Hunger games (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre: Hunger games (Tome 1 à 3)
  • Auteur: Suzanne Collins
  • Nombre de pages: 1 174
  • Édition: Pocket Jeunesse
  • Année de publication: 2008

Résumé

Tous les ans, le Capitole demande à chaque district de fournir deux tributs. Ces jeunes, choisis au hasard entre l’âge de 12 et 18 ans, participent aux Hunger Games, un jeu télévisé où chaque participant doit survivre dans un environnement hostile en se débarrassant rapidement de ses concurrents avant que ces derniers le tuent.

Avis    

Malgré la popularité de ce livre sur la blogosphère, je n’y ai pas accordé une très grande attention, sans doute par méfiance pour l’effet « best-seller ». Puis, je suis allée voir le film au cinéma et ça y est le virus s’est propagé. J’ai regroupé ici les trois tomes pour ne pas répéter mes impressions.
Nous sommes plongés dans un futur angoissant, totalitariste, superficiel, individualiste et violent. La principale attraction, comme l’annonce le résumé, est les Hunger Games, un jeu de télé-réalité redoutable. Je ne lis pas beaucoup de science-fiction mais cette histoire me rappelle vaguement Marche ou crève ou Running Man de Stephen King.
L’idée de base m’a plu, mais, bizarrement, je n’ai ressenti aucun attachement particulier pour l’ensemble des protagonistes. J’ai eu du mal à cerner les traits de caractère de Katniss: au moment où je sentais que je la comprenais, elle m’échappait. Elle m’a parue tour à tour rusée, égoïste, violente, généreuse ou manipulatrice…Elle est insaisissable, un vrai « geai moqueur ».
Les deux premiers tomes sont plus ou moins semblables. Le second tome est de moindre qualité car il reprend la structure du premier, sans apporter une grande innovation. Le troisième tome est plus dynamique une fois qu’on dépasse la moitié du livre. Ce constat s’applique également sur les deux premiers : je me suis vraiment ennuyée à suivre les états d’âme de Katniss. Certes, l’auteur développe le fonctionnement du régime de Panem et les autres personnages mais je sentais qu’il y avait des longueurs inutiles et une absence manifeste d’action. Tout démarre seulement dans l’arène, et encore ! l’auteur occulte les scènes trop crues pour ménager ces potentiels lecteurs, que je situerai plutôt chez un public jeune.
Je note aussi un bémol significatif qui m’a beaucoup pénalisé dans la lecture : le style d’écriture est trop plat, avec des phrases trop courtes sans aucune élégance. J’ai trouvé le ton insipide, monotone et mou jusqu’à la moitié du tome 3. A partir de celui-ci, il devient plus dynamique et un peu plus recherché même si l’auteur use et abuse de facilités pour terminer l’histoire.
Certains fans me reprocheront ma sévérité. Je tenais juste à souligner ces défauts qui enlèvent beaucoup de charme à la bonne idée principale du livre. L’auteur y développe en effet les ravages engendrés par la guerre, les massacres perpétrés par chaque camp qui contrebalancent la cause que chacun défend. Elle aborde aussi subtilement le problème du totalitarisme: que ce soit dans le district 13 ou au Capitole, le régime reste contestable et injuste. La note reste raisonnable, donc si vous avez beaucoup de temps devant vous, tentez quand même l’aventure !

Du rêve pour les oufs

Fiche identité

  • Titre du livre: Du rêve pour les oufs
  • Auteur: Faïza Guène
  • Nombre de pages: 153
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2006

Résumé

A la mort de sa mère, Alhème quitte l’Algérie et s’installe dans la banlieue parisienne chez son père. Elle rêve de mener une vie normale comme ses copines mais ce n’est pas évident entre la maladie de son père, les problèmes de son petit frère Foued et les multiples missions d’intérim.

Avis    

Dans d’autres circonstances, ce livre n’aurait pas eu autant de cœurs mais Adrienne Mesurat était tellement déprimante que j’étais prête à donner une note exceptionnelle à n’importe quel livre, pourvu qu’il ne soit pas aussi sombre. J’avais besoin d’un récit court, léger et sympathique pour effacer ce mauvais souvenir. Et, par hasard, voilà qu’un titre plutôt accrocheur tombe sous mes yeux. Malgré l’avis mitigé que j’ai eu sur Kiffe kiffe demain, j’ai décidé de donner une seconde chance à Faïza Guène.
Je ne le regrette par car cette histoire est mieux travaillé que son premier roman. Il est moins caustique, moins caricatural et plus mélancolique. Seules les citations de Tante Mariatou m’ont donné un grand sourire.
Le résume nous donne un aperçu global donc je n’ajouterai rien d’autre pour ne pas dévoiler le peu qui reste. Malgré ses défauts, l’héroïne reste attachante grâce à son courage, l’affection qu’elle porte à son père malade et son frère, un adolescent rebelle. 
Le style d’écriture reste familier, sans aucun charme,  mais moins bâclé que son précédent roman. En tout cas, il se lit très vite. En une soirée, vous pouvez facilement le finir.  Le livre se termine abruptement et donne une fin plutôt inachevée.
Je n’ai plus grand chose à dire une fois l’enthousiasme passé. A lire ? Oui peut-être…

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Kiffe kiffe demain