Demain j’arrête

Fiche identité

  • Titre du livre : Demain j’arrête !
  • Auteur : Gilles Legardinier
  • Nombre de pages : 408
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 2010

Résumé

Lorsqu’elle rentre chez elle, Julie remarque son nouveau voisin à cause de son nom rigolo. Curieuse, elle tente de découvrir qui il est, mais les gaffes s’enchaînent.

Avis     

Voici un roman recommandé par un membre de ma famille. Je la remercie chaleureusement, car j’ai passé un moment exquis à lire les péripéties vécues par Julie. Vous me connaissez assez pour savoir que la chick-lit n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps, une lecture sans prise de tête est aussi rafraîchissante.
Julie est en plein chagrin d’amour lorsqu’elle croise son nouveau voisin. En plus d’avoir un nom rigolo qui suscite sa curiosité, il est charmant, sympathique et célibataire. Son cœur s’emballe, mais comment se rapprocher de lui ? Je vous laisse le soin de deviner toutes les ruses et toutes les gaffes de Julie. C’est drôle, plein d’émotions et de bons sentiments, plein de situations cocasses où l’amour et l’amitié ne sont jamais très loin. Les personnages sont sympathiques sans sombrer dans la caricature.
Si on doit classifier ce roman, c’est dans la même catégorie que Bridget Jones.
Le style d’écriture est vif, agréable, léger et plein d’humour. Je précise que l’auteur est un homme, mais il a su décrire avec brio les tempêtes émotionnelles d’une femme de vingt-neuf ans. Sans être totalement comme elle, je trouve que c’est bien exécuté. Bravo !
Bon, moral de l’histoire un bonnet péruvien est un outil nécessaire dans tout placard de jeune femme qui se respecte.

Baguettes chinoises

Fiche identité

  • Titre du livre : Baguettes chinoises
  • Auteur : Xinran
  • Nombre de pages : 350
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2007

Résumé

Lasses d’être méprisées parce qu’elles sont des femmes, trois sœurs quittent la campagne pour s’installer dans la ville de Nankin.

Avis     

Si vous espérez un roman basé sur la cuisine chinoise, détrompez-vous ! Les baguettes évoquées ici sont un terme pour désigner les femmes, c’est-à-dire des ustensiles jetables, des fardeaux inutiles et incapables de soutenir financièrement une famille.
L’auteur raconte l’histoire de trois filles qui fuient la misère de la campagne. Arrivée en ville, elles essaient de se débrouiller tant bien que mal pour s’en sortir. Un roman autour des conditions des femmes me touche toujours d’autant plus que ce dernier est inspiré de faits réels.
Néanmoins, ce livre aurait pu être mieux. Je trouve que l’auteur rend ces récits de vie puérils et moralisateurs. Les trois jeunes femmes sont des oies blanches, naïves qui débarquent dans le monde citadin sans en connaître les codes sociaux, le fonctionnement et les moeurs. Heureusement, elles trouveront des personnes chaleureuses et accueillantes qui prendront soin d’elles. Je pense que la réalité est loin de ses trois contes de fées : qu’en est-il de celles victimes de prostitution ? De maltraitance ? De trafics en tout genre ? Ce n’est pas en débarquant près d’un saule à Nankin que des anges gardiens sympathiques vont vous conduire au paradis.
L’auteur évoque aussi les conditions de vie ardues des campagnes : les femmes utilisées comme monnaie de change ou outil corvéable à merci, la honte qui rejaillit sur une famille s’ils n’ont pas de fils, les différences entre la ville et la campagne.
Le style d’écriture est fluide mais ennuyeux. L’auteur n’a pas su donner de force à ce récit un peu bancal et mielleux. Le ton est tiède, prudent et explicatif sans être totalement engagé. Il y a beaucoup de longueurs. Par rapport à ces autres romans, ce livre est de moindre qualité.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  ChinoisesFunérailles célestes – L’enfant unique Messages de mères inconnues