Les vestiges du jour

Ishiguro, Kazuo - Les vestiges du jourFiche identité

  • Titre du livre: Les vestiges du jour
  • Auteur: Kazuo Ishiguro
  • Nombre de pages: 266
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Mr. Stevens est majordome à Darlington Hall. Après de nombreuses années de service auprès d’un lord, le manoir est vendu à un Américain, Mr Farraday. Ce dernier l’incite alors à prendre quelques jours de vacances pour visiter l’Angleterre.
Convaincu, Mr. Stevens va alors entamer à un périple jusqu’aux Cornouailles où vit Miss Weston, une ancienne intendante de la maison. 

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Je connais cet auteur par l’intermédiaire de son ouvrage Auprès de moi toujours. Comme je n’ai pas vraiment aimé ce livre, j’ai beaucoup hésité avant de prendre celui-ci. Heureusement que je ne suis pas restée sur mes préjugés car c’est un livre formidable. C’est vrai que ni la couverture ni le résumé n’ont l’air attrayant  mais il y a un je-ne-sais-quoi qui fait qu’on en ressort chamboulé.
Je voudrais insister sur un point, qui selon moi, est la vraie qualité de cet ouvrage: c’est le style d’écriture.  Il est très limpide, léger tout en étant poétique et les mots coulent doucement à chaque page. L’auteur a vraiment un talent phénoménal et parmi les livres que j’ai lus, j’ai connu peu d’ouvrages aussi bien écrits.
On se retrouve propulsé dans la vie d’un majordome, Mr. Stevens : lors de son voyage dans les campagnes anglaises, on partagera ses pensées, ses souvenirs et ses petites mésaventures. La psychologie de ce personnage est extrêmement bien travaillée et on arrive à comprendre son raisonnement et les valeurs morales qui le guident. Je l’ai trouvé émouvant et j’ai admiré « cette dignité » dont il se revêtait pour accomplir ses tâches professionnelles. Mais en même temps, j’avais envie qu’il fasse tomber cette carapace et qu’il soit plus humain. Les moments les plus intéressants du livre sont ceux où il évoque ces souvenirs : en les ressassant, il finit par découvrir petit à petit ce qu’il a refusé d’admettre depuis et ses idéaux ont été emportés. C’est du charabia ce que je raconte mais vous comprendrez tout en lisant ce livre.
On découvre aussi les relations qui se nouaient entre les maîtres et les domestiques, entre le personnel lui-même dans l’Angleterre de l’entre-deux guerres ainsi que les principes d’une classe sociale en voie de disparation. La fin m’a laissé un goût amer et nous pousse à réfléchir sur notre vie et les choix qu’on fait.
A lire absolument, d’autant plus que cet ouvrage a été récompensé par le prestigieux Booker Prize !

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