La dame au petit chien et autres nouvelles

Fiche identité

  • Titre du livre : La dame au petit chien et autres nouvelles 
  • Auteur : Anton Tchekhov
  • Nombre de pages : 400
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1904

Résumé

Ce livre est un ensemble de quinze nouvelles de l’auteur russe Anton Tchekhov autour du thème des femmes.

 Avis     

S’il y a bien une chose que je referai dans ma brève existence de lecteur, c’est lire Anton Tchekov beaucoup plus tôt. À travers ces nouvelles, j’ai découvert cet auteur russe hors du commun qui, à mes yeux, dispose d’un talent époustouflant ! Qu’est-ce que c’est beau, fin et magnifiquement écrit ! L’auteur a une maîtrise parfaite de la description et de la narration. En quelques mots, minutieusement choisis, il nous transporte doucement dans l’ambiance de chaque nouvelle et nous partage les émotions et les sentiments de chacun des protagonistes. Chaque nouvelle a son propre ton, sa musicalité et sa poésie. On dirait un tour de magie tellement la sensation est surnaturelle !
L’éditeur a fait le choix de rassembler dans cet ouvrage des nouvelles avec un socle commun : il s’agit de portraits de femmes magnifiquement ciselés au point qu’on a l’impression de les côtoyer et de les connaître le temps d’un bref instant.
Ces portraits sont divers et variés, mais traitent globalement de femmes malheureuses dans leur foyer, de femmes frivoles et égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre plaisir, de femmes éperdument amoureuses, de femmes d’une rare beauté dans des patelins perdus, de femmes tenaillées par la solitude, la nostalgie ou le regret, etc. J’aimerais décortiquer ici chacune de ces nouvelles, mais cela prendra trop de place, ce qui n’est pas le but recherché. Toujours est-il que pour vous donner envie, c’est comme si on ouvrait une boîte de chocolats raffinés et que l’on déguste chaque pièce unique avec un plaisir infini !
Vous l’avez deviné : je suis enchantée et je rêve de découvrir l’intégralité de l’œuvre de cet auteur ! Pour conclure, je considère que c’est un ouvrage indispensable à lire pour les passionnées de nouvelles ainsi que pour les amoureux de la littérature russe ! Spasibo Maestro Tchekhov !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Bagatelles quotidiennes et autres nouvellesUne plaisanterie et autres nouvelles 

La rivière à l’envers (Tome 1 à 2)

Fiche identité

  • Titre du livre : La rivière à l’envers (Tome 1 à 2)
  • Auteur : Jean-Claude Mourlevat
  • Nombre de pages : 352
  • Édition : Pocket Jeunesse
  • Année de publication : 2000

Résumé

Tomek est l’épicier du village. Un soir, une mystérieuse jeune fille débarque dans son magasin et lui demande s’il vend l’eau de la rivière Qjar, celle qui empêche de mourir. Lui, qui dispose de tout dans son stock ne peut lui fournir ce qu’elle demande. Elle repart mais laisse une impression tellement profonde sur Tomek qu’il décide d’entamer une grande aventure pour la retrouver et l’aider.

 Avis     

C’est la magnifique couverture de ce livre qui m’a tapé dans l’œil. Cette histoire, destinée aux enfants et aux adolescents, raconte les péripéties de Tomek et de Hannah dans leur quête de la source de la rivière Qjar, dont la légende dit qu’elle procure l’immortalité si on la boit.
L’auteur plonge le lecteur dans une ambiance féerique, où on va marcher prudemment dans la forêt de l’Oubli, découvrir les habitants du village des Parfumeurs, être attiré inexorablement vers l’Île inexistante, traverser le désert en compagnie de marchands, grimper prudemment les falaises de la Route du Ciel en diligence, suivre les méandres de la rivière Qjar qui coule à l’envers et gravir la Montagne sacrée pour trouver sa source. Le premier tome se concentre sur les aventures de Tomek tandis que le second tome suit le voyage de Hannah.
Les protagonistes sont deux jeunes enfants courageux et débrouillards, mais un peu naïfs. Heureusement, ils rencontrent sur leur route des personnages bienveillants, prêts à les aider dans leur quête. On peut citer ici quelques uns dont Marie, le capitaine Bastibalagom, Eztergom, Grégoire et Iorim le vieil homme de la diligence, les marchands qui traversent le désert, Podcol le panda, etc.
Mais pourquoi est-ce que je n’ai pas mis le 5ème cœur ? Je trouve que ce récit est quand même trop lisse, trop facile pour ses jeunes protagonistes qui n’ont que douze et treize ans. Il n’y a pas de réelles embûches, ni d’échecs, ni de monstres effrayants. Je m’attendais à un horrible dragon tout en haut de la montagne ou à une épouvantable sorcière si bien que j’étais déçue par la tournure assez plate des événements.
Quoiqu’il en soit, le style d’écriture est doux, fluide et léger. Ce fut un moment de lecture agréable, enchanteur et dépaysant. J’avais l’impression de retrouver mon âme d’enfant, celui qui adorait toutes les histoires remplies d’imaginaire et de féerie. Je suis sûre que ce roman plaira beaucoup aux enfants ! Une lecture que je recommande vivement !