Waylander

Fiche identité

  • Titre du livre : Waylander
  • Auteur : David Gemmell
  • Nombre de pages : 350
  • Édition : Bragelonne
  • Année de publication : 1986

Résumé

Waylander, un assassin notoire, sauve un prêtre de la Source lorsqu’il vient récupérer ses affaires volées par une bande de mercenaires.
Mais il ne sait pas que cet acte de générosité va bousculer son mode de vie. Ce sera sur lui que s’appuiera le royaume Drenaï pour échapper aux envahisseurs vagrians.

Avis    

Après une terrible déception sur un roman contemporain, je change de cap pour m’embarquer dans la fantasy et là, ce ne fut pas satisfaisant non plus. C’est la première fois que je lis un roman de ce célèbre auteur, mais je n’ai pas été conquise.
Deux scénarios se croisent dans ce livre. L’un suit les multiples batailles livrées par les soldats drenaïs pour empêcher l’armée vagrianne d’envahir leur territoire. Pour ceux qui aiment le côté épique de la fantasy, vous allez vous délecter : du sang, des soldats valeureux prêts à se battre jusqu’à leur dernier souffle, des forteresses à tenir, des combats à la hache, à l’épée, au sabre, etc. C’était un peu trop répétitif à mon goût donc je me suis ennuyée.
L’autre partie suit les péripéties de Waylander dans sa quête de l’armure de Bronze, censée donner la victoire à celui qui la porte. Il va affronter toute une panoplie d’ennemis comme des mercenaires sanguinaires ou des créatures démoniaques. Si on le décrit brièvement, on peut dire qu’il s’agit d’un homme solitaire, hanté par un passé douloureux, mais qui se repent de ces mauvaises actions en accomplissant cette quête désespérée.
Mais plusieurs points m’ont agacé ! D’abord, l’ensemble est trop linéaire et superficiel. Les événements sont racontés à la va-vite et auraient mérité plus de profondeur. L’auteur s’éparpille et laisse de côté des aspects qu’il aurait pu creuser : par exemple il n’évoque qu’en une seule ligne la marche dans la montagne de l’armée conduite par le général Karnak alors que ça aurait pu faire une belle partie. Il ne décrit pas non plus le fonctionnement de la magie, ni les causes de la guerre et encore moins l’origine mystérieuse de Kaï. Bon, j’arrête sinon je referai tout le livre !
Ensuite, les changements brusques des personnages principaux m’ont paru peu crédibles, et je le répète, superficiels. Waylander, d’assassin égoïste devient en quelques heures un « preux chevalier » prêt à chercher une armure. De même Dardalion, prêtre pacifique se transforme du jour au lendemain en guerrier magique avec des pouvoirs prodigieux. Et Danyal, une femme fragile, se métamorphose après quelques jours d’entraînement, en une redoutable manieuse de couteaux et de sabres. 
Il y a trop de personnages secondaires, sans grande consistance, mais qui sont juste là pour changer inopinément le cours catastrophique des événements.
Le style d’écriture est simple, mais se limite aux scènes d’actions et à des dialogues. La fin est bâclée, comme si l’auteur était pressé de finir et qu’il a jeté sur le papier tout ce qui lui venait à l’esprit.
C’est la première fois que je le dis sur ce blog (et ça me chagrine croyez-moi !) mais c’est vraiment un livre pour des mecs ! Voilà, je suis déçue, mais je ne sais pas quoi vous recommander.

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Fiche identité

  • Titre du livre : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté dans une armoire Ikéa
  • Auteur :  Romain Puertolas
  • Nombre de pages : 252
  • Édition : Le Dilettante
  • Année de publication : 2013

Résumé

Ajatashatru Lavash Patel, fakir de profession dans la région du Rajashtan en Inde, débarque en France. Son projet : aller à I*** pour s’acheter un lit à clous dernier cri en solde. Mais son séjour sera ponctué par de drôles de péripéties.

Avis    

Après l’ambiance sombre et triste du roman précédent, il est temps de se changer les idées et d’apporter un peu de folie dans ce blog.
Voici un roman que je qualifierai de « conte de fées moderne et ridicule du XXIème siècle », remarquable uniquement par la longueur de son titre.
Je n’ai pas du tout été convaincue, mais alors là, pas du tout ! L’auteur essaie de nous proposer un scénario dans le registre humoristique, mais il ne s’agit que d’une succession de péripéties grotesques : le héros, un fakir un peu escroc, vient en France pour acheter un lit à clous en promotion chez I***. Il va croiser un taxi conduit par un gitan rancunier, se fera enfermer dans une armoire, ira malgré lui en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie et en Libye, rencontrera « Marraine la bonne fée » (ici une star de cinéma) qui fera basculer sa vie pour le meilleur. Bien sûr, comme dans tout conte de fées qui se respecte, l’amour n’est pas bien loin et tout est bien qui finit bien.
Mais dites-moi, qu’est-ce qui explique le succès de cet ouvrage à part un bon directeur marketing ? Heureusement que je ne l’ai pas acheté, car ça m’aurait fendu le coeur d’investir, ne serait-ce qu’un centime, dans une histoire aussi stupide, maladroite, truffée de publicité et de discours conformistes et gentillets.
Le style d’écriture est plat, presque insipide. Il essaie de nous faire rire avec quelques jeux de mots sur le prénom du fakir, mais la blague qui se répète toutes les deux pages devient vite lassante puis insupportable.
Bon, allez je me lâche une dernière fois, car ce mot me démangeait depuis le début : c’est NUL ! Passez votre route et mettez-le aux oubliettes !