sur la terre ferme. J’ai admiré son courage, son humilité, sa force et sa capacité à tenir coûte que coûte.
L’auteur décrit avec une minutie parfaite chaque étape, chaque bataille entre l’espadon et Santiago. Certains termes sont relatifs au vocabulaire marin donc j’ai eu du mal à comprendre, surtout que je me trouvais dans un lieu sans dictionnaire à portée de main.
C’est un ouvrage où l’on ressort chamboulé mais pour ne pas terminer sur une note négative, je vous propose cette belle citation tirée du livre : « Un homme ça peut être détruit, mais pas vaincu ».

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le soleil se lève aussi – Paris est une fête

Les raisins de la colère

Fiche identité

  • Titre du livre: Les raisins de la colère
  • Auteur: John Steinbeck
  • Nombre de pages: 640
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1939

Résumé

Une famille de métayers, les Joad, est chassée de leur terre, située dans l’Oklahoma, suite à une succession de mauvaises récoltes. Avec leurs maigres affaires et le peu d’argent qu’ils leur restent, ils vont aller en Californie pour tenter de trouver du travail.

Avis    

Je n’ai plus autant le temps de lire qu’avant mais la chance me sourit ces derniers temps. Chaque livre que j’ouvre est un vrai trésor, et celui là en particulier.
C’est une histoire très émouvante et il y a des moments très forts dans cet ouvrage. On ne peut pas rester indifférents face à tous les malheurs que vit la famille Joad. L’auteur décrit la misère de ces pauvres gens, expropriés de leur terre et contraints de s’exiler dans un autre Etat. Chaque jour est une lutte pour eux : d’abord tenter coûte que coûte d’arriver en Californie avec une vieille voiture bringuebalante extrêmement chargée. Ensuite trouver un camp où dormir, du travail pour pouvoir se payer de la nourriture…sans compter les persécutions des policiers, les vieillards mourant de fatigue sur la route, les maladies, la faim qui tenaille l’estomac …
A chaque ligne, on a l’impression de ressentir soi-même tous les sentiments qui animent chacun des personnages: colère, tristesse, désarroi, fatigue… Mais à côté de tout ça, il y a l’esprit de famille, la solidarité qui crée des liens entre les gens. La figure qui m’a le plus touchée est Man, avec son courage, sa lucidité et sa façon de maintenir la cohésion familiale même dans les moments de doute.
La plume de Steinbeck est tout simplement magnifique : il sait rendre les sentiments bruts et authentiques ; ces descriptions sont magnifiques et je n’ai senti aucune longueur. J’ai beaucoup aimé sa manière d’alterner en fonction des chapitres une description globale de l’ensemble des émigrants puis ensuite de se focaliser sur la famille Joad.
Il prend aussi beaucoup parti dans son ouvrage : il critique le système capitaliste gouverné par les banques, qu’il qualifie de « monstres ». Il dénonce les inégalités sociales, l’appropriation des richesses par une minorité au détriment de la majorité pauvre… Beaucoup de choses m’ont marquées dans ce qu’il a écrit dont plusieurs passages trop longs qui ne pourront malheureusement pas être tous copiés ici.
Donc, à vous de découvrir cette œuvre magistrale !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: A l’est d’EdenDes souris et des hommes – Tortilla Flat