Le château d’Otrante

Fiche identité

  • Titre du livre : Le château d’Otrante
  • Auteur : Horace Walpole
  • Nombre de pages : 155
  • Édition : José Corti
  • Année de publication : 1764

Résumé

Cette histoire se déroule dans le château d’Otrante. Manfred, le prince, souhaite marier son jeune fils Conrad à Isabelle. Mais un phénomène mystérieux vient contrecarrer tous ses projets : Conrad meurt le jour du mariage, tué par un phénomène surnaturel.

Avis    

Mais que se passe-t-il au niveau de mes lectures du moment ? Suis-je entrée dans une série noire ? Même la littérature classique anglaise m’a trahi ! Je suis tellement déçue de cet ouvrage qu’il s’en est fallu de peu que j’abandonne la lecture en cours de route.
Il s’agit d’un des premiers romans gothiques, mais je ne lui trouve AUCUN charme. L’auteur ancre l’histoire dans un décor très sommaire : on devine que l’histoire se passe dans un château quelque part en Italie, peut-être après les croisades, mais voilà tous les éléments factuels que nous aurons.
Le schéma narratif est très simple et ressemble presque à une pièce de théâtre : le prince Manfred assoiffé de pouvoir et qui souhaite avoir des descendants pour son trône ; sa femme Hippolite, une créature vertueuse et pieuse ; Mathilde et Conrad ses deux enfants ; Isabelle la future fiancée. Trois autres personnages interviennent également : Frédéric un mystérieux chevalier, le père Jérôme et un paysan nommé Théodore. Entre eux gravitent quelques événements surnaturels, mais qui ne jouent pas un rôle important si ce n’est tenter de créer un peu de mystère. L’effet n’est pas très réussi.
On oscille entre la tragédie et la comédie : les dialogues sont grandiloquents et pompeux. Les personnages sont creux et sans grande consistance. Le récit est court et l’auteur n’a pas le temps de développer plus leur personnalité. On a donc des pantins, des esquisses de personnages qui ressemblent plus à des caricatures qu’autres choses (damoiselles en détresse, preux chevaliers, etc.)
J’ai ressenti un profond ennui en lisant ce roman, parce que les ingrédients qui le composaient étaient trop bruts, pas assez travaillés : les retournements de situation et les personnages inopinés sont une farce pour un lecteur aguerri. 
Je n’ai pas apprécié cette lecture, qui manquait de saveur, de finesse et de profondeur. À éviter !

Le premier amour est toujours le dernier

Fiche identité

  • Titre du livre : Le premier amour est toujours le dernier
  • Auteur : Tahar Ben Jelloun
  • Nombre de pages : 200
  • Édition : Edition du Seuil
  • Année de publication : 1995

Résumé

Tahar Ben Jelloun nous partage ici une vingtaine de nouvelles sur le thème de l’amour et de la sexualité.

Avis    

En 2009, j’avais déjà lu un ouvrage de cet auteur intitulé Partir et je sais que j’en ai gardé un souvenir très mitigé. Quatre ans après, je me replonge dans une ces œuvres en espérant que le thème me plaira mieux. Le titre, très évocateur, fait penser immédiatement à une histoire d’amour orientale et exotique. Quelle déception en apprenant qu’il s’agit seulement d’une vingtaine de nouvelles ! D’ailleurs elles sont de qualités très inégales, c’est à s’arracher les cheveux de dépit !
L’auteur évoque les rapports entre les hommes et les femmes, principalement au Maroc et dans les pays du Maghreb : entre malentendus et incompréhensions réciproques, scènes érotiques, histoires d’adultère et de manipulation, séduction et célibat, mythes et superstitions….
Il plonge parfois dans des envolées lyriques qui m’ont paru souvent très floues. Je me suis profondément ennuyée et il s’en est fallu de peu que je ferme ce recueil de nouvelles sans le terminer. Même si le début semblait prometteur, l’auteur s’essouffle très vite dans le développement de ces intrigues. Il essaie de mêler plusieurs genres : le récit journalistique, les anecdotes racontées au coin des rues, les contes, etc… Mais il n’excelle dans aucun.
J’admets que cette critique est très dure, d’autant plus que Tahar Ben Jelloun est un écrivain connu. Je suis consciente que le travail d’écriture est un exercice difficile, mais je n’ai pas réussi à accrocher et à m’intéresser à ces histoires. Un grand dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Partir