Epouses et concubines

Fiche identité

  • Titre du livre: Epouses et concubines
  • Auteur: Su Tong
  • Nombre de pages: 125
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

A l’âge de dix-neuf ans, suite à la ruine de sa famille, la belle Songlian devient la quatrième épouse du vieux Chen Zuoqian.

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J’avance doucement dans la découverte de la littérature chinoise contemporaine. De plus en plus d’éditeurs commencent à publier ces romans, ce qui donne un large choix pour les lecteurs avides de nouvelles sensations.
Ce livre décrit les conditions de vie des femmes chinoises dans les années 20. Pour échapper à la misère ou pour avoir une situation sociale acceptable, les femmes se réfugient dans le mariage. A cette époque, la polygamie est tolérée donc elles sont plusieurs à partager le même époux. Mais quitter la pauvreté pour ce système est-il une solution bien enviable ?
Nous allons découvrir les rivalités entre épouses, prêtes à tout pour garder leur influence sur le mari. Tous les coups sont permis, pourvu qu’elles restent dans la course. Les enfants vivent aussi dans cette ambiance tendue et participent à leur manière à cette guerre de pouvoir. Les personnages sont bien décrits et bien travaillés par l’auteur. Il n’y a pas ici de caricature mais des protagonistes complexes, redoutables, fourbes et cruels mais paradoxalement tellement humains. N’aurions-nous pas fait la même chose à leur place, tellement elles sont acculées ? Enfermées dans cette maison et en proie à une solitude quotidienne, ne leur reste-t-il plus que la méchanceté dans le cœur ?
On découvre aussi brièvement le traitement ignoble des domestiques, soumises aux sautes humeurs de leurs maîtresses.
La place du mari est aussi ambiguë : on ne sait pas très bien s’il est soumis à ces jeux de pouvoirs ou s’il s’en délecte. En tout cas, il reste le seul qui a le dernier mort et qui a le droit de vie et de mort sur toutes ses épouses quand cela lui chante.
En tout cas, le style d’écriture est agréable, fluide et précis. L’auteur ne sombre pas dans le pathétique mais reste dans un ton sobre et réaliste. 
A découvrir pour les amateurs de littérature chinoise !

Le livre du rire et de l’oubli

Fiche identité

  • Titre du livre: Le livre du rire et de l’oubli
  • Auteur: Milan Kundera
  • Nombre de pages: 365
  • Édition: Gallimard

Résumé

Ce livre est un recueil de nouvelles liées entre elles autour des thèmes de l’amour, de la sexualité dans Prague et ses  environs sous le joug communiste.

Avis     Coeur-blog

Au fur et à mesure que j’avance dans l’œuvre de Milan Kundera, je suis de moins en moins emballée. Est-ce parce que ces romans vieillissent mal  car les thèmes ne semblent plus d’actualité ? C’est vrai que nous ne sommes plus à l’époque où l’URSS envahissait l’Europe de l’Est (excepté les derniers incidents en Crimée mais nous ne sommes pas là pour parler politique).
C’est un livre complexe, confus, difficile à suivre et à appréhender. Pour résumer, sans entrer dans les méandres de la structure romanesque, je dirais que c’est un ensemble de nouvelles plus ou moins indépendantes. C’est dommage qu’en faisant trop de style, l’auteur tue l’essence même du style. Si au début, les nouvelles restent plaisantes comme celle de Mirek qui cherche à récupérer des documents compromettants chez son ancienne maîtresse ou celle d’une mère vieillissante qui effectue un séjour chez ses enfants, on sombre petit à petit dans un tourbillon incompréhensible. Pour être franche, je n’ai parfois pas compris grand chose : est-ce le délire d’un intellectuel perdu ? un essai sur la poésie et l’amour ?  les souvenirs d’un écrivain dans sa jeunesse ?
Les thèmes abordés par l’auteur restent sensiblement les mêmes que dans ces autres romans : l’exil et la nostalgie qui va avec, l’amour vu sous l’angle des ébats sexuels, l’annexion de la Tchécoslovaquie par l’URSS, etc. Mais c’est un tout pêle-mêle qui fait un mélange indigeste.
Je ne recommande pas ce roman. Je suis vraiment passée à côté et je me suis profondément ennuyée. Dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La plaisanterieL’insoutenable légèreté de l’être