Tu m’appartiens

Fiche identité

  • Titre du livre: Tu m’appartiens
  • Auteur: Mary Higgins Clark
  • Nombre de pages: 379
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1998

Résumé

Susan Chandler est psychologue et animatrice d’une émission radio « Ask Dr. Susan ». Lors d’une de ces interventions, elle évoque la disparition subite de Regina Clausen, une célèbre journaliste, lors d’une croisière en Asie. Le témoignage d’une auditrice sur ce cas va déclencher de nouveau le tueur…. 

Avis    

J’ai choisi ce livre parce que son titre me permettait de faire un petit clin d’oeil à quelqu’un en ce jour précis…Que de mystères mais ceux qui me connaissent bien comprendront pourquoi!
L’histoire n’est pas très palpitante, ce qui explique cette note très moyenne. Susan Chandler, de fil en aiguille, se retrouve sur la trace d’un psychopathe. Tout commence par le témoignage d’une auditrice qui lors de l’émission radio, raconte sa rencontre avec un homme séduisant et romantique lors d’une croisière. L’auteur tente d’enchaîner rapidement les actions et rebondissements mais aussi de faire durer le suspens.
Mais malheureusement pour moi, cette fois-ci sa recette n’a pas marché: sans vouloir me vanter, j’ai deviné rapidement qui était le meurtrier car l’auteur n’offrait pas énormément d’options ni de possibilités. Puis, j’ai senti qu’il y avait beaucoup de longueurs et de répétitions. Le fait de l’avoir lu en anglais a fortement accentué ce sentiment car comme je lisais plus lentement, je voyais nettement les mêmes mots et syntaxes se répéter de chapitres en chapitres. Certaines parties sur le divorce des parents de Susan et les états d’âme de sa famille m’ont également parues inintéressantes et inutiles par rapport à la résolution de l’enquête.
Le style d’écriture est monotone mais simple. Je n’ai pas accroché du tout, d’autant plus que la suite des évènements était prévisible. L’héroïne reste sympathique mais un brin caricatural (jeune new-yorkaise d’une riche famille, ayant réussie sa carrière professionnelle mais seule…).
Je ressors très déçue de ce livre, qui a aussi beaucoup émoussé l’enthousiasme que je professais avant pour Mary Higgins Clark !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Dans la rue où vit celle que j’aimeLa nuit du renard

Certaines n’avaient jamais vu la mer

Fiche identité

  • Titre du livre: Certaines n’avaient jamais vu la mer
  • Auteur: Julie Otsuka
  • Nombre de pages: 144
  • Édition: Phebus
  • Année de publication: 2011

Résumé

L’auteur raconte ici le destin de plusieurs femmes japonaises, exilées en Californie au début du XXème siècle. En effet, elles se sont retrouvées marier par procuration – soit par choix, soit par décision de leur famille – à un homme qu’elles n’ont jamais vu.

Avis    

Après avoir cherché en vain depuis plusieurs mois un livre susceptible de me surprendre, voici que j’en trouve enfin UN qui m’a beaucoup ému et qui mérite amplement sa place parmi les meilleurs livres que j’ai lu jusqu’à maintenant.
Je commencerai par le style d’écriture : il y a une poésie dans chaque ligne, une émotion dans chaque phrase, une mélodie dans chaque paragraphe. L’auteur ne raconte pas l’histoire d’une personne mais se fait la voix de plusieurs femmes japonaises exilées et mariées à des inconnus. Elle a un talent indéniable pour décrire chaque situation en peu de mots, pour nous partager les souffrances, les petites joies et les misères de chacune de ces femmes.
Car de la misère, oui, il y en a au point d’en avoir les larmes aux yeux : tout commence par leur trajet en bateau, où elles évoquent ce mari inconnu, qu’elles ont vu sur une photo. Ensuite vient la nuit de noces, souvent violente et brutale. Puis la désillusion complète: au lieu d’être marié à un riche homme comme le promettait l’entremetteuse, elles se retrouvent à travailler dans les champs, à récolter des fruits et des légumes de ville en ville en Californie, à vivre dans un pays dont elles ne connaissent ni la langue ni la culture, à supporter les brimades et les abus, à accoucher seule dans les champs ou dans un taudis, à travailler comme domestique chez des riches californiens, à voir grandir leurs enfants dans un environnement inconnu, à subir leurs rejets et leurs moqueries car eux se sont adaptés aux Etats-Unis et ne comprennent pas les valeurs traditionnelles japonaises…Je n’en dirais pas plus mais il y a tellement de choses qu’on découvre et qu’on vit à travers ces quelques pages. L’auteur ne sombre ni dans le pathétique, ni dans le ressentiment, ni dans la plainte : elle décrit avec justesse chaque parcelle de vie.
La fin, brutale et triste, nous apprend beaucoup de choses du point de vue historique : les vagues d’immigration qui ont eu lieu en Californie, le statut des Japonais à la veille de la Seconde guerre mondiale, leur envoi dans des camps où personne n’a plus entendu parler d’eux. C’est un pan de l’histoire américaine, assez sombre et méconnu (en tout cas pour moi), mais qui mérite de ne pas être oublié !
Ce fut pour moi, une lecture inoubliable, une vraie pépite d’or ! Un livre magnifique à lire de toute urgence !