La couleur de l’archange

Fiche identité

  • Titre du livre : La couleur de l’archange
  • Auteur : Viviane Moore
  • Nombre de pages : 286
  • Édition : Le Masque
  • Année de publication : 1999

Résumé

Cette histoire se déroule au Moyen Age, vers l’année 1133, dans la région de Bretagne et de Normandie. Galeran de Lesneven, fils cadet d’une famille de nobles modeste, est mêlé à une querelle avec des seigneurs voisins. Il arrive à s’enfuir et devient le compagnon d’un chevalier qui se dirige vers le Mont Saint-Michel. Là-bas, ils seront confrontés à des meurtres mystérieux.

Avis    

Dans ce livre, nous replongeons dans une nouvelle enquête historique en suivant Galeran de Lesneven, un jeune noble normand, encore écuyer au début de l’histoire.
J’étais assez déstabilisé au début du livre, car je m’attendais à une enquête. Mais comme il s’agit de sa première apparition dans une longue série d’aventures, l’auteur a beaucoup développé sur son origine, son caractère et les événements qui l’ont conduit à devenir un « chevalier enquêteur » (si toutefois cette expression existe). Galeran est un jeune homme fougueux, aimant la chasse et les bagarres plus que les études. Suite un enchaînement malencontreux d’événements dont il est partiellement responsable, il se retrouve non seulement exilé loin de chez lui, mais avec la mort de plusieurs de ces compagnons sur la conscience. Cette partie fut assez longue et rébarbative : même si les actions s’enchaînaient vite, j’ai trouvé l’ensemble un peu trop superficiel et prévisible et je n’ai pas pu m’intéresser plus à l’histoire.
Ce n’est que vers le tiers du livre que démarrent les choses sérieuses dans un joli décor : le Mont Saint-Michel. Plusieurs abbés meurent violemment. Galeran va profiter de sa présence sur les lieux pour aider un chevalier à mener son enquête. J’étais déçue, car l’enquête se dénoue rapidement sans donner au lecteur la possibilité de chercher par lui-même. Les causes des meurtres ne m’ont pas convaincu : cette histoire de magie noire, de croyances mystiques issues de contrées lointaines surgissent brutalement et les personnes concernées figurent à peine dans les investigations des deux hommes.
Le style d’écriture est simple, sans rien d’exceptionnel. L’auteur nous fait vraiment vivre l’ambiance du Moyen Age et n’hésite pas à disséminer ici et là des mots de l’époque ainsi que des expressions latines et bretonnes.
Bon, ce premier contact ne fut pas concluant, mais je ne ferme pas la porte à cet auteur. À lire quand même pour les amateurs de romans historiques et d’enquêtes mystérieuses dans les couloirs secrets de l’abbaye du Mont Saint-Michel !

Heidi

Fiche identité

  • Titre du livre : Heidi
  • Auteur : Johanna Spyri
  • Nombre de pages : 210
  • Édition : Castermann
  • Année de publication : 1880

Résumé

Heidi, une orpheline de cinq ans, part habiter chez son grand-père sur un alpage au dessus de la ville de Mayenfeld. Alors qu’elle commençait à s’adapter à cette nouvelle vie, sa tante Dete revient la chercher pour qu’elle devienne demoiselle de compagnie d’une fille paralysée, Clara, qui vit à Francfort.

Avis    

Paru en roman vers la fin du XIXème siècle puis en dessin animé dans les années 90, cette histoire reste très connue, même de nos jours. J’ai choisi de lire cet ouvrage pour me remémorer de vieux souvenirs et surtout pour rester dans le thème de l’enfance, qui semble être le fil conducteur de ce blog depuis plus de deux semaines.
C’est une histoire plaisante qui raconte les péripéties de Heidi, une jeune orpheline suisse. Le résumé est déjà assez explicite donc je ne développerai pas plus le sujet.
Heidi est une petite fille charmante, vive et attachante. Par sa gentillesse et sa spontanéité, elle arrive à mettre du baume au coeur dans le quotidien des gens qu’elle côtoie. Ce récit comporte aussi une morale à forte connotation religieuse : par exemple, le conte que Heidi aime beaucoup n’est autre que la parabole du fils prodigue dans la Bible. Certains sentiments sont mièvres et parfois trop idylliques. Une partie de ces faits et gestes m’a semblé puéril et vieux jeu : de nos jours, je vois mal une jeune fille de dix ans s’empresser d’aller lire un livre de cantiques à sa vieille voisine ! Dans cet ouvrage, il ne faut pas oublier de situer le contexte dans lequel il a été écrit : au XIXème siècle, les livres pour enfants avaient aussi vocation à diffuser un certain type d’éducation et de « comportement modèle ».
L’auteur oppose la vie citadine à celle de l’existence saine et naturelle menée auparavant par Heidi dans la montagne. Elle nous offre de magnifiques descriptions des Alpes suisses. Son style d’écriture est agréable, mais je pense que la version originale reste un peu ardue pour des enfants, surtout au niveau des tournures de phrases et du vocabulaire déjà bien étoffé.
Bon, je mets quand même une bonne note, car j’ai bien aimé l’idée d’ensemble. Cette histoire me rappelle un peu les ouvrages de Frances Hodgson Burnett !