En attendant Bojangles

Fiche identité

  • Titre du livre: En attendant Bojangles
  • Auteur: Olivier Bourdeaut
  • Nombre de pages: 176
  • Édition: Folio

Résumé

Un enfant raconte ses souvenirs d’enfance où la figure de sa mère, une femme excentrique mène la danse dans leur foyer.

 Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

En ce moment, mon blog se garnit de livre en lien avec le thème de la famille. Ce changement dans ma vie, à savoir la maternité, a bouleversé mon existence. Ces choix de lecture, purement du hasard, ne sont-ils pas le fruit de mon inconscient étant donné que je ne lis plus la 4ème de couverture, donc dans le flou total sur le sujet du livre ?
Nous découvrons ici une histoire triste mais paradoxalement drôle en même temps. Un petit garçon nous raconte ses souvenirs d’enfance auprès de ces parents excentriques et bohèmes. Leur existence est ponctuée par des fêtes qui durent toute la nuit, des voyages en Espagne dans leur résidence secondaire, une grue de Numidie comme animal de compagnie, des courriers jamais ouverts qui s’entassent dans le hall d’entrée, l’école buissonnière ou à la carte pour son fils…
Mais derrière toute cette extravagance se cache la maladie mentale de la mère. Ce fardeau est lourd à porter pour le mari qui tente coûte que coûte de vaincre le « monstre » tapi au fond de sa femme et d’adoucir ses souffrances. Je reproche un peu à l’auteur de minimiser toutes les conséquences de cette maladie sur leur foyer, de ne prendre que le côté fantaisiste et superficiel afin d’oublier le mal que cet état peut engendrer. Puis, leur mode de vie fait un peu cliché : comment mener ce train de vie ostentatoire si on n’a pas un sou vaillant dans la poche ? Qu’en est-il si on est fou mais pauvre ?
Le style d’écriture est léger, agréable et doux. Il y a une magie douloureuse dans ce récit qui bascule tour à tour entre fantaisie, tristesse, musique, amour et folie.
Bref, c’est une histoire émouvante qui ne vous laissera pas indifférent !

La saison des feux

Fiche identité

  • Titre du livre: La saison des feux
  • Auteur: Celeste Ng
  • Nombre de pages: 384
  • Édition: Sonatine

Résumé

Cette histoire se déroule à Shaker Heights, une banlieue huppée de Cleveland. La vie tranquille de cet endroit est troublée par l’arrivée de Mia Warren, mère célibataire spécialisée dans la photographie, et sa fille Pearl, une adolescente de quinze ans.

 Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

J’ai découvert cet auteur avec son premier roman Tout ce qu’on ne s’est jamais dit. Lorsque son second ouvrage est paru en France, je me suis jetée dessus car j’estime que cet écrivain a un potentiel énorme. Elle sait raconter une histoire, nous tenir en haleine et nous immerger dans un quotidien banal mais qui recèle bien des secrets.
D’emblée, le livre commence brusquement car la maison d’Elena Richardson est en feu. Puis, doucement, elle revient sur les faits qui ont conduit à ce désastre. L’auteur met en parallèle deux foyers aussi dissemblables  que peut l’être le blanc du noir.
Il y a celui d’Elena Richardson, une famille des plus typiques des Etats-Unis. Ils ont une existence pépère, confortable, routinière et presque sans remous mis à part le caractère rebelle d’Izzy, la benjamine. En réalité, l’auteur souligne ce côté conventionnel, lisse, artificiel et étriqué de la famille modèle que vise Elena. Suivre les règles, ne pas dépasser les lignes, rester dans les « principes » et la « norme » : voilà ce qu’il faut faire pour être heureux. Mais cette façade tiendra-t-elle quand un grain de sable vient se glisser subrepticement ? Les apparences cachent bien des secrets et les cœurs sont parfois noirs de méchanceté et d’égoïsme.
Puis, il y a celui de Mia Warren, une artiste bohème qui déménage régulièrement avec sa fille Pearl pour mener ses projets de photographie. Pour compléter ses revenus, Mia effectue des petits boulots (ménage, serveuse etc.). Sa fille et elle vivent avec le strict minimum et sont des nomades du XXIème siècle.
Autour de ces deux femmes vont graviter plusieurs évènements notamment le passé obscur de Mia, l’affaire Mirabelle qui secoue tout le voisinage, les premiers émois de l’adolescence, la découverte de la sexualité etc.
Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit à la lecture cet ouvrage: comment définit-on une mère, de surcroît une bonne mère ? Peut-on l’être si on ne fournit pas le confort matériel nécessaire à son enfant (cf. le cas de Bebe Chow ou de Mia) ? Qu’en est-il des femmes qui adoptent ou des mères porteuses : maman biologique, maman de cœur ou simple étrangère de passage ? La réponse se mesure à un mot : l’amour. Ce qui compte, c’est l’amour inconditionnel qu’on offre à son enfant quel que soit les circonstances extérieures.
Le style d’écriture est limpide, magnifique et doux. C’est un roman qui m’a beaucoup touché et qui me laissera un très bon souvenir.
A lire de toute urgence !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Tout ce qu’on ne s’est jamais dit