Tarass Boulba

Fiche identité

  • Titre du livre: Tarass Boulba
  • Auteur: Nikolaï Gogol
  • Nombre de pages: 250
  • Édition: Folio

Résumé

Après quelques années d’études dans un séminaire, Ostap et Andry reviennent chez leur père, Tarass Boulba. Ce dernier décide de les initier à la vie des cosaques.

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Lorsqu’on voit la couverture de ce livre, on imagine des pirates et des beuveries sans fin. En fait, ce livre est plus que ce premier aperçu et je vous invite à découvrir ce formidable roman russe.
Il est question ici de cosaques qui sont des guerriers coriaces, fiers et impitoyables de l’Europe de l’Est. Leur vie se scinde en deux : soit au setch (une espèce de campement exclusivement masculin où se retrouve tous les cosaques), pour faire la fête tous les jours ; soit sur les champs de batailles contre leurs principaux ennemis qui sont les Polonais et les Tatars. Leur but est de défendre, corps et âme, la religion orthodoxe et les traditions contre les païens.
Nous suivons ici l’épopée de Tarass Boulba et de ces fils Ostap et Andry. Après une longue chevauchée dans la steppe, des festivités sans fin au setch, ils vont aller envahir les Polonais, piller les villes, massacrer les villageois et détruire les églises catholiques. Nous allons assister à des combats violents et épiques ; du sang qui coule ; des sièges sans fin ; des armées qui s’affrontent. Ce roman est presque l’ancêtre de la fantasy.
Les images défilent sous nos yeux et on a l’impression d’être sur place grâce à au style d’écriture fluide, agréable, très vif et rythmé.
Pourquoi pas le 5ème cœur ? Même pour un lecteur contemporain conscient du contexte historique de ce livre, la place donnée aux Juifs me met un peu mal à l’aise car les descriptions les concernant sont railleuses et ironiques. Je ne reproche rien à l’auteur qui, de toute façon, reproduit les préjugés de l’époque.
En tout cas, malgré ce petit bémol, c’est un livre court qui intéressera tous les amoureux de la littérature russe comme moi!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Nouvelles de Pétersbourg

Les frères Karamazov

Fiche identité

  • Titre du livre: Les frères Karamazov
  • Auteur: Fédor Dostoïevski
  • Nombre de pages: 915
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire se déroule en Russie dans une petite ville de province. La famille Karamazov, longtemps séparée, se retrouve réunie chez le père Fédor Pavlovitch Karamazov. Mais un drame éclate bientôt.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog     

Après trois semaines de lecture quasi continue, je vous présente enfin ce chef-d’œuvre. Il a fallu beaucoup de temps avant que je me décide à le lire, mais ça y est c’est chose faite et je suis vraiment très contente.
D’emblée, je le dis : c’est un roman complexe, fouillé et très riche qui aborde plusieurs thèmes et présente en plus de l’intrigue principale des histoires annexes. Le livre est divisé en deux grandes parties.
La première partie, sur environ cinq cent pages, nous présente progressivement la famille Karamazov : le caractère du père Fédor Pavlovitch et celui de ces trois fils Dmitri, Ivan et Alexis ; les relations qu’ils nouent entre eux, les drames amoureux et existentiels qui les déchirent. Ce sont des personnages tortueux, passionnés, remplis de doutes et en proie pour certains à une forte crise existentielle. La seconde partie se concentre sur le drame, à savoir le meurtre du père, et le procès qui en découle.
Les personnages du livre sont nombreux mais extrêmement bien travaillés et très réalistes : le valet Smerdiakov, Grouchenka, Catherina Ivanovna, Grigori et sa femme Martha, la famille Sneguirev, Kolia Krassotkine, Lise, Rakitine, le startez Zossime etc.
Décrit ainsi, mon commentaire semble vide et creux, mais je ne trouve pas les mots pour vous exprimer tout ce qui me tient à cœur. En tout cas, l’auteur développe plusieurs thèmes mais je ne parlerai que du principal qui est celui de la religion, vu sous deux angles : celui de la foi, via l’histoire de la vie du staretz Zossime et la personnalité d’Aliocha, un jeune homme naïf, candide et généreux (qui me rappelle beaucoup le prince Muichkine dans son ouvrage L’idiot) ; et celui de l’athéisme et du triomphe de la raison intellectuelle symbolisé par Ivan.
Le style d’écriture est magnifique, splendide, riche et élégant. Bien que je ne comprenne pas le russe, je sens que le traducteur a fait un bon travail de transcription et qu’il a su nous rapprocher au plus près de la psychologie et des idées de l’auteur.
Tant de choses pourraient être dites ; tant d’interprétations et d’analyses de l’ouvrage pourraient être développées mais la place et le temps me manquent donc je m’arrêterai là.
Pour conclure, je considère que c’est un grand chef-d’œuvre à découvrir !

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