Chroniques italiennes

Fiche identité

  • Titre du livre : Chroniques italiennes
  • Auteur : Stendhal
  • Nombre de pages : 373
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1855

Résumé

Ce livre est composé de huit nouvelles qui se déroulent en Italie.

Avis     

À l’aube d’un voyage que je vais entreprendre en Italie, j’ai profité d’un moment de tranquillité pour savourer ces nouvelles. Naples, Palerme, Rome et la campagne italienne seront les décors d’un monde romanesque sous la plume de Stendhal.
Les thèmes principaux de ces nouvelles sont : la passion amoureuse contrariée, la vengeance et les jeux de pouvoir.
Ces nouvelles sont de qualité inégale, mais donnent une image enchanteresse de l’Italie des années 1600-1700 : les femmes nobles s’amourachent des brigands, considérés souvent comme des héros par la population ; la vengeance est rapide (un coup de couteau dans une sombre ruelle termine bien souvent une offense) ; les couvents deviennent des lieux de rendez-vous et la tragédie n’est jamais loin.
Les nouvelles que j’ai le plus aimé sont celui de « Vanina Vanini » et « Les Cenci ».
On découvre aussi le sort réservé aux jeunes filles d’ascendance noble et riche : pour les écarter de leur héritage, leurs parents les forçaient à prononcer leurs vœux.
Ce fut une lecture assez distrayante. J’imagine bien ces chroniques sur une scène de théâtre tragique !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La chartreuse de Parme – Le rouge et le noir

Le mur invisible

Fiche identité

  • Titre du livre : Le mur invisible 
  • Auteur : Marlen Haushofer
  • Nombre de pages : 352
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 1963

Résumé

La narratrice s’apprête à passer quelques jours en montagne avec sa cousine et le mari de celle-ci. Arrivée sur place, elle décide de rester au relais de chasse pendant que ces derniers vont au village.
Mais le lendemain, elle se rend compte qu’elle est seule et qu’un mur invisible la sépare du monde extérieur.

Avis     

C’est le hasard qui m’a mené vers ce livre qui nous pousse à une certaine réflexion. Du jour au lendemain, la narratrice – dont on ne connaîtra jamais le nom – se retrouve isolée dans un relais de chasse de montagne, coupé du monde par un mur invisible et infranchissable. Sa seule compagnie reste le chien de sa cousine, qui est resté dans la maison avec elle.
Elle se rend compte que sa vie a basculé : survivre ou mourir, soit de faim, de froid, de maladie ou de folie. Petit à petit, elle s’adapte et met en place une stratégie pour survivre : planter des graines pour manger, couper du bois pour se chauffer, faucher l’herbe pour nourrir la vache qu’elle a trouvé et la traire tous les matins, écrire un journal de bord pour tromper la solitude, etc.
Chaque mot de l’auteur est précis et décrit avec beaucoup de réalisme le quotidien de cette femme seule, livrée à elle-même, aux aléas de la nature. Cette histoire parle de survie, de courage, d’amitié envers les animaux, de la nature et de la solitude.
On ne peut pas rester indifférent devant sa situation. Je me suis moi-même demandée, si à sa place, j’aurai été capable de faire ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’elle a accompli. Après, je pense que j’aurai réagi différemment : plutôt que rester dans la zone du relais, pourquoi ne pas essayer de voir jusqu’où va le mur ? De chercher d’autres hommes/femmes ?
Le style d’écriture est lent, précis, mais nous immerge dans cette ambiance lourde et pesante. Il y a de belles descriptions de la montagne. Néanmoins, c’est un peu répétitif, car son quotidien l’est.
De plus, le lecteur n’aura pas de réponse sur l’apparition de ce mur. La fin reste ouverte et laisse beaucoup d’éléments en suspens : que deviendra-t-elle ?