Le vieux qui lisait des romans d’amour

Fiche identité

  • Titre du livre: Le vieux qui lisait des romans d’amour 
  • Auteur: Luis Sepulveda 
  • Nombre de pages: 128
  • Édition: Seuil

Résumé

Il s’agit de l’histoire d’Antonio José Bolivar Proano, un homme qui est parti s’installer dans l’eldorado de la forêt amazonienne.

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Cette année est riche en surprises puisque je suis en pleine découverte de la littérature sud-américaine. Comme je ne compte pas m’arrêter là, lors de mes recherches, je suis tombée sur cette pépite, court roman d’un auteur chilien. C’est pour des ouvrages de ce type que la lecture reste un superbe moyen d’évasion.
Nous voici propulsé dans la forêt amazonienne, dans les traces d’un homme, Antonio José Bolivar Proano qui vit près de la berge du fleuve Nangaritza. Derrière les apparences d’un vieil homme placide se cache un ancien aventurier qu’on découvrira au fil de la lecture.
Cette histoire a des accents du vieil homme et la mer d’Hemingway, sauf qu’elle se déroule dans la forêt amazonienne, environnement hostile et dangereux. Comme ce roman, c’est une sorte de combat, de lutte, entre l’homme et l’animal.
Mais on sent tout l’amour que l’auteur porte pour la nature et la forêt amazonienne et ses habitants, son respect du mode de vie du peuple indien Shuar, son mépris des colons qui, avec leur arrogance, s’installent et dévastent l’environnement avec leur passage.
Le style d’écriture est agréable, fluide, ponctué de belles descriptions. Le livre se lit d’une traite. Je n’ai pas mis le 5ème cœur car c’était trop court à mon goût et vous connaissez tous mes préférences pour les gros pavés.
Un roman chilien à découvrir !

L’autobus

Fiche identité

  • Titre du livre: L’autobus
  • Auteur: Eugenia Almeida
  • Nombre de pages: 124
  • Édition: Editions Métailié

Résumé

Un incident perturbe le rythme paisible d’une bourgade en Argentine : le bus, qui passe quotidiennement, ne s’arrête plus.

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Je continue petit à petit mon incursion dans la littérature sud-américaine après quelques belles découvertes chiliennes et colombiennes. C’est mon premier ouvrage argentin mais j’avoue que j’étais un peu déroutée et déçue, ce qui explique cette note.
On entre dans une ambiance oppressante, lourde et pesante d’un petit village argentin.
Le récit n’est pas clair. D’un côté, on visualise l’attitude des villageois qui cherchent des explications à cet incident qui anime leur quotidien ; de l’autre côté, au niveau de certains chapitres, l’auteur se focalise sur le couple Ponce et Marta. Tout au long de la lecture, on balance entre ces deux angles sans réellement entrer ni dans l’un, ni dans l’autre, ce qui rend l’ensemble confus et brouillon.
L’intrigue est lente et a des airs de Kafka dans le sens où il y a un côté absurde : le bus continue de passer tous les jours mais ne s’arrête pas ; la barrière au niveau des voies est fermée sous les consignes du commissaire qui reçoit ses ordres en haut lieu mais qui les donne ? Des fugitifs sont recherchés mais le sont-ils réellement ? Les rumeurs courent sans qu’on sache la part de vérité et de mensonge. Beaucoup d’éléments restent mystérieux et peu clairs jusqu’au bout du livre.
Le style d’écriture est décevant : il est trop sobre, froid et les phrases sont courtes et hachées, sans aucune poésie ni sensibilité.
Je ne suis pas totalement emballée par ce court roman qui s’apparente plus à une nouvelle et je ne vous le recommande pas.