Le voleur d’ombres

Fiche identité

  • Titre du livre: Le voleur d’ombres
  • Auteur: Marc Lévy
  • Nombre de pages: 274
  • Édition: Robert Laffont
  • Année de publication: 2010

Résumé

Suite à un changement d’école puis le départ de son père, le narrateur qui est un garçon d’une dizaine d’années, a développé un don assez spécial : il parvient à s’emparer de l’ombre des gens et a, par cet intermédiaire, accès à une part très intime de leur vie. On le suit durant une partie de son enfance et pendant sa vie d’adulte.

Avis    

J’ai déjà lu un ou deux romans de Marc Lévy mais j’ai toujours été un peu désappointé. Cet ouvrage n’échappe donc pas à la règle malgré toute l’énergie consacrée à le lire.
Les lecteurs de ce blog (et surtout les fans de cet auteur) m’accuseront sûrement d’être insensible car je dirais que cette lecture m’a profondément agacée. C’est un condensé de la pure mièvrerie possible ; chaque page dégouline de bons sentiments. L’auteur essaie d’évoquer chez le lecteur des émotions concernant l’amour maternel, les pensées d’un enfant face à la séparation de ces parents, l’amitié entre deux copains d’enfance, l’âme sœur…On retrouve ici et là des citations touchantes sur ces thèmes ainsi que des discours et des lettres larmoyants. Bref, je n’en dirais pas plus car ce genre de délire sentimental n’est vraiment pas ma tasse de thé.
Je n’ai pas vraiment compris le but de l’histoire sachant que le don de l’auteur n’est utilisé que très rarement. On partage surtout son quotidien d’élève de 6ème et ensuite de médecin interne sans qu’il y ait vraiment un élément perturbateur pouvant créer des péripéties alléchantes.  Tout ceci donne une fin bâclée, d’autant plus que l’auteur s’arrête brusquement sur un évènement qui aurait pu donner une suite intéressante.
Le style d’écriture est assez plat avec beaucoup de dialogues.
J’admets que ma critique est sévère mais je n’arrive toujours pas à comprendre l’engouement des gens envers cet auteur et son classement parmi les best-sellers.

Le joueur d’échecs

Fiche identité

  • Titre du livre: Le joueur d’échecs
  • Auteur: Stefan Zweig
  • Nombre de pages: 94
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1943

Résumé

Sur un paquebot quittant New-York à destination de Buenos Aires arrive le champion du monde des échecs, Mirko Czentovic. Un passager, curieux de le connaître un peu plus, finira par l’attirer dans plusieurs parties d’échecs avec quelques membres de la croisière. Alors que ces derniers semblaient gagner, un mystérieux personnage intervient brusquement.

Avis    

J’ai souvent entendu parler de cette nouvelle mais j’ai toujours différé le moment où je le lirais. Eh bien je regrette d’avoir retardé cette lecture extrêmement agréable. Le résumé paraît déjà dévoilé une partie de l’intrigue mais détrompez-vous car beaucoup de choses ne sont pas révélés. Tout d’abord, pour ceux qui souhaiteraient le lire, je les conseille vivement de ne pas tenir compte de ce commentaire, qui pourrait révéler certains détails.
C’est une histoire qui est triste tout étant palpitant. On ressent vraiment l’angoisse du personnage principal, la fébrilité qui l’envahit durant ces « parties d’échecs », le démon du jeu qui le poursuit sans relâche. Mais si on n’y réfléchit bien, cette lutte est métaphorique et traduit  le besoin de liberté face à l’oppression et la cruauté nazi. D’ailleurs, le type de torture décrit dans ce livre est vraiment diabolique et dépasse l’entendement humain.
Le style d’écriture est vraiment magnifique : tout en étant très fluide, l’auteur utilise un vocabulaire riche, des phrases qui s’agencent bien, de belles descriptions, des évènements qui s’enchaînent à merveille. Cette nouvelle est vraiment un condensé d’art, de talent et de réflexion !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Amok suivi de Lettre d’une inconnueVingt-quatre heures de la vie d’une femme