Fiche identité
- Titre du livre : L’étrange histoire de Benjamin Button
- Auteur : Francis Scott Fitzgerald
- Nombre de pages : 108
- Édition : Gallimard
- Année de publication : 1922
Résumé
Cette histoire se déroule aux Etats-Unis. Un étrange bébé naît dans la famille Button puisqu’il est venu au monde avec l’apparence d’un homme de soixante-dix ans. Mais plus le temps passe, plus il rajeunit.
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Voici une courte nouvelle de Francis Scott Fitzgerald sur un fait divers original : un enfant, Benjamin Button, qui à une vie à l’envers. Il naît vieux, et meurt jeune, traversant à contre-courant la vie.
En quelques pages, l’auteur nous insère dans sa vie, qui reste au fond d’une étrange banalité : la vieillesse, le mariage, le service militaire, les études universitaires, l’enfance, la vie de nourrisson.
Benjamin Button va à l’encontre de ce qu’on attend de lui. Les gens croient qu’il le fait exprès, alors qu’il est lui-même victime de circonstances exceptionnelles.
Le style d’écriture est fluide, agréable, mais avec peu d’émotions et peu de sentiments. On regarde le personnage évoluer, mais sans réellement ressentir de l’affection pour lui. Je trouve qu’il manque quelque chose pour faire de cette histoire un récit exceptionnel, comme si l’auteur l’avait bâclé ou terminé à la va-vite.
À découvrir quand même pour ceux qui souhaiteraient entrer dans l’oeuvre de cet auteur américain !
Pour finir, une belle citation :
– J’aime les hommes de votre âge, lui confia Hildegarde. Les jeunes sont si bêtes. Ils me racontent combien de bouteilles de champagne ils ont bu en soirée et combien d’argent ils ont perdu en jouant aux cartes. À votre âge, les hommes savent apprécier les femmes.
Benjamin se sentit prêt à lui faire une déclaration – mais en faisant un effort sur lui-même, il réprima cette envie.
Elle poursuivit :
– Vous avez vraiment l’âge idéal – cinquante ans. À vingt-cinq ans on est trop terre à terre ; à trente ans on a de fortes chances d’être épuisé par son travail ; à quarante ans on raconte des histoires tellement interminables qu’il faut fumer des cigares pour prendre le temps de les raconter ; à soixante ans – ah, soixante ans c’est trop près de soixante-dix ; mais cinquante ans c’est le bel âge. C’est l’âge que j’aime.
Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Gatsby le magnifique – Tendre est la nuit
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