Eugène Onéguine

Fiche identité

  • Titre du livre: Eugène Onéguine
  • Auteur: Alexandre Pouchkine
  • Nombre de pages: 363
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1825

Résumé

Eugène Onéguine est un jeune dandy russe oisif, mélancolique et lassé de la vie mondaine. Ayant hérité d’une solide fortune, il s’installe à la campagne. Au bout de quelques temps il se lie d’amitié avec Lenski, un poète, qui lui présentera Olga et Tatiana, les filles de la famille Larine.

Avis     

Pouchkine est l’auteur qui m’a introduit dans le tourbillon de la littérature russe et depuis j’en suis devenue presque accro, au point de lire Tolstoï, Dostoïevski, Gorki, Tourgueniev et même Soljenitsyne. En prenant ce livre à la bibliothèque je craignais de ne pas l’apprécier car je savais que c’était une œuvre écrite en vers et comme vous l’avez sûrement remarqué, je lis rarement des poèmes.
Et là, en parcourant les premières lignes ce fut le terrible coup de foudre une fois de plus pour la littérature russe. On retrouve de nouveau ce décor si familier : les bals et les soirées mondaines à Moscou auxquels l’auteur oppose le calme et la sérénité de la vie à la campagne. Et dans cette ambiance évolue Eugène Onéguine, jeune dandy oisif et blasé par la vie, qui se retire en province. C’est une histoire d’amour, de choix décisifs, de destins où les personnages principaux sont à la fois attachants et détestables.
J’ai aimé Onéguine pour son côté sarcastique, mélancolique qui n’attend plus rien de la vie. Mais qu’est-ce que je l’ai haï pour son égoïsme, pour sa leçon de morale dans le jardin avec Tatiana, pour son amour exclusif de sa liberté au mépris de tout ! A la fin pourtant j’ai eu de la peine pour lui, surtout sa lettre tellement déchirante. Et Tatiana ? J’ai aimé sa douceur, son penchant pour la rêverie et la nature. Sa dernière phrase fut juste redoutable et recèle tellement de douleur qu’on a l’impression de se faire poignarder.
Je crois que ce commentaire est confus car j’essaie à tout prix de ne pas dévoiler une partie de l’intrigue. Mais croyez-moi, il faut le lire ! Non seulement le style est limpide, dynamique, poétique mais il contient une histoire qui ne laissera personne de marbre. Pour mieux le comprendre je vous conseille aussi de lire les notes de bas de page et les annexes qui expliquent le contenu de quelques strophes.
Un livre que je recommande absolument !

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La dame de piqueLa fille du capitaine 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (Tome 1 à 13)

Fiche identité

  • Titre du livre: Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (Tome 1 à 13)
  • Auteur: Lemony Snicket
  • Nombre de pages: 2 998
  • Édition: Nathan Jeunesse
  • Année de publication: 1999

Résumé

Depuis la mort de leurs parents dans l’incendie de leur maison, Violette, Klaus et Prunille Baudelaire tentent d’échapper au comte Olaf, un sinistre individu tentant de mettre le grappin sur leur immense fortune.

Avis    

Lors d’un trajet en train, je cherchais un livre court et ludique dans mon Reader pour occuper le temps et voilà, je me suis fait happer par cette série au point de finir les treize tomes quelques semaines après.
Présenter un à un les livres me paraît fastidieux donc je condenserai dans cet article l’ensemble de la série. Je tiens à souligner que cette méthode ne reflète pas forcément la qualité de chaque tome.
J’ai beaucoup aimé les aventures des trois orphelins Baudelaire jusqu’au tome 5 : en utilisant leurs compétences respectives – le bricolage pour Violette, les recherches pour Klaus et les dents aiguisées pour Prunille – ils vont tenter coûte que coûte d’échapper aux redoutables manigances du comte Olaf. D’ailleurs ce personnage était tout simplement mythique : un mélange unique de cruauté, d’imbécilité et d’ingéniosité ! Je l’ai adoré ! Les trois enfants aussi sont sympathiques et gentils mais sans plus.
A partir du tome 6, j’ai moins accroché : le scénario était très répétitif , les rebondissements de plus en plus invraisemblables et moins intéressants malgré l’introduction du mystérieux sigle V.D.C. J’ai l’impression que l’auteur a finit par manquer d’idées et qu’il s’est engouffré dans une histoire de sociétés secrètes pour donner une suite aux précédents tomes. Malheureusement, la fin est extrêmement décevante: j’attendais des révélations, un éclaircissement de quelques mystères mais tout est resté flou jusqu’au bout.  Dommage !
Ce n’est pas un ouvrage semblable aux autres livres pour enfants où le bien triomphe du mal:  les situations restent ambiguës et la morale serait plutôt d’être courageux, de rester solidaire et de faire de son mieux en dépit des circonstances.
Le style d’écriture est correct, fluide avec beaucoup d’humour. Personnellement, j’ai senti qu’il y avait beaucoup de répétitions, d’explications redondantes et de digressions inutiles. Il reste quand même un bon livre que je recommande exclusivement à un public jeune, environ 10-12 ans.  Ah oui ! Si un adulte amateur de littérature le lit,  il notera plusieurs clins d’œils littéraires disséminés ici et là à travers le nom des personnages secondaires, des accessoires ou de certains lieux.