Le soleil des Scorta

Fiche identité

  • Titre du livre : Le soleil des Scorta
  • Auteur :  Laurent Gaudé
  • Nombre de pages : 282
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 2004

Résumé

Cette histoire se déroule à Montepuccio, petit village du sud de l’Italie et nous décrit le destin d’une famille, les Scorta, sur trois générations.

Avis    

L’auteur nous emmène ici dans un village d’Italie du Sud et nous restitue avec beaucoup de réalisme l’atmosphère de l’époque et du lieu : au cours de la lecture, je sentais presque la chaleur étouffante qui envahissait les rues, et j’imaginais au loin les collines où poussent les oliviers et qui surplombent la mer. En un mot, je vivais au rythme de ce paisible hameau.
Nous suivons les Scorta, famille déshéritée et maudite parce qu’ils ont des origines liées au banditisme. L’auteur évoque ici plusieurs thèmes : l’amour de sa terre natale envers et contre tout ; la solidarité familiale, d’abord, entre une fratrie, et ensuite à travers les générations futures. La vie des Scorta est marquée par la misère et par la pauvreté, et toute leur vie, ils lutteront pour maintenir la tête hors de l’eau. Les personnages sont intéressants, bien qu’on ne les côtoie qu’un court instant, car il s’agit principalement de brefs portraits. Je trouve quand même que le livre est bien trop court pour relater pleinement l’histoire de plusieurs générations.
Le style d’écriture est fluide, agréable, avec des phrases courtes mains moins hachées que ceux de La mort du roi Tsongor. J’ai nettement plus apprécié sa plume ici, qui est pleine d’émotion et de sensibilité, emplie de saveurs du sud de l’Italie.
En quelques mots, un bon livre à découvrir !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La mort du roi Tsongor

Le loup des steppes

Fiche identité

  • Titre du livre : Le loup des steppes
  • Auteur : Hermann Hesse
  • Nombre de pages : 224
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1927

Résumé

À force de renier ce qui constitue le bonheur quotidien des hommes, Harry Haller devient un être asocial, proie d’une extrême solitude qu’il vit mal, au point de s’identifier à un « loup des steppes ». Mais sa rencontre avec Hermine, une courtisane risque de modifier le cours de sa vie.

Avis    

J’ai mis cette mauvaise note, car rien ne m’a plu dans cet ouvrage. J’ai trouvé le sujet opaque et je n’ai pas réussi à y trouver le moindre intérêt : il s’agit de l’errance de Harry Haller, un homme misanthrope qui s’intègre mal à la société. Lui-même se sent comme un schizophrène, une créature partagée entre deux personnalités antagonistes, mi-homme social et mi-loup sauvage et bestial. Ce personnage principal m’a énervé, parce qu’il se prétend au-dessus des autres, parce qu’il se prend trop au sérieux et se crée lui-même des problèmes existentiels insolubles. Sa quête du bonheur m’a paru vaine, car il pense ne la réaliser que dans une félicité intellectuelle détachée des besoins matériels. Pour moi, Harry est un maniaco-dépressif, complètement névrosé, un homme pétri d’un idéal impossible à atteindre et qui consume misérablement son existence en soupirant après les mirages.
Je me suis ennuyée à mourir et cette lecture fut un désagrément que j’avais juste envie de terminer au plus vite. Je n’ai pas compris grand-chose au cours de ma lecture et certains passages sont restés hermétiquement fermés à ma compréhension comme les parties sur le théâtre magique : est-ce des hallucinations suite à la prise de psychotropes ? Est-ce une allégorie, mais de quoi ?
Le style d’écriture est dense et très classique, et pas très fluide à mon goût. Le ton est lent, et on se perd dans cet univers un brin fantastique qui met le lecteur parfois mal à l’aise. La fin est mystérieuse, incompréhensible et opaque comme l’a été tout le livre.
Cette critique est sévère mais sincère. Oui, je n’ai pas aimé le livre et tant pis si les apôtres d’Hermann Hesse me plongent dans du goudron et des plumes !
Conclusion : une lecture à éviter !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Narcisse et Goldmund –  Siddhartha