Pierre de lune

Collins, Wilkie - Pierre de luneFiche identité

  • Titre du livre: Pierre de lune
  • Auteur: Wilkie Collins
  • Nombre de pages: 507
  • Édition: Phebus

Résumé

Le jour de son anniversaire, Rachel Verinder reçoit comme cadeau, de la part de son oncle, un magnifique diamant provenant d’Inde nommé la « Pierre de lune ». Or, cette pierre est réputée pour attirer le malheur chez quiconque la possède. Cette affirmation s’avère vrai, puisque quelques heures après, le bijou disparaît…

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C’est assez rare que je lise successivement les ouvrages d’un même auteur mais cette fois-ci, je n’ai pas pu résisté à la tentation. Les nouvelles ont aiguisé mon appétit et j’ai profité d’un week-end moins chargé en révision pour prendre ce livre à la bibliothèque. J’étais assez sceptique au début, étant donné qu’il ne s’agit que d’un vol et j’escomptais trouver l’auteur du délit avant le milieu du livre.
Ce livre est époustouflant car il m’a captivé jusqu’au bout. C’était difficile, voire quasi-impossible de déterminer de manière précise et certaine qui aurait pu subtiliser le diamant. L’auteur arrive à semer le doute dans notre esprit et au moment où on pense connaître le coupable, on revient sur  notre jugement quelques pages plus loin. En un mot, ce livre est un vrai chef-d’oeuvre d’intrigue policière ! Dès qu’on le commence, la seule envie – quitte à passer des nuits blanches – est de démêler l’intrigue et avoir des explications sur les évènements qui se sont déroulés lors de la soirée d’anniversaire. Le style d’écriture est vraiment fluide, léger, très agréable ! Il y a des moments où je n’ai pas pu me retenir de sourire devant les propos de certains personnages. L’auteur critique de manière très subtile les femmes, notamment lors de la partie du récit faite par Gabriel Betteredge, le domestique de la famille.  Cela peut s’expliquer par la vie assez étrange qu’il a mené à son époque : en effet, Wilkie Collins était un célibataire endurci qui refusa la demande en mariage d’une femme qu’il aimait profondément. De même,  il est très ironique envers les femmes dévotes, notamment lorsque Miss Clack tente de prêcher la bonne parole à son entourage. Entre nous, les comportements de ces deux personnages m’ont particulièrement amusés.
On découvre aussi un pan beaucoup plus large de la vie à cette époque, notamment les relations qui se nouaient entre les domestiques et leur maître, ainsi que les relations hommes-femmes, l’emprise que la communauté avait sur la vie individuelle surtout la peur des cancans et des opinions des autres, la vie oisive des riches qui contraste fortement avec la terrible misère qui touche une grande frange de la population.
En mot, et tant pis si je me répète, un chef-d’oeuvre. D’ailleurs, si vous n’êtes toujours pas convaincu, T.S Eliot a jugé que cet ouvrage était « le meilleur roman policier de langue anglaise ».
Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir mis le 5ème coeur ? Il y a une explication qui ne m’a pas entièrement satisfaite et qui m’a laissé assez sceptique. Je ne vous dirai pas laquelle car sinon je risque de tout révéler par mégarde !

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