Le parrain

Fiche identité

  • Titre du livre : Le parrain
  • Auteur : Mario Puzo
  • Nombre de pages : 821
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 1969

Résumé

L’histoire se déroule à New-York dans les années 50. Don Vito Corleone est le chef d’une des familles italiennes les plus puissantes de la ville. Lorsqu’il refuse l’offre d’un revendeur de drogue, son empire est mis à mal.

Avis    

C’est un film très connu et qui a été réadapté plusieurs fois au cinéma, mais j’étais curieuse de voir l’effet que donnerait la lecture du livre. Je risque de décevoir beaucoup de monde, car je n’ai pas beaucoup aimé cet ouvrage.
L’histoire raconte surtout le milieu de la mafia italienne en Sicile et aux Etats-Unis. On y découvre les principes qui gouvernent ce type de structure : la loi de l’omerta, la vengeance, les guerres de gangs, les relations secrètes avec le pouvoir politique, l’organisation hiérarchique. Ce système est assez paradoxal, car il existait quand même des liens fraternels et familiaux qui unissaient les gens malgré toute sa violence et sa cruauté.
Le personnage de Don Vito Corleone est bien travaillé : l’auteur revient sur l’enfance et la vie de ce dernier pour expliquer pourquoi il est devenu ce qu’il est. Je pense que je n’ai pas apprécié le livre, car je ne me suis pas sentie proche des personnages. Ils me paraissaient irréels, lointains et surréalistes. Je n’ai eu aucune affinité particulière pour l’un d’eux et j’avais juste l’impression d’avoir un film qui se déroulait sous mes yeux au lieu d’un roman. En plus de cette distance, la fin hollywoodienne m’a déçue.
Le style d’écriture est très simple avec des descriptions minimalistes. Les événements s’enchaînent correctement, mais sans plus. On peut noter quelques anecdotes qui ont un peu étouffé l’histoire principale comme celui de Johnny Fontane ou Lucy Mancini.
Conclusion : ce livre est peut-être célèbre, mais il ne m’a pas plu. Je pense que l’adaptation cinématographique est nettement mieux.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le sang des Borgia

Racines

Fiche identité

  • Titre du livre : Racines
  • Auteur : Alex Haley
  • Nombre de pages : 750
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1976

Résumé

Alors qu’il partait couper du bois pour fabriquer un tambour, Kounta Kinté sera enlevé. Il deviendra esclave dans une plantation aux Etats-Unis.

Avis    

En ce moment, j’attaque des bouquins volumineux et en même temps, je profite de mes vacances de rêve sur une île dans l’Océan Indien, donc mon blog n’est pas mis à jour régulièrement.
Quoiqu’il en soit, j’ai pu finir cet ouvrage. C’est une histoire où l’on découvre beaucoup de choses, mais qui est terriblement triste. Pendant les deux cent premières pages, l’auteur nous relate la vie quotidienne et les principaux rites et coutumes du village de Djouffourré, une tribu mandingue. C’est cette partie du livre que j’ai le plus apprécié.
Puis Kounta sera enlevé et vendu en tant qu’esclave en Amérique. L’auteur va nous relater, sur sept générations, ce qui lui adviendra, ainsi qu’à sa descendance. Il y a des passages très difficiles qui relatent l’horreur de l’esclavage dans cet ouvrage et je me suis même demandée comment des êtres humains avaient pu infliger ces atrocités : les Noirs enfermés dans les cales de navires, dormant et mangeant à proximité de leurs excréments, les maladies qui les terrassaient, les séparations brutales entre les familles, les enfants en bas âge arrachés à leurs parents pour être vendus, les viols subis par les femmes, la brutalité et la cruauté de certains maîtres, régisseurs et chasseurs d’esclaves… Je ne les citerai pas tout ici, car cela pourrait décourager la lecture pour certaines âmes sensibles.
Pourquoi ne pas avoir mis le 5ème cœur ? J’ai trouvé que l’histoire était assez déséquilibrée à partir de l’enlèvement de Kounta. L’intrigue est moins riche et moins travaillée que la première partie de la vie de Kounta. J’ai eu du mal à me repérer dans la chronologie, car tout allait parfois trop vite et tout à coup, l’histoire ralentissait sur plusieurs chapitres. Je trouve que l’ensemble des événements n’est pas assez étalé et que 750 pages ne sont pas suffisantes pour raconter l’histoire de sept générations.
Puis si le style d’écriture était plaisant au début, il devient un peu monotone au fur et à mesure des pages. Je n’ai pas aimé la façon dont l’auteur a écrit les dialogues : certes, cela cadrait bien avec le contexte, mais lire ce langage haché, familier sur cinq cents pages m’a agacé.
Malgré ces quelques défauts, c’est un livre qui ne peut laisser personne indifférent ! À lire !