Trilogie new-yorkaise

Fiche identité

  • Titre du livre: Trilogie new-yorkaise
  • Auteur: Paul Auster
  • Nombre de pages: 448
  • Édition: Actes Sud

Résumé

Ce livre comporte trois nouvelles : Revenants – Cité de verre – La chambre dérobée.

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J’ai entendu tellement de bien de ce roman. Partout ! Je me suis jetée dans cette lecture, comme une personne assoiffée dans le désert qui espère rencontrer un oasis. Hélas, ce ne fut qu’un mirage. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce récit et à m’y intéresser. Tout au long de ma lecture, j’avais la sensation d’être perdu dans un labyrinthe et de ne plus trouver la sortie.
Il s’agit de trois nouvelles, qui sont à mes yeux, les variations sur un même thème : celui de la solitude d’un homme à New-York. Ces histoires sont différentes tout en étant pareils : les personnages quittent au fur à mesure la société pour n’être plus que des ombres, des fantômes, des âmes errantes dans New-York. Existent-ils toujours ou ne sont-ils que des songes et des souvenirs?
La nouvelle « Revenants » est la plus perturbante. Comme les personnages ont des noms de couleurs (Noir, Bleu, Blanc), cela crée d’emblée une certaine distance avec le lecteur donc il est quasiment impossible de s’identifier à eux. C’est étrange comme sentiment pour un lecteur.
Paul Auster est un auteur pour qui j’ai toujours eu des sentiments ambivalents. D’un côté j’aime beaucoup sa plume, son style d’écriture et je considère qu’il a un réel talent de conteur. Si un autre écrivain avait raconté ce même type de récit, j’aurai abandonné dès le début. Mais il a su me tenir, m’intriguer et je suis allée cahin-caha au bout de ce roman.
Mais d’un autre côté, je n’arrive pas souvent à saisir le fil de ses pensées. Je préfère être honnête en avouant que ces trois nouvelles m’ont déroutée tant elles sont complexes, alambiquées, indescriptibles et absurdes.
Pour terminer, je conseille ce livre à un lecteur aguerri, sinon c’est le naufrage assuré. Pour ma part, je ne peux que donner cette note moyenne, car même si l’ensemble ne m’a pas déplu, je n’ai pas accroché ferme non plus. Peut-être suis-je passée à côté d’un roman exceptionnel ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogChronique d’hiverInvisibleLe livre des illusionsL’invention de la solitude

Qu’avons-nous fait de nos rêves

Fiche identité

  • Titre du livre: Qu’avons-nous fait de nos rêves?
  • Auteur: Jennifer Egan
  • Nombre de pages: 416
  • Édition: Points

Résumé

Cette histoire débute dans l’Amérique des années 70. Une bande d’adolescents, féru de punk et de rock, grandissent. Nous suivons leur existence via un enchevêtrement de nouvelles.

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Qu’avons-nous fait de nos rêves ? C’est ce titre original qui m’a attiré vers ce livre. Je pressentais une succession de désillusions et d’échecs et mon instinct de lecteur ne m’a pas totalement trompée.
Ce roman est construit selon une structure assez originale, un mélange entre nouvelles et roman. Chaque chapitre se focalise sur un personnage, qui lui, a un lien avec le protagoniste évoqué dans le chapitre précédent. Ces liens sont parfois ténus  (ex : de simples connaissances) mais peuvent être également des relations amicales, familiales ou professionnelles. Il faut s’accrocher car le passage d’un chapitre à l’autre est parfois assez abrupt et déconcertant, d’autant plus que les personnages sont très nombreux.
Malgré cette construction recherchée, cette histoire m’a déçue. Beaucoup déçue pour plusieurs raisons. Le décor est un univers que je connais peu, celui du rock américain des années 60/70 où de jeunes adolescents naviguent entre musique, alcool et drogue. Avec très peu de références musicales dans ma tête, l’abondance des groupes et des célébrités cités m’a ennuyé plus qu’autre chose.
Ensuite, j’ai trouvé les personnages plats, sans consistance, une bande de tête à claques qui sont peu attachants. Ce sont des personnages égocentriques, centrés sur eux-mêmes et leur vie insipide n’est que le résultat de leur propre bêtise la plupart du temps. Mon commentaire est dur car je n’ai ressenti aucune sensibilité ni aucune douceur. Rien à voir avec le charme d’Olive Kitterdige qui a reçu également un prix Pulitzer !
Je n’ai pas été conquise non plus par le style d’écriture, trop mou, redondant et ennuyeux. Même si c’est un récit polyphonique, on ne sent pas le changement de personnage à chaque chapitre. Le ton reste toujours le même son monocorde et répétitif. Dommage!
C’est un livre qui m’a causé une vive déception. Sans une montagne de courage et de persévérance et un brin de curiosité, je ne serai pas arrivé au bout de ce récit. Pour conclure, un roman que je ne recommande pas !